Vos placements en dette risquent de s’effondrer avec l’IA

Les profits de l’IA déçoivent. Résultat : les marchés de la dette pourraient s’embraser, et personne n’est préparé. Explications.

Publié le 16 septembre 2026 à 20:05
Vos placements en dette risquent de s’effondrer avec l’IA

Vos obligations vont-elles devenir des paperasses sans valeur ?

Barry Eichengreen, économiste à l’université de Californie, a sorti une phrase qui claque dans Le Monde : « Si la bulle de l’IA éclate, ce ne sera pas qu’un krach technologique. Ça pourrait déclencher une crise financière systémique. » Traduction : vos fonds en dette, vos obligations d’État, vos ETF « sûrs » pourraient se transformer en miettes. Pourquoi ? Parce que depuis 2020, les marchés ont été dopés à l’IA. Les banques centrales ont inondé le système de liquidités. Les investisseurs ont reporté leurs paris sur des actifs risqués en misant sur la croissance future de l’IA. Sauf que cette croissance, elle n’est pas là.

Prenez les obligations corporate. Avant, les entreprises empruntaient à taux bas parce que les investisseurs croyaient en leur capacité à se développer grâce à l’IA. Aujourd’hui ? Les rendements montent. Les spreads se resserrent. Les banques centrales serrent la vis. Et si l’IA ne tient pas ses promesses ? Les entreprises ne pourront plus rembourser. Les obligations deviendront des dettes pourries.

Ça, c’est le scénario optimiste. Le pire ? Que ça contamine les marchés souverains. Les États ont aussi joué le jeu. La France, l’Allemagne, les États-Unis : tous ont émis des dettes en pariant sur une croissance tirée par l’innovation. Si l’IA ne décollent pas, les États devront choisir entre augmenter les impôts ou laisser filer leur dette. Les deux options font fuir les investisseurs.

Les banques centrales ferment les yeux, et c’est dangereux

Jerome Powell, à la tête de la Fed, a répété comme un mantra : « L’inflation est sous contrôle. » Sauf que personne ne parle des risques systémiques. Parce que les banques centrales ont un problème : elles ne savent pas comment gérer un krach de l’IA.

En 2008, elles avaient un plan : injecter des liquidités, racheter des actifs toxiques. Aujourd’hui ? L’IA, c’est autre chose. Ce n’est pas un actif tangible. Ce sont des algorithmes, des promesses, des modèles qui coûtent une fortune à entraîner mais qui ne rapportent rien. Si les géants comme Google ou Meta craquent, ce ne sera pas une faillite classique. Ce sera un effondrement en cascade.

Prenez les leveraged loans, ces prêts risqués accordés à des entreprises endettées. Avant, les investisseurs les achetaient parce qu’ils croyaient en la croissance future. Aujourd’hui ? Les taux montent. Les entreprises peinent à rembourser. Et si l’IA ne sauve personne ? Les fonds spéculatifs vont se faire égorger. Et ça, les banques centrales ne peuvent pas l’arranger avec une baisse des taux.

Ce que personne ne veut vous dire sur les ETF « sans risque »

Vous avez un portefeuille diversifié ? Parfait. Vous avez probablement des ETF obligataires, des fonds monétaires, des produits « défensifs ». Sauf que ces produits reposent sur une hypothèse : les marchés de la dette sont liquides. Traduction : si vous voulez vendre vos obligations, vous trouverez toujours un acheteur.

Sauf que si la bulle de l’IA éclate, la liquidité va disparaître. Parce que tout le monde voudra vendre en même temps. Les fonds spéculatifs, les banques, les particuliers : tous vont paniquer. Et les prix vont s’effondrer. Vos ETF « sûrs » ne seront plus sûrs du tout.

Pire : les agences de notation vont devoir réévaluer des milliers de dettes. Et si elles baissent la note d’un pays ou d’une entreprise, les investisseurs vont fuir. Ça, c’est le début d’une crise.

L’IA n’est pas une révolution, c’est un leurre

On nous a vendu du rêve : « L’IA va tout changer. Les robots vont travailler à notre place. Les algorithmes vont résoudre la crise climatique. » Sauf que les profits ne suivent pas. Microsoft, Google, Meta : toutes ces boîtes dépensent des milliards pour l’IA, et quoi ? Des gains marginaux.

Pourquoi ? Parce que l’IA, aujourd’hui, c’est du marketing. Ce n’est pas une technologie mature. C’est un jouet pour riches.

  • Les coûts énergétiques explosent. Entraîner un modèle comme GPT-4 coûte des millions. Et pour quoi ? Des résultats médiocres.
  • Les régulateurs commencent à taper sur les doigts. L’UE avec son IA Act, les États-Unis avec les lois sur la transparence. Les géants vont devoir ralentir, et ça va coûter cher.
  • Les entreprises qui investissent dans l’IA pour « optimiser » leurs coûts se rendent compte que ça ne marche pas. L’IA ne remplace pas les humains. Elle les complique.

La vraie question : et si personne ne s’en rend compte à temps ?

Le problème, c’est que les marchés fonctionnent avec des délais. Quand la bulle éclatera, ce ne sera pas en un jour. Ça prendra des mois, voire des années. Et pendant ce temps, les banques centrales continueront à jouer les autruches. Elles croient encore que l’IA est une « nouvelle classe d’actifs ». Sauf que les actifs, ça se valorise. Pas les rêves.

Si vous avez des obligations, des fonds en dette, ou même des actions dans des boîtes comme NVIDIA ou Palantir, vous feriez bien de vous poser une question : et si tout ça ne valait plus rien ?

Pas de panique. Pas de crise immédiate. Mais un risque réel : que vos économies se retrouvent dans le même bateau que les actionnaires de 2000, quand la bulle Internet a éclaté. Sauf que cette fois, ce ne sera pas qu’un krach boursier. Ça pourrait être bien plus grave.

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R Galaxie Rédaction

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