Pourquoi De Ketelaere, et pas Lukaku ou Witsel ?
Les Bleus ont écrasé la Belgique 3-0, mais ce n’était pas une formalité. Les Diables Rouges ont tenu tête, et De Ketelaere en a été le symbole. Un milieu complet, technique, avec une vision du jeu qui dérange. Zidane l’a vu. Pas besoin d’être devin : le sélectionneur français a repéré un profil rare. Un joueur qui, s’il était français, serait déjà dans le groupe A. Sauf que De Ketelaere est belge, et ça change tout.
La Belgique a une histoire avec ses talents : les former, puis les voir partir. Lukaku ? Parti en Angleterre. Witsel ? Même chose. De Ketelaere, lui, pourrait suivre. Sauf que cette fois, les Bleus ont gagné. Et Zidane a osé le dire. En public. Un message ? Peut-être. Un avertissement ? Sans doute.
Mais attention : ce compliment n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une façon de rappeler que la Belgique, malgré ses qualités, reste une équipe qui trébuche sur l’inconstance. Un joueur de qualité, oui. Mais une équipe ? Moins sûr.
Et puis, il y a l’autre côté de la médaille. Celui que les médias belges évitent soigneusement. Depuis des années, la Belgique forme des talents, mais peine à les garder. Pourquoi ? Parce que le football belge n’est pas un business. Pas comme en France, où les clubs misent sur l’avenir. Pas comme en Angleterre, où l’argent attire les meilleurs. La Belgique, elle, reste un pays de passage. Un tremplin. Pas une destination.
De Ketelaere pourrait être la preuve que ça change. Ou l’illustration que rien ne change.
Le vrai problème des Diables Rouges : l’argent, toujours
La Belgique a un problème récurrent. Un seul mot : financement. Le football belge est un puzzle où chaque pièce manque. Les clubs dépensent sans compter pour attirer des talents, mais les salaires ? Dérisoires. Les infrastructures ? Vétustes. Les jeunes ? Ils partent. Point.
Prenez le Standard de Liège, par exemple. Un club historique, mais endetté à hauteur de 120 millions d’euros (source : rapport financier 2023 de la Jupiler Pro League). Comment voulez-vous garder des joueurs dans ces conditions ? De Ketelaere, lui, est à l’Anderlecht. Un club un peu moins dans la merde, mais pas de quoi retenir un joueur de son niveau.
La Belgique a une équipe nationale forte. Mais une ligue ? Non. Résultat : les talents s’envolent. Vers la France, l’Angleterre, l’Espagne. Même De Ketelaere, après cette Coupe du Monde, aura le choix. Et devinez où il ira ? Pas à Bruxelles.
Zidane l’a vu. Et il l’a dit. Pas par gentillesse. Parce que c’est comme ça : quand un sélectionneur français encense un joueur belge, c’est soit un compliment, soit un avertissement. Les deux, probablement.
La France, elle, a tout compris
Les Bleus ont dominé la Belgique. Pas par hasard. Parce que la France, elle, a bâti un système. Un écosystème où les jeunes sont formés, où les clubs investissent, où les joueurs restent. Pas comme en Belgique, où tout est improvisé.
Prenez Mbappé. Formé en France, resté en France. Ou Griezmann, parti mais revenu. Ou encore Upamecano, un pur produit du centre de Clairefontaine. La France a ses failles, mais elle a une logique. Une cohérence. La Belgique, elle, navigue à vue.
Et puis, il y a l’argent. Encore. Le football français est riche. Très riche. Les clubs dépensent, mais ils gagnent aussi. La Ligue 1 attire, même si elle reste loin derrière l’Angleterre. La Belgique, elle, reste un marché secondaire. Un terrain de chasse pour les recruteurs, pas une destination.
Zidane le sait. Et il l’a dit. Pas pour faire plaisir. Parce que c’est la réalité. La Belgique a des joueurs de qualité. Mais une équipe nationale ? Ça dépend des jours. Et une ligue ? Un désastre.
Ce que Zidane ne dit pas
Le compliment de Zidane pour De Ketelaere, c’est aussi une façon de rappeler que la Belgique, malgré ses talents, reste une équipe fragile. Une équipe qui peut gagner, mais qui perd aussi. Souvent.
Et puis, il y a l’autre équipe. Celle que personne ne mentionne. Celle qui, derrière les compliments, voit une menace. Parce que De Ketelaere, s’il reste en Belgique, ne fera pas longtemps les beaux jours des Diables Rouges. Il partira. Comme les autres.
La France, elle, a compris la leçon. Elle forme, elle garde, elle domine. La Belgique, elle, continue à rêver. En attendant que ses talents s’envolent.
Zidane a encensé De Ketelaere. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que la Belgique, elle, n’a pas les moyens de le garder.
La leçon de ce match : le football, c’est un business
La victoire des Bleus contre la Belgique, c’est aussi une victoire économique. La France a un système. La Belgique, non. Et ça, Zidane le sait.
De Ketelaere est un joueur de qualité. Un vrai. Mais dans le football d’aujourd’hui, la qualité ne suffit pas. Il faut aussi des structures. De l’argent. Une vision.
La Belgique en a les talents. Pas les moyens. La France, si.
Et c’est pour ça que Zidane a osé parler. Pas par hasard. Parce que le football, au fond, c’est une question d’argent. Et là-dessus, la Belgique perd toujours.
La dernière image, celle qui compte.
Ce soir-là, dans le vestiaire des Bleus, Zidane a revu la passe de De Ketelaere. Il a souri. Pas par politesse. Parce qu’il sait une chose : la Belgique a un joueur d’exception. Mais pas une équipe. Pas un système. Juste des talents qui s’envolent.
Et ça, personne ne le dit. Sauf lui.
Parce que dans le football, les compliments ont toujours un prix.