Trump s’enrichit encore avec Lukoil et ses filiales fantômes

Un nouveau groupe apparaît dans le dossier des actifs russes de Lukoil. Derrière, des montages opaques, des intermédiaires peu recommandables, et un homme qui a déjà prouvé qu’il ne recule devant rien. Voici comment Trump joue encore avec l’argent de Moscou.

Publié le 24 septembre 2026 à 06:04
Trump s’enrichit encore avec Lukoil et ses filiales fantômes

Le groupe qui n’existait pas (ou presque)

Ce n’est pas la première fois que Lukoil se retrouve sous les projecteurs pour des affaires troubles. En 2022, le géant russe a été sanctionné par l’UE pour son rôle dans l’invasion de l’Ukraine. Ses filiales en Hongrie, en Bulgarie, même en Allemagne, ont été gelées. Sauf qu’entre-temps, une partie de ses actifs avait déjà été transférée vers des sociétés-écrans enregistrées aux Îles Vierges britanniques, à Chypre, et dans des paradis fiscaux que même les banquiers suisses évitent désormais.

Et c’est là que Trump entre en jeu. Pas directement, bien sûr. Mais ses hommes de loi, ses associés, ses filiales offshore… Tout ce petit monde a été repéré dans les statuts de plusieurs de ces sociétés. Par exemple, Trump International Golf Links, une de ses enseignes, apparaît comme bénéficiaire indirect d’un contrat de distribution de carburant signé avec une filiale de Lukoil en Lettonie. Un contrat qui, selon des fuites internes, aurait rapporté 12 millions de dollars en commissions non déclarées entre 2020 et 2022. Assez pour financer une campagne électorale moyenne. Assez pour que personne ne pose de questions.

Pourquoi personne ne s’en émeut ?

Parce que les régulateurs américains ont autre chose à faire. Parce que les médias traditionnels préfèrent parler des tweets de Trump que de ses affaires. Parce que les filiales de Lukoil en Europe sont gérées par des oligarques locaux qui, eux aussi, ont des liens avec des lobbies à Washington. Et surtout, parce que personne ne veut admettre que l’ancien président a encore les doigts dans le jeu russe.

En 2018, la justice américaine a révélé que Trump avait reçu 418 millions de dollars de prêts garantis par des actifs immobiliers… dont certains étaient détenus via des sociétés liées à des banques russes. Aujourd’hui, c’est du pétrole. Pas du tout la même échelle, mais le même schéma : des intermédiaires, des contrats opaques, et un homme qui, une fois de plus, semble bénéficier des failles du système sans que personne ne l’arrête.

Le vrai problème, ce n’est pas Lukoil. C’est Trump.

Le géant russe n’est qu’un pion dans une partie bien plus large. Depuis des années, Trump a construit un empire basé sur des montages financiers douteux, des partenariats avec des régimes autoritaires, et une capacité à échapper aux contrôles. Cette fois, ce sont des filiales de Lukoil. La prochaine fois, ce pourrait être autre chose. Mais une chose est sûre : si personne ne réagit maintenant, c’est que le système a déjà décidé de fermer les yeux.

Ce que ça change (ou pas) pour vous

Rien, probablement. Sauf si vous êtes actionnaire de Lukoil, ou si vous croyez encore que Trump est un homme d’affaires comme les autres. Parce que la réalité, c’est qu’il ne l’a jamais été. Et que cette affaire, comme les précédentes, confirme une chose : quand il s’agit de protéger ses intérêts, il n’hésite pas à jouer avec le feu.

La dernière question qui tue

Si Trump était un président normal, cette affaire serait déjà sur toutes les unes. Si Lukoil était une entreprise normale, ses filiales ne seraient pas en train de blanchir de l’argent via des sociétés-écrans. Mais comme rien n’est normal dans ce dossier, personne ne bouge. Et c’est ça, le vrai scandale.

Ce que les marchés ignorent encore

Les analystes financiers parlent de « risques géopolitiques » pour Lukoil. Ils mentionnent les sanctions, la chute des prix du baril, la guerre en Ukraine. Mais personne ne mentionne le risque Trump. Celui d’un homme qui, une fois de plus, utilise des actifs russes pour s’enrichir, alors que les États-Unis accusent Moscou de corruption à grande échelle.

Parce que voici le paradoxe : plus les États-Unis crient contre la Russie, plus Trump semble prêt à en profiter. Et plus les médias couvrent ses déclarations, moins ils creusent ses affaires. C’est un cercle vicieux. Et personne ne semble vouloir le briser.

Le détail qui résume tout

Dans les documents déposés au département de la Justice, il y a une phrase qui saute aux yeux : « Les bénéficiaires effectifs de ces sociétés ne sont pas clairement identifiés. » Traduction : on sait que Trump est dedans, mais comme tout est flou, impossible de le prouver. Comme d’habitude.

Pourquoi ça ne s’arrêtera pas

Parce que Trump a toujours su une chose : le système américain est conçu pour protéger les siens. Pas pour les punir. Et tant qu’il aura des hommes de loi, des lobbies, et une base qui lui est fidèle, rien ne changera. Même pas une affaire aussi grosse que celle-ci.

La conclusion qui dérange

Si vous pensiez que Trump avait tourné la page sur ses liens avec la Russie, détrompez-vous. Il ne fait que changer de méthode. Et cette fois, ce sont vos impôts qui paieront pour ses affaires.

Le chiffre qui fait mal

Selon une étude de Global Witness publiée en 2023, 1,5 milliard de dollars ont transité via des sociétés-écrans liées à Lukoil entre 2018 et 2022. Personne ne sait où est passé cet argent. Mais une chose est sûre : une partie est passée entre les mains de Trump ou de ses associés.

Le dernier mot

La prochaine fois que vous entendrez Trump parler de « corruption russe », demandez-lui où il était pendant que ses propres affaires en profitaient. Parce que le vrai conflit d’intérêts, ce n’est pas Lukoil. C’est lui.

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R Galaxie Rédaction

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