7,5 milliards d’Oracle volatilisés sans réaction.

Larry Ellison jette l’éponge sur un deal pharaonique. Pourquoi les actionnaires et les régulateurs ferment-ils les yeux ? L’histoire d’une opportunité ratée et d’un marché qui préfère regarder ailleurs.

Publié le 13 septembre 2026 à 18:08
7,5 milliards d’Oracle volatilisés sans réaction.

Le 12 septembre 2026, à 14h37, un mail part de Redwood City. Pas un communiqué pompeux, pas une déclaration enflammée. Juste une ligne sèche : « Le projet de vente d’actions Oracle est abandonné. » Signé : Larry Ellison. 7,5 milliards de dollars, c’est l’équivalent de trois Tour Eiffel en or massif. Et hop. Disparus. Comme si de rien n’était.

Pourquoi Ellison a-t-il lâché l’affaire ?

Pas par manque d’argent. Oracle pèse encore 200 milliards de dollars en capitalisation. Pas par manque de temps. Le PDG a 73 ans, mais il a déjà reporté des décisions plus urgentes. Non. C’est parce que personne ne voulait vraiment de ces actions.

Les fonds d’investissement ? Trop risqué. Les banques ? Pas assez liquide. Les concurrents comme Microsoft ou Salesforce ? Ils ont mieux à faire que de racheter des parts d’un géant qui traîne des procédures judiciaires depuis des années. Même les actionnaires minoritaires ont préféré baisser les yeux. Résultat : un deal mort-né avant même d’être né.

Le marché a peur d’Oracle

Pourquoi ? Parce qu’Oracle, c’est comme un vieux lion qui grogne encore, mais dont les crocs sont rouillés. La base de données reste un pilier, mais le cloud ? Le machine learning ? L’entreprise accuse un retard criant. En 2025, AWS et Google Cloud lui ont volé 12 points de part de marché dans le cloud d’entreprise (source : rapport Synergy Research Group, mars 2026). Les actionnaires le savent. Les régulateurs aussi. Alors quand Ellison propose de vendre, ils se disent : « À quoi bon ? »

Et les régulateurs dans tout ça ?

Ils auraient pu exiger un audit. Ou au moins poser des questions. Rien. Le SEC (Securities and Exchange Commission) a reçu des signalements sur des pratiques comptables douteuses chez Oracle en 2024. Mais cette fois, silence radio. Comme si 7,5 milliards, c’était une miettes.

Ce que ça signifie pour vous

Si vous détenez des actions Oracle, préparez-vous à une chute. Les analystes de Bernstein estiment que la valeur de l’entreprise pourrait encore reculer de 15 % d’ici fin 2027, à moins d’un virage radical. Et si vous espériez un rachat ? Oubliez. Personne ne veut d’un géant qui refuse de se réinventer.

Le vrai problème, c’est le marché

Ellison a abandonné. Les actionnaires ont baissé les bras. Les régulateurs ferment les yeux. Parce qu’au fond, Oracle n’est plus qu’un symbole. Un vestige d’une époque où les bases de données régnaient sans partage. Aujourd’hui ? On passe à autre chose. Et ça, personne ne veut l’admettre.

La prochaine fois, ce sera pire

Si Oracle peut disparaître comme ça, sans que personne ne réagisse, c’est que le système a un problème. Pas celui d’une entreprise. Celui d’un marché qui préfère ignorer les crises jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

La preuve ? En 2025, IBM a vendu ses activités cloud pour 1,8 milliard. Personne n’a bronché. En 2026, c’est au tour d’Oracle. Et demain ? Ce sera peut-être SAP. Ou Cisco. Ou un autre géant que vous ne connaissez pas encore.

Le vrai jeu, c’est ailleurs

Les 7,5 milliards d’Ellison, c’est du vent. Ce qui compte, c’est ce que ça révèle : un écosystème qui préfère regarder ses pieds plutôt que l’horizon. Et quand les géants tombent sans faire de bruit, c’est que quelque chose ne tourne plus rond.

La dernière question

Combien de temps avant que personne ne se souvienne même d’Oracle ?

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R Galaxie Rédaction

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