Les notaires jouent les Robin des Bois avec l’argent des Français

La donation familiale va coûter bien moins cher à partir de 2025, mais attention : les riches ne sont pas concernés. Pourquoi cette mesure cache un problème bien plus gros que le fisc ? Et qui en paiera le prix ?

Publié le 10 septembre 2026 à 18:01
Les notaires jouent les Robin des Bois avec l’argent des Français

Un cadeau fiscal qui sent le calcul politique à plein nez

Imaginez. Vous avez 60 ans, une maison à Paris, et trois enfants qui galèrent. Jusqu’ici, donner 100 000 euros à chacun, c’était vous ruiner en taxes. Résultat : vous attendez de mourir pour léguer votre patrimoine, et vos enfants héritent d’un tas de paperasse et de dettes. Sauf que là, les notaires viennent de vous dire : « On divise tout par deux. » Problème : cette bonne nouvelle ne s’applique qu’à vous. Pas aux ultra-riches. Pas aux héritages de plus de 1,8 million d’euros. Et surtout, pas à ceux qui veulent vraiment jouer les Robin des Bois avec leur pognon.

Pourquoi ? Parce que le gouvernement a besoin d’argent. Parce que les Français de moins de 75 ans sont des proies faciles. Et surtout, parce que cette mesure est un leurre. Un leurre bien calculé pour faire croire que l’État bouge, alors qu’il ne fait que déplacer le problème.

Le piège des donations « accessibles »

Les notaires, eux, kiffent. Enfin, une mesure qui leur donne un peu d’air. Depuis des années, ils râlent contre les taxes qui grignotent les donations. Résultat : les Français attendent, tergiversent, et finissent par tout laisser à l’État via les droits de succession. Sauf que.

Cette réduction de 50 % des taxes sur les donations familiales ? Elle ne s’applique que si vous donnez avant vos 75 ans. Et seulement si vous ne dépassez pas les plafonds. Un couple avec un patrimoine de 2 millions ? Désolé, vous restez dans le système actuel. Un héritage de 10 millions ? Même combat. Bref, les vrais riches, ceux qui pourraient vraiment redistribuer, sont exclus.

Pourquoi cette exclusion ? Parce que le gouvernement sait très bien que les ultra-riches ne vont pas se priver de leurs millions pour des cadeaux fiscaux. Non, le vrai but, c’est vous. Les petits et moyens propriétaires. Ceux qui ont une maison, un peu d’épargne, et qui veulent aider leurs enfants sans tout claquer en frais de notaire et en taxes.

Problème : cette mesure est un coup de communication. Un leurre. Parce que même avec cette réduction, les donations restent chères. Très chères. Et que les Français, malgré tout, continuent de se dire : « À quoi bon ? »

Le vrai jeu : faire croire que l’État agit

2025. C’est la date officielle. À partir de là, les donations entre parents et enfants seront taxées à 50 % de leur valeur actuelle. Mais.

  • Si vous avez plus de 75 ans → rien ne change. Vous restez dans l’ancien système. Pourquoi ? Parce que l’État veut que vous attendiez de mourir pour léguer votre patrimoine. Comme ça, il touche sa part plus tard, avec les droits de succession, souvent bien plus élevés.

  • Si vous avez un patrimoine de plus de 1,8 million d’euros → même combat. Vous êtes dans le collimateur des ultra-riches, et là, les taxes restent lourdes. Pourquoi ? Parce que l’État veut que vous gardiez votre pognon le plus longtemps possible. Comme ça, il peut continuer à vous ponctionner via l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), les plus-values, et j’en passe.

Résultat : cette mesure est un coup de poker fiscal. Un moyen de dire : « On fait semblant de vous aider, mais on vous contrôle toujours. »

Ce que les notaires ne vous diront pas

Les notaires, eux, souriants, vous expliquent que c’est une révolution. Que vous allez pouvoir transmettre plus facilement. Que vos enfants vont enfin pouvoir acheter leur premier appartement. Sauf que.

  1. Les frais de notaire restent élevés. Même avec une réduction de 50 %, une donation de 100 000 euros à un enfant coûte encore des milliers d’euros en taxes. Et les frais de notaire, eux, ne baissent pas.

  2. Les banques et les assureurs ne jouent pas le jeu. Vous voulez donner de l’argent à vos enfants ? Les banques vous regardent comme un client à risque. Les assurances-vie, les comptes titres, tout est bloqué ou taxé à mort. Résultat : vous êtes coincé. Vous voulez aider vos enfants, mais le système vous empêche d’agir.

  3. L’État va trouver un autre moyen de vous ponctionner. Parce que c’est comme ça. Quand vous donnez, l’État prend. Les donations baissent ? Les droits de succession montent. Les taxes sur les plus-values augmentent. Le jeu est toujours le même.

Le vrai enjeu : qui paiera la note ?

Personne ne vous le dira. Mais cette mesure, c’est un coup de force fiscal. Un moyen pour l’État de faire croire qu’il réduit les inégalités, alors qu’il ne fait que déplacer le problème.

  • Vous, vous allez donner un peu plus. Mais pas assez pour changer quoi que ce soit.
  • Vos enfants, eux, vont devoir travailler deux fois plus pour rembourser les dettes que vous leur laissez.
  • L’État, lui, va continuer à ponctionner comme avant, mais avec un sourire en plus.

Le vrai scandale ? C’est que personne ne parle des vraies solutions. Par exemple :

  • Supprimer les droits de donation pour les petits patrimoines (en dessous de 500 000 euros). Ça changerait tout.
  • Permettre aux Français de donner sans passer par les notaires (via des comptes dédiés, comme en Suisse). Ça fluidifierait les choses.
  • Taxer les ultra-riches comme il se doit (au lieu de leur faire des cadeaux via des niches fiscales). Ça équilibrerait le jeu.

Mais non. On préfère vous faire croire que diviser par deux, c’est déjà une victoire. Spoiler : ce n’est pas le cas.

La vraie question : et après ?

2025. Les donations seront un peu moins chères. Les notaires seront contents. Le gouvernement aura fait semblant d’agir. Et vous, vous serez toujours coincés.

Parce que le vrai problème, ce n’est pas le montant des taxes. C’est le système. Un système qui vous empêche de transmettre, qui vous force à attendre, et qui fait en sorte que seuls les riches puissent vraiment léguer leur patrimoine.

Alors oui, donnez. Mais ne vous faites pas d’illusions. Cette mesure, c’est du pain et des jeux fiscaux. Un moyen pour l’État de vous endormir pendant qu’il continue à vous saigner.

Et le pire ? Personne ne vous le dira.

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R Galaxie Rédaction

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