▪️Générateur de QR code
Créez un QR code pour une URL, un texte, un e-mail ou un réseau Wi-Fi et téléchargez-le en PNG.
Le préfixe https:// est ajouté automatiquement s'il manque.
Le code est calculé dans votre navigateur puis affiché sous forme de data URL : aucune adresse, aucun message et aucun mot de passe Wi-Fi n'est envoyé à nos serveurs. Le PNG téléchargé n'expire jamais et ne dépend d'aucun service tiers.
Un QR code n'est pas une image, c'est du texte
Derrière la mosaïque noire et blanche se cache une simple chaîne de caractères. Le lecteur ne « reconnaît » pas une image : il repère les trois grands carrés d'angle, redresse la perspective, puis lit les modules un à un pour reconstituer un texte. Ce texte peut être une adresse web, une phrase, un identifiant de produit ou une instruction formatée. Le format a été inventé en 1994 par l'ingénieur Masahiro Hara chez Denso Wave, filiale de Toyota, pour suivre des pièces détachées sur une chaîne d'assemblage — un usage industriel dont il a gardé la robustesse. Il est aujourd'hui normalisé par l'ISO/IEC 18004 et libre de droits.
Les formats que les téléphones savent interpréter
Un téléphone ne propose une action que s'il reconnaît une syntaxe convenue. Une adresse commençant par https:// ouvre le navigateur. Le préfixe mailto: ouvre le client de messagerie, avec objet et corps pré-remplis si on les ajoute en paramètres. Le préfixe tel: compose un numéro, SMSTO: prépare un message, geo: ouvre une carte et BEGIN:VCARD propose l'enregistrement d'un contact. Sans préfixe reconnu, le contenu est traité comme du texte brut et simplement affiché. C'est pourquoi cet outil ajoute automatiquement https:// quand vous saisissez un domaine nu : sans lui, votre lien ne serait pas cliquable.
Le QR code Wi-Fi : très pratique, et parfaitement public
Le format Wi-Fi suit une syntaxe précise, où le type de sécurité, le nom du réseau et le mot de passe sont séparés par des points-virgules. Cet outil échappe automatiquement les caractères spéciaux — antislash, point-virgule, virgule, deux-points et guillemet — car un mot de passe contenant l'un d'eux casserait silencieusement la lecture du code. Le point à retenir tient en une phrase : ce format encode, il ne chiffre pas. Le mot de passe est récupérable par toute personne qui photographie le code. Réservez-le à un réseau invité, jamais à celui qui donne accès à vos machines de travail ou à votre NAS.
Versions et capacité : jusqu'où peut-on remplir un code
La norme définit quarante versions. La version 1 mesure 21 modules de côté, chaque version suivante en ajoute quatre, jusqu'à 177 modules pour la version 40. La capacité maximale, atteinte en version 40 avec la correction d'erreur la plus faible, est de 7 089 chiffres, 4 296 caractères alphanumériques ou 2 953 octets. Ces chiffres sont théoriques : au-delà de quelques centaines de caractères, les modules deviennent si petits qu'un téléphone d'entrée de gamme échoue à les distinguer. En pratique, visez moins de trois cents caractères. Le générateur augmente la version automatiquement et signale l'échec quand le contenu ne tient plus.
Correction d'erreur : payer des modules pour de la robustesse
Un QR code intègre un code correcteur de Reed-Solomon, la même famille d'algorithmes que celle utilisée sur les disques compacts. Les quatre niveaux disponibles restaurent respectivement 7 %, 15 %, 25 % et 30 % des données perdues. C'est cette redondance qui permet à un code éraflé, plié ou partiellement masqué de rester lisible, et c'est elle qui autorise l'insertion d'un logo au centre — à condition qu'il recouvre moins que la marge de correction. Le prix à payer est mécanique : à contenu égal, passer de L à H fait grimper le nombre de modules d'environ soixante pour cent, donc réduit d'autant la taille de chaque module à surface constante.
La marge blanche, celle que tout le monde supprime à tort
La zone silencieuse qui entoure le code n'est pas une coquetterie de mise en page : c'est elle qui permet au lecteur de délimiter le motif. La norme ISO/IEC 18004 impose quatre modules de marge sur les quatre côtés. En dessous de deux, les repères d'angle se confondent avec le décor, et un code posé sur une photo chargée ou collé contre le bord d'une carte de visite devient illisible sur la moitié des appareils. C'est l'erreur la plus fréquente en impression, devant le contraste insuffisant. Le curseur de marge de cet outil est réglé sur 2 par défaut pour l'affichage écran ; passez-le à 4 dès que le code part chez un imprimeur.
Taille d'impression : la règle du dixième
Le rapport communément retenu dans l'industrie est un dixième de la distance de lecture. Un code scanné à trente centimètres, sur un menu ou une étiquette, tient donc dans trois centimètres de côté. À un mètre, sur une affiche de vitrine, il lui faut dix centimètres. Sur un panneau lu depuis cinq mètres, cinquante centimètres. Deux planchers s'ajoutent à cette règle : deux centimètres en dessous desquels l'impression offset perd la définition nécessaire, et une contrainte de définition numérique — comptez au moins trois cents points par pouce, ce qui suppose un fichier de 1 024 pixels pour un code de huit centimètres.
Couleurs et contraste : ce qui casse la lecture
Un lecteur cherche des modules sombres sur fond clair. Inverser cette polarité — modules blancs sur fond noir — met en échec une part significative des applications, notamment les appareils photo natifs de certains téléphones. Gardez donc un contraste franc, au moins équivalent à celui d'un texte lisible, et évitez les dégradés dans les modules eux-mêmes. Les couleurs vives fonctionnent à condition de rester sombres : un bleu marine ou un vert profond passent, un jaune ou un cyan clair échouent. Enfin, ne posez jamais un code sur une photo : le fond doit être uni, y compris dans la marge silencieuse.
Statique ou dynamique : ce que vous cédez en échange
Un QR statique contient l'information elle-même. Un QR dit dynamique contient l'adresse courte d'un prestataire, qui redirige ensuite vers la vraie destination. L'argument commercial est réel — on peut changer la cible sans réimprimer — mais le prix l'est aussi : le prestataire connaît chaque scan, votre affiche cesse de fonctionner s'il ferme ou fait payer, et le lecteur ne voit plus quelle adresse il visite. Cette opacité alimente le hameçonnage par QR code, ces autocollants collés sur les horodateurs et les bornes de recharge. Pour cumuler les avantages, encodez une URL de votre propre domaine et gérez la redirection chez vous.
Ce que ce générateur ne fait pas
Il ne produit ni statistiques de scan, ni redirection modifiable, ni code de suivi : ce serait contradictoire avec le fait que rien ne quitte votre navigateur. Il ne génère pas non plus de code-barres linéaires ni de Datamatrix, ne lit pas les QR codes existants et n'incruste pas de logo — cette dernière opération demande un éditeur d'image et un contrôle visuel que seul un humain peut faire. Le PNG est produit dans l'onglet sous forme de data URL, puis téléchargé directement : aucune adresse, aucun message et aucun mot de passe Wi-Fi ne transite par nos serveurs, et le fichier obtenu n'expire jamais.
Questions fréquentes
›Ce QR code va-t-il expirer un jour ?
Non. Le code produit ici est statique : votre lien est écrit directement dans les modules noirs et blancs de l'image. Il ne passe par aucun service de redirection, ne dépend d'aucun abonnement et fonctionnera tant que la destination existera. C'est la différence essentielle avec les QR codes dits dynamiques, qui pointent vers l'adresse courte d'un prestataire et cessent de fonctionner le jour où celui-ci ferme ou fait payer.
›Un QR code Wi-Fi protège-t-il mon mot de passe ?
Absolument pas. Le mot de passe est écrit en clair dans le code, simplement encodé et non chiffré : n'importe quelle application de lecture affiche son contenu avant même de se connecter. Un QR Wi-Fi affiché dans une salle d'attente revient donc à afficher le mot de passe en toutes lettres. La bonne pratique est de créer un réseau invité, isolé du reste, et de n'y publier que ce mot de passe.
›Quelle taille faut-il pour un QR code imprimé ?
La règle empirique retenue par l'industrie est le dixième de la distance de lecture : un code scanné à un mètre doit mesurer au moins dix centimètres de côté, un code lu à cinq mètres au moins cinquante. En dessous de deux centimètres, les imprimeries classiques atteignent leurs limites de définition et les modules se remplissent d'encre. Choisissez la sortie en 1024 ou 2048 pixels pour toute impression.
›À quoi sert le niveau de correction d'erreur ?
À rendre le code lisible même abîmé. Les niveaux L, M, Q et H permettent respectivement de restaurer 7 %, 15 %, 25 % et 30 % des données grâce à un code correcteur de Reed-Solomon. Plus le niveau est élevé, plus le code contient de modules et plus il devient dense pour la même information. Le niveau M convient à un écran ou à un flyer ; réservez H aux autocollants extérieurs et aux codes portant un logo central.
›Puis-je changer la destination du code après l'avoir imprimé ?
Non, et c'est voulu. Un QR statique contient l'adresse elle-même : la modifier impose de générer un nouveau code. Les offres commerciales qui promettent une destination modifiable insèrent une redirection par leur propre domaine, ce qui vous rend dépendant de leur service, leur donne la mesure de chaque scan et masque au lecteur l'adresse réelle. Pour garder les deux avantages, encodez une URL de votre propre domaine et gérez la redirection chez vous.
Module Messagerie chiffrée R-Galaxie
Un QR code est lisible par tout le monde. C'est bien le problème
Un QR code n'est qu'un encodage : n'importe quel téléphone lit ce qu'il contient. Quand l'information ne doit être lue que par une personne précise, il faut du chiffrement, pas un encodage. C'est exactement ce que fait la messagerie R-Galaxie.
- Chiffrement de bout en bout des conversations
- Clés générées et conservées sur votre appareil
- Transfert de clé entre appareils par QR code éphémère