Le pétrole flambe alors que l'Iran menace les marchés.

Les tensions autour de l’Iran et les attaques sur les infrastructures pétrolières font exploser les cours. Personne ne semble vouloir désamorcer la crise. Résultat : votre facture d’essence va encore grimper. Voici pourquoi ça ne s’arrêtera pas de sitôt.

Publié le 15 septembre 2026 à 10:03
Le pétrole flambe alors que l'Iran menace les marchés.

L’Iran bloque son négociateur et le pétrole explose encore une fois

Ce matin, le baril de Brent frôle les 95 dollars (source : Bloomberg, données en temps réel). Pas une surprise. Depuis que les Houthis ont bombardé un oléoduc en Arabie Saoudite il y a deux semaines, les marchés paniquent. Et cette fois, l’Iran ajoute une couche de merde : son chef de la diplomatie nucléaire, Ali-Akbar Ahmadi, ne peut pas se rendre à Vienne pour la réunion annuelle de l’AIEA. Officiellement, c’est à cause des « pressions américaines ». Officieusement, tout le monde sait que Washington a serré la vis sur les visas et les transferts d’argent. Résultat : les négociations sur le nucléaire iranien sont encore reportées. Et personne ne bronche.

Pourquoi ? Parce que personne ne veut assumer les conséquences. Les États-Unis ? Ils préfèrent étouffer Téhéran plutôt que de négocier. La Chine et la Russie ? Elles attendent que les prix montent pour rafler des contrats à prix d’or. L’Arabie Saoudite ? Elle fait semblant de ne pas voir que ses oléoducs sont une cible. Bref, tout le monde joue les innocents.

Sauf vous. Vous, vous allez payer.

L’oléoduc saoudien : une cible trop facile

Les Houthis ne tirent pas au hasard. Ils visent l’oléoduc Est-Ouest, qui transporte 5 millions de barils par jour depuis les champs de Shaybah jusqu’à la mer Rouge. Une seule attaque, et c’est l’embouteillage. Les Saoudiens ont dépensé des milliards en drones anti-missiles, mais les Houthis adaptent leurs tactiques. Ils utilisent des drones kamikazes bon marché, achetés en Iran ou fabriqués localement. Coût d’une frappe ? 50 000 dollars. Coût des dégâts ? Des centaines de millions.

Et les Saoudiens ? Ils préfèrent augmenter les prix plutôt que de fermer le robinet. Parce que si l’Arabie Saoudite réduit sa production, le baril part encore plus haut. C’est un cercle vicieux.

Pourtant, il y a une solution : fermer l’oléoduc et laisser le marché se réguler. Mais Riyad n’osera jamais. Pourquoi ? Parce que l’Arabie Saoudite a besoin des revenus pétroliers pour financer sa guerre au Yémen et ses dépenses militaires. Et puis, avouez que ça fait mauvais genre de dire « on est en guerre » alors qu’on laisse ses pipelines se faire bombarder comme au temps de Saddam.

L’Iran : le vrai problème, personne n’en parle vraiment

Téhéran joue les victimes, mais tout le monde sait que l’Iran est le principal fournisseur d’armes des Houthis. Sans les missiles et les drones iraniens, les attaques sur les oléoducs saoudiens seraient bien moins efficaces. Pourtant, personne ne veut s’en prendre à l’Iran.

Pourquoi ? Parce que les États-Unis sont en pleine campagne électorale, et Biden ne veut pas d’une nouvelle crise au Moyen-Orient. Parce que l’Europe dépend encore du gaz iranien (oui, malgré les sanctions). Parce que la Chine et la Russie achètent du pétrole iranien sous le radar.

Et puis, il y a l’arme nucléaire. L’Iran menace de relancer son programme si les sanctions ne sont pas levées. Mais personne ne croit vraiment à une attaque iranienne. Sauf que… si Téhéran décide de saboter un cargo dans le détroit d’Ormuz, là, les prix du pétrole dépasseraient les 120 dollars en une semaine.

Vous voyez le problème ? Personne ne veut déclencher la crise, mais personne ne veut non plus la désamorcer.

Les négociations sur Ormuz : un report, encore

Les États-Unis et leurs alliés avaient prévu des discussions sur la sécurité du détroit d’Ormuz pour la semaine prochaine. Report. Pourquoi ? Parce que l’Iran refuse de participer sans garanties. Et les garanties, c’est exactement ce que Washington ne veut pas donner.

Résultat : les tensions montent, mais les diplomates tergiversent. Pendant ce temps, les Houthis continuent de tirer. Et les prix grimpent.

Le pire ? Personne ne semble prêt à assumer les conséquences. Ni les Saoudiens, ni les Iraniens, ni les Américains.

Ce que ça signifie pour vous

Vous avez une voiture ? Votre plein va coûter 20 à 30 euros de plus d’ici la fin de l’année.

Vous chauffez au gaz ? Attendez-vous à une hausse de 15 à 20 % sur votre facture cet hiver.

Vous investissez en Bourse ? Les actions pétrolières montent, mais les actions vertes s’effondrent.

Bref, tout le monde perd, sauf les oligarques du pétrole.

La seule bonne nouvelle ? Cette crise est artificielle. Elle pourrait s’arrêter demain si quelqu’un avait le courage de fermer les oléoducs, de lever les sanctions sur l’Iran, ou d’envoyer une flotte de guerre dans le golfe Persique.

Mais comptez sans ça. Parce que personne n’a intérêt à ce que ça s’arrête.

La prochaine étape ? Personne ne la voit venir

Les marchés anticipent une nouvelle attaque sur un oléoduc saoudien d’ici 15 jours. Les Houthis ont menacé de cibler les terminaux pétroliers d’Arabie Saoudite en mer Rouge. Si ça arrive, le baril pourrait atteindre 100 dollars.

Et après ? Personne ne sait.

Ce qui est sûr, c’est que vous allez payer.

Alors, soit vous vous habituez à ces prix, soit vous commencez à réduire votre consommation. Parce que la prochaine fois, ça pourrait être pire.

Et cette fois, personne ne vous préviendra.

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R Galaxie Rédaction

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