Zidane relance les Bleus, la Turquie attend des miracles

Ce vendredi, Zinedine Zidane affronte la Turquie avec une équipe française en reconstruction. Entre pression médiatique et défis tactiques, son premier match révèle déjà les failles d’un projet encore flou. Et si l’espérance était plus dangereuse que la réalité ?

Publié le 25 septembre 2026 à 12:01
Zidane relance les Bleus, la Turquie attend des miracles

Le premier match de Zidane, ou l’art de jouer avec le feu sans brûler personne encore ?

Le 23 mars 2024, à 21h, sur la pelouse d’Ankara. La Turquie, 2-0 en tête à la mi-temps. Les Bleus, en lambeaux. Et Zinedine Zidane, déjà à la recherche d’un plan B. Pas celui des remplaçants, non. Celui pour sauver sa réputation avant même d’avoir commencé.

Ce n’est pas une surprise. Personne ne s’attendait à un miracle. Mais quand même. Le sélectionneur français a hérité d’une équipe en miettes, d’un groupe en crise, et d’un football français qui a perdu le nord. Pourtant, il a osé. Il a annoncé son équipe comme si tout était simple. Comme si Mbappé, Griezmann et Tchouaméni pouvaient, d’un claquement de doigts, effacer des années de négligence.

Le problème ? Personne ne lui a demandé son avis.

L’équipe de Zidane, ou comment mélanger les cartes sans savoir jouer

Sur le papier, ça tient debout. Mbappé, capitaine. Griezmann, meneur. Tchouaméni, leader défensif. Une génération dorée, enfin unie. Sauf que sur le terrain, ça ressemble à une partie de Uno ratée. Les Bleus jouent comme une équipe qui n’a pas encore choisi son camp.

Pourquoi ? Parce que Zidane n’a pas le temps. Il doit gagner ce match, et vite. Alors il triche. Il aligne des joueurs en forme, mais pas toujours ensemble. Il fait confiance à des jeunes prometteurs, mais sans leur donner les clés. Résultat : une défense qui laisse des espaces gros comme des portes de stade, et une attaque qui tire comme si elle avait peur de rater.

Et puis, il y a le chiffre que personne ne veut voir : 1,2 million de téléspectateurs pour le dernier match des Bleus avant Zidane. Un record de désintérêt. La France ne croit plus. Elle attend. Elle observe. Elle se demande si Zidane va réussir là où Deschamps a échoué.

La Turquie, ce miroir que Zidane n’a pas envie de regarder

Ankara, ce vendredi. Un stade vide à moitié. Une équipe turque qui joue serrée, intelligente, sans se prendre la tête. Et des Bleus qui courent après le ballon comme si leur vie en dépendait.

Pourquoi la Turquie ? Parce que c’est facile. Parce que c’est un match sans enjeu. Parce que personne ne s’attend à ce que la France gagne. Sauf Zidane. Lui, il veut gagner. Dès le premier match. Pour prouver quoi ? Qu’il est encore le roi ? Qu’il peut tout arranger avec un sourire et un geste technique ?

Le problème, c’est que la Turquie n’est pas un exercice de style. C’est une équipe qui a battu l’Allemagne à domicile. Qui a humilié la Croatie. Qui sait ce qu’elle veut. Et qui, surtout, ne va pas se laisser faire.

Zidane a choisi de jouer en 4-3-3. Classique. Prudent. Sauf que ses latéraux, c’est la loterie. Upamecano, oui, mais à côté de lui, Konaté et Saliba ? Une blague. Et au milieu ? Verratti, 36 ans, qui tente de faire croire qu’il est encore un leader. Comme si.

Mbappé, Griezmann et les autres : quand les stars deviennent des boulets

Kylian Mbappé. Le numéro 10. Le futur Ballon d’Or. Celui sur qui tout repose. Sauf que ce vendredi, il va devoir faire mieux que contre l’Australie. Bien mieux. Parce que la Turquie, c’est autre chose. Une défense organisée, un milieu qui presse, et des latéraux qui montent comme des fous.

Mbappé a une solution : il court. Il court comme un dératé. Il cherche des espaces. Il tire. Il rate. Et puis il s’énerve. Parce qu’il sait très bien que ce n’est pas ça, la réponse.

À côté de lui, Antoine Griezmann. Le meneur. Celui qui doit donner le tempo. Sauf que Griezmann, ces temps-ci, il donne surtout des coups de gueule. Il crie. Il gesticule. Il a l’air de quelqu’un qui a déjà perdu.

Et puis il y a les autres. Tchouaméni, qui essaie de faire le job de trois. Camavinga, qui regarde son téléphone entre deux actions. Theo Hernandez, qui semble avoir oublié comment marquer un but.

Le vrai problème ? Personne ne sait qui fait quoi.

Zidane et son équipe, ou l’histoire d’un roi sans couronne

Zinedine Zidane a toujours été un magicien. Sur le terrain, oui. Mais comme sélectionneur ? Personne ne sait encore. Ce vendredi, il va devoir prouver qu’il n’est pas qu’un nom. Qu’il peut gérer une équipe. Qu’il peut faire mieux que Deschamps.

Sauf que Deschamps, lui, avait le temps. Il avait les moyens. Il avait une génération entière à former. Zidane, lui, il n’a que des miettes. Des joueurs usés, des egos surdimensionnés, et une fédération qui attend des résultats.

Et puis, il y a la question que personne ne pose : et si Zidane échouait ? Pas dans un an. Pas dans deux ans. Dès ce vendredi ?

Parce que la Turquie, c’est un test. Pas un match de plus. Un vrai match. Un match qui va montrer si Zidane est capable de faire ce que personne n’a su faire avant lui : construire une équipe en quelques mois.

Ce que le match de ce vendredi va vraiment révéler

Ce n’est pas une question de victoire ou de défaite. C’est une question de méthode.

Zidane a deux options :

  1. Jouer la sécurité. Aligner ses meilleurs, prier pour que ça passe, et espérer que la Turquie fasse une erreur.
  2. Prendre des risques. Changer de système, donner sa chance à des jeunes, et voir ce que ça donne.

Il va choisir la première. Parce que c’est plus simple. Parce que c’est moins dangereux. Parce que personne ne lui demandera des comptes si ça ne marche pas.

Sauf que la vraie question, c’est celle-ci : et après ? Après la Turquie, il y aura l’Italie. Puis l’Espagne. Puis l’Allemagne. Et là, Zidane ne pourra plus se cacher derrière des excuses.

Ce vendredi, à Ankara, ce ne sera pas un match de plus. Ce sera le début de quelque chose. Ou la fin.

La dernière chose à retenir

Zidane a une chance. Une seule. Celle de faire croire que tout est possible. Même avec des joueurs qui ne jouent pas ensemble, une défense qui fuit, et une attaque qui rate tout.

Mais les miracles, ça n’existe pas. Pas même avec lui.

Et si ce vendredi, les Bleus perdent ? Ce ne sera pas une défaite. Ce sera un avertissement.

Un avertissement à Zidane : le football, ça ne se joue pas avec des souvenirs.

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R Galaxie Rédaction

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