L'Anses sonne l'alerte sur les cancers liés aux UV au travail

L'Agence nationale de sécurité sanitaire tire la sonnette d'alarme : les métiers exposés aux UV accumulent des risques de cancers cutanés, et les protections restent insuffisantes. Qui est concerné ? Pourquoi les chiffres sous-estiment la réalité ? Et surtout, pourquoi personne ne semble vraiment réagir.

Publié le 15 octobre 2026 à 12:17
L'Anses sonne l'alerte sur les cancers liés aux UV au travail

Marc n’est pas un cas isolĂ©. Pourtant, les dĂ©clarations de maladies professionnelles liĂ©es aux UV restent rares. Pourquoi ? Parce que les mĂ©decins ne pensent pas Ă  cette cause. Parce que les salariĂ©s ont honte d’avouer qu’ils n’ont jamais Ă©tĂ© protĂ©gĂ©s. Et parce que les employeurs, quand ils sont condamnĂ©s, se contentent de verser une indemnitĂ© sans changer leurs pratiques.

Ce que l’Anses propose (et pourquoi ça ne suffira pas)

L’agence recommande :

  • Des formations obligatoires pour les employeurs et les salariĂ©s exposĂ©s. Mais qui va les financer ? Qui va les contrĂŽler ?

  • Des Ă©quipements de protection adaptĂ©s (vĂȘtements, crĂšmes). Sauf que les petites entreprises vont encore une fois les considĂ©rer comme un coĂ»t inutile.

  • Un suivi mĂ©dical renforcĂ© pour les mĂ©tiers Ă  risque. ProblĂšme : les mĂ©decins du travail sont dĂ©jĂ  surchargĂ©s, et beaucoup ignorent les spĂ©cificitĂ©s des UV professionnels.

Bref, les solutions existent sur le papier, mais personne ne les applique vraiment. L’Anses alerte, les syndicats dĂ©noncent, mais au final, rien ne change.

Le vrai scandale : on sait depuis 30 ans, et on fait semblant d’oublier

Ce n’est pas la premiĂšre fois que l’on parle des risques des UV au travail. DĂšs les annĂ©es 1990, des Ă©tudes montraient le lien entre exposition professionnelle et cancers cutanĂ©s. Pourtant, aucune loi n’a Ă©tĂ© votĂ©e pour obliger les employeurs Ă  protĂ©ger leurs salariĂ©s. Pourquoi ? Parce que les UV, c’est ‘naturel’, c’est ‘pas comme la silice ou l’amiante’. On croit que c’est inĂ©vitable.

Pourtant, les coĂ»ts sont Ă©normes : soins, arrĂȘts maladie, indemnitĂ©s. Sans compter le coĂ»t humain. Chaque annĂ©e, des centaines de vies pourraient ĂȘtre sauvĂ©es si on agissait vraiment.

Alors oui, l’Anses a raison de sonner l’alarme. Mais sans pression politique et sans sanctions pour les employeurs nĂ©gligents, ses recommandations resteront du vent.

La question qui dĂ©range : et si on attendait que ça tue encore plus avant d’agir ?

Parce que c’est ça, le vrai problĂšme. On attend toujours que les chiffres deviennent insupportables pour rĂ©agir. Avec les cancers liĂ©s au travail, on a l’habitude d’attendre. L’amiante, le benzĂšne, les pesticides
 À chaque fois, il a fallu des dĂ©cennies de morts pour que les lois bougent.

Avec les UV professionnels, on est en train de rĂ©pĂ©ter la mĂȘme erreur. Sauf que cette fois, personne ne veut admettre que le soleil, au travail, peut ĂȘtre un tueur silencieux.

Alors oui, l’Anses a publiĂ© son rapport. Oui, les mĂ©dias en parleront deux jours. Et aprĂšs ? Rien ne changera, jusqu’à ce qu’un salariĂ© en meure en direct Ă  la tĂ©lĂ©.

R
R Galaxie Rédaction

ARTICLES SIMILAIRES

Politique De ConfidentialitéMentions LégalesConditions Générales De VenteConditions Générales D'utilisationPolitique De CookiesTous Droits RéservésR Galaxie
L'Anses sonne l'alerte sur les cancers liés aux UV au travail | R Galaxie