Zidane prend les rênes de l’équipe de France, et ça dérange

Le premier entraînement de Zidane en sélection a eu lieu dans la bonne humeur, mais derrière les sourires se cachent des questions : peut-il vraiment redonner à cette équipe ce qui lui manque ? Et surtout, veut-on qu’il le fasse ?

Publié le 22 septembre 2026 à 10:00
Zidane prend les rênes de l’équipe de France, et ça dérange

Il y a ce détail, d’abord. Zidane, ce lundi, a accueilli ses joueurs comme s’il les connaissait depuis toujours. Pas de discours solennel, pas de liste de consignes à cocher. Juste un sourire, un geste de la main, et cette façon qu’il a de vous regarder comme si vous étiez déjà dans son équipe depuis des mois. Les joueurs ont ri. Pas ces rires forcés des séances de presse, non. Des éclats, des blagues, des regards complices. Voilà, vous vous dites. C’est reparti. Sauf que non. Parce que derrière cette image, il y a une question qui gronde, et personne ne veut vraiment y répondre : est-ce que Zidane peut, ou veut, vraiment changer les choses ? Et surtout, est-ce que l’équipe de France lui laisse une chance de le faire ?

Le mythe et la réalité d’un entraîneur qui n’a jamais entraîné

On a vu les images : Zidane, debout au milieu du terrain, qui parle football comme s’il venait de le réinventer. Les joueurs écoutent. Certains hochent la tête. D’autres sourient, comme s’ils se disaient : « Bon, au moins, lui, il sait de quoi il parle. » Sauf que voilà le problème. Zidane n’a jamais été entraîneur. Pas même en club, pas même en équipe réserve. Son CV de sélectionneur tient en trois mots : « Ballon d’Or. Coupe du monde. Légende. » Rien de plus. Et c’est là que ça coince.

Pourtant, les médias s’emballent. « Il a encore de beaux restes. » « La France a enfin trouvé son sauveur. » « L’ère Zidane commence. » Des phrases toutes faites, des formules toutes faites. Comme si le simple fait de porter un survêtement Adidas et de siffler quelques exercices suffisait à effacer quatre ans de déroute. Non. Ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas une renaissance. C’est un pari. Un pari risqué, parce que Zidane n’a pas les outils pour gérer cette équipe. Pas encore.

Prenez Mbappé. Le joueur le plus talentueux du monde, mais aussi celui qui traîne derrière lui une réputation de diva, de capricieux, de « trop pourri pour être sanctionné ». Zidane va-t-il le cadrer ? Va-t-il lui dire, comme un père de famille excédé : « Écoute, LMB, soit tu te bouges, soit tu dégages » ? Ou va-t-il encore une fois faire semblant de ne rien voir, par peur de briser l’illusion ? Personne ne sait. Parce que Zidane n’a jamais eu à gérer ça. Lui, son seul vrai défi, c’était de gérer des joueurs qui le respectaient déjà. Pas une bande de mecs en quête de sens, de reconnaissance, et parfois, juste parfois, de discipline.

L’équipe de France n’est pas un club de foot

Voici le vrai problème. L’équipe de France n’est pas l’Atlético Madrid. Ce n’est pas un club où tu peux virer un joueur qui ne marche pas, où tu peux menacer de le remplacer, où tu peux lui dire : « Si tu rates encore un entraînement, tu es dehors. » Non. L’équipe de France, c’est un mélange de stars, d’ego surdimensionnés, et de mecs qui jouent pour leur club, pas pour Bleu. Et Zidane le sait.

Alors il fait quoi ? Il sourit. Il improvise. Il joue la carte de la « famille », comme si une poignée de matchs amicaux contre le Paraguay et la Tunisie pouvaient soudere ce qui n’a jamais été soudé. Mais une famille, ça ne se construit pas en une semaine. Ça se construit dans la durée. Ça se construit quand tu passes des heures à discuter avec tes joueurs, à les écouter, à les comprendre. Pas quand tu leur fais signer un contrat de trois ans en leur disant : « Faites-moi confiance, je sais ce que je fais. »

Et puis, il y a cette question qui tue : est-ce que Zidane veut vraiment changer les choses ? Ou est-ce qu’il se contente de jouer les figurants, de faire semblant, parce que personne n’ose lui dire que son approche est trop molle ? Regardez son staff. Des mecs comme Deschamps, qui ont déjà échoué. Comme Giresse, qui a passé sa carrière à éviter les conflits. Comme Fournier, qui a fait ses armes en Ligue 2. Ce n’est pas un staff de révolutionnaires. C’est un staff de « on va y aller doucement ».

Le vrai défi : faire taire les egos avant les matchs

Il y a un chiffre qui résume tout. 43. C’est le nombre de matchs que l’équipe de France a perdus depuis 2018. 43. Sur 68. Presque deux défaites sur trois. Et devinez quoi ? Aucun des joueurs actuels n’a jamais connu la défaite. Pas Mbappé, pas Griezmann, pas Pogba. Même Mbappé, qui a 25 ans, n’a jamais vraiment perdu avec les Bleus. Il a été jeune, il a été talentueux, il a été gâté. Mais il n’a jamais souffert assez pour comprendre ce que ça fait de se faire humilier.

Zidane, lui, il sait. Il a connu ça. Il a connu la pression, les critiques, les doutes. Mais est-ce qu’il peut la transmettre ?

Le vrai test ne sera pas contre le Paraguay. Ce sera contre l’Allemagne, en novembre. Ou contre l’Argentine, l’an prochain. Parce que là, les egos vont se réveiller. Là, les joueurs vont réaliser que Zidane n’est pas un sauveur. Qu’il n’a pas de baguette magique. Qu’il va devoir choisir : soit il se transforme en dictateur, soit il reste le type sympa qui ne dit rien quand Mbappé rate un entraînement.

Et devinez quoi ? Les joueurs savent déjà qu’il ne sera pas le premier.

Ce que personne ne dit sur Zidane et la pression

Il y a une scène qui en dit long. Celle où Zidane, après l’entraînement, a pris la parole devant les médias. Pas de blabla. Juste une phrase : « On va avancer. Pas à pas. » Une phrase anodine, en apparence. Mais qui en dit long. Parce que Zidane, lui, il connaît la pression. Il a gagné la Coupe du monde en 1998. Il a été Ballon d’Or. Il a marqué deux buts en finale de la Champions League avec le Real Madrid. Il a tout gagné.

Sauf une chose. Il n’a jamais perdu en tant qu’entraîneur. Pas une fois. Parce qu’il n’a jamais vraiment entraîné. Pas comme Deschamps, pas comme Ancelotti, pas comme Klopp. Lui, il a toujours été le joueur qui porte l’équipe. Pas le coach qui la construit.

Alors aujourd’hui, il est face à un dilemme. Soit il devient un entraîneur à part entière, soit il reste Zidane, la légende, le type qui fait semblant de diriger mais qui, au fond, compte sur le talent des autres pour sauver la mise.

Et le pire, c’est que personne ne lui demandera des comptes. Pas tout de suite, en tout cas. Parce que la France a besoin d’un sauveur. Même si ce sauveur n’a jamais vraiment sauvé personne.

Le piège dans lequel Zidane s’est déjà enfermé

Voilà le vrai problème. Zidane n’a pas le choix. Il doit réussir. Parce que s’il échoue, ce n’est pas juste lui qui perd. C’est le football français tout entier. Les médias vont le crucifier. Les joueurs vont le détester. Et la FFT va lui reprocher d’avoir « brisé le rêve ».

Alors il fait quoi ? Il joue la sécurité. Il mise sur le talent. Il évite les conflits. Et il attend.

Sauf que l’équipe de France n’a pas le temps d’attendre. Elle a besoin de résultats. Maintenant. Pas dans trois ans. Pas après une Coupe du monde. Maintenant.

Et Zidane ? Il a 53 ans. Il n’a pas toute la vie devant lui. Alors soit il se réveille, soit il va disparaître dans les oubliettes de l’histoire, comme un beau rêve qui n’a jamais abouti.

La dernière question : et si Zidane n’était pas la solution, mais le problème ?

Parce que voici ce que personne ne dit. Zidane, c’est le symptôme, pas la cause. Le vrai problème de l’équipe de France, ce n’est pas son sélectionneur. C’est son système. C’est sa mentalité. C’est cette idée que le talent suffit, que la discipline est un mot trop compliqué, que les egos peuvent être gérés sans jamais être brisés.

Zidane, lui, il incarne ça. Il est le produit d’une époque où on gagnait sans vraiment travailler. Où on souriait aux caméras sans jamais vraiment souffrir. Et aujourd’hui, il va essayer de reproduire ça avec une génération qui n’a jamais connu ça.

Alors oui, il a encore de beaux restes. Mais les beaux restes, ça ne suffit pas quand il faut reconstruire quelque chose de zéro.

Et c’est ça, le vrai défi. Zidane peut-il vraiment faire ce que personne n’a jamais su faire ? Ou bien va-t-il encore une fois nous faire rêver, avant de nous laisser tomber ?

La réponse, vous la connaissez déjà.

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R Galaxie Rédaction

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