En juillet, les comptes ont parlé. Temu perd 36,4% de son audience en un mois. Shein, lui, s’effondre de 42,3%, un record. Même AliExpress, le vétéran, prend 10,4% de coups. Personne ne s’y attendait. Pas les algorithmes, pas les actionnaires, pas même les régulateurs bruxellois. Pourtant, la cause est claire : la taxe européenne sur les petits colis, entrée en vigueur en juillet 2023. Un coup de massue déguisé en mesure écologique.
L’Europe a tué son propre marché
Officiellement, l’Union voulait protéger les PME européennes. En réalité, elle a saboté sa propre croissance. Comment ? En taxant à 20% les colis de moins de 150 euros, exactement ceux que Shein, Temu et AliExpress envoient par millions. Résultat : les prix ont grimpé. Les clients ont fui. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Prenez Temu, l’agresseur chinois qui a explosé en 2023 avec des prix défiant toute concurrence. En juillet, son audience s’est effondrée. Pourquoi ? Parce que le client moyen ne veut plus payer 5 euros de taxes en plus pour un t-shirt à 10 balles. Même les promos à -70% ne sauvent plus Temu. Le modèle est brisé.
Shein, lui, a tout perdu. 42% en un mois. Une hémorragie. Pourtant, la marque avait tout pour survivre : des stocks monstres, une logistique ultra-rapide, des influenceurs prêts à tout. Rien n’y a fait. La taxe a tout emporté. Comme un robinet qu’on ferme trop tard.
Les géants asiatiques, otages d’une guerre commerciale
L’Europe se targue d’être un rempart contre le dumping. Sauf que c’est elle qui dump.
Comment ? En laissant les géants asiatiques se tirer une balle dans le pied. Shein et Temu dépendent à 80% du marché européen. En taxant leurs colis, Bruxelles a signé leur arrêt de mort.
Pourtant, personne ne bronche. Pourquoi ? Parce que les régulateurs européens ont les yeux rivés sur les États-Unis. La guerre commerciale, c’est ailleurs. Pendant ce temps, les PME locales, censées bénéficier de la mesure, ne voient rien venir.
Prenez un petit fabricant de mode en Italie. Il vend 50 euros un pull. Il ne peut pas se permettre 20% de taxes en plus. Résultat ? Il reste à quai. Pendant ce temps, Shein, lui, continue à noyer le marché avec des prix à 3 euros.
L’Europe a tué ses géants pour sauver ses petits. Sauf que les petits, eux, ne grandissent pas. Parce que personne ne leur donne une chance.
Le vrai problème : personne ne veut réguler vraiment
La Commission européenne se frotte les mains. **