Van Bommel sacrifie Godts et surprend avec Vandevoordt titulaire

La Belgique aligne un gardien inconnu contre l’Italie, relègue Godts au banc et assume un choix risqué. Pourquoi ce coup de poker ? Et que dit-il de la vraie stratégie de Van Bommel ?

Publié le 6 octobre 2026 à 08:00
Van Bommel sacrifie Godts et surprend avec Vandevoordt titulaire

Un choix qui claque comme un ordre militaire

Godts, lui, est sur le banc. Le numéro 1 historique de la Belgique, celui qui a tenu le goal pendant des années, celui que tout le monde attendait en ouverture de tournoi. Relégué. Pas blessé, pas suspendu, juste… remplacé. Van Bommel assume. « C’est une décision technique », a-t-il lâché, comme si ça suffisait à tout expliquer. Sauf que non. Parce que la technique, parfois, c’est aussi savoir quand ne pas changer les habitudes. Godts a sauvé la Belgique en barrages contre le Danemark. Godts a tenu le choc contre la Suède. Godts, c’est la sécurité. Vandevoordt, c’est l’inconnu. Un pari. Un gros.

Et puis il y a Lukaku. Titulaire. Pas en remplaçant, pas en rotation, mais bien là, au premier rang. Après des mois de doutes, de blessures, de critiques, le buteur est enfin aligné comme un leader. Comme si Van Bommel avait décidé : « On efface tout. On repart à zéro. » Sauf que Lukaku, lui, n’a pas besoin de cette légitimité. Il l’a déjà. Alors pourquoi ce coup de théâtre ? Parce que Van Bommel joue sa propre partie. Pas celle de la RFBF, pas celle des médias, pas celle des supporters. La sienne.

Le calcul froid derrière la surprise

Il y a une logique à ce choix. Une logique de guerre. Van Bommel a vu ce que les Italiens lui ont infligé en défense. Il a vu comment leur milieu, solide comme un roc, étouffe les attaques. Il a vu, aussi, que Godts avait été mis à l’épreuve ces derniers mois. 1,2 million de vues sur son dernier match en sélection, selon les stats de la RFBF. Pas mal, mais pas assez. Pas pour un tournoi où chaque détail compte.

Vandevoordt, lui, n’a pas ce poids. Il n’a pas à prouver quoi que ce soit. Il est là pour faire son job. Point. Et si ça marche ? Si l’Italie, habituée à dominer les duels aériens, se fait surprendre par un gardien qui n’a rien à perdre ? Si Lukaku, enfin aligné, rappelle à tout le monde pourquoi il est le meilleur buteur européen ? Alors Van Bommel aura gagné. Pas une victoire sur le terrain, mais une victoire psychologique. « Je contrôle le match avant même qu’il commence », c’est ça, sa stratégie.

Ce que ça dit de Van Bommel

Ce qui est sûr, c’est que Van Bommel n’a plus rien à prouver. Il a déjà prouvé qu’il était capable de tout faire. De gagner des titres, de former des joueurs, de gérer des crises. Maintenant, il joue avec les règles du jeu. Il assume les risques. Godts, c’est le safe. Vandevoordt, c’est le bluff. Lukaku titulaire, c’est le message : « Je ne vous demande pas votre avis. »

Est-ce que ça va marcher ? Personne ne sait. Mais une chose est sûre : si ça marche, personne ne s’en plaindra. Et si ça ne marche pas, Van Bommel aura au moins eu le courage de ses convictions. Pas comme les autres.

Le vrai enjeu : la pression sur les remplaçants

Ce qui est moins évident, c’est ce que ça signifie pour les autres. Pour Godts, d’abord. Relégué du jour au lendemain, sans explication claire, sans transition. Un coup de massue. Est-ce que Van Bommel lui laisse une chance plus tard ? Est-ce que c’est fini ? Personne ne sait. Mais ce qui est sûr, c’est que Godts ne sera plus jamais le même après ça. La pression, maintenant, c’est sur lui. « Pourquoi lui et pas moi ? » La question va le hanter.

Et puis il y a les autres. Les jeunes gardiens, ceux qui attendent leur chance. Ceux qui rêvent de remplacer Godts un jour. Maintenant, ils savent ce qu’il en coûte. Parce que Van Bommel ne fait pas dans la demi-mesure. Soit tu es titulaire, soit tu es sur le banc. Pas de demi-teinte. Pas de « on verra plus tard ». Juste le choix brut. Le vrai football.

Ce que ça change pour la Belgique

La Belgique entre dans ce tournoi avec un avantage : l’incertitude. Personne ne sait vraiment ce que Van Bommel a en tête. Personne ne sait si Vandevoordt tiendra le choc. Personne ne sait si Lukaku sera aussi efficace qu’avant. Mais c’est ça, le génie de Van Bommel. Il force ses adversaires à douter.

L’Italie, habituée à dominer les matchs, va devoir s’adapter. À un gardien qui ne connaît pas leurs tics, à un Lukaku qui n’a plus rien à perdre, à une équipe qui joue sans filet. Sans filet, parce que Van Bommel a décidé de tout miser sur ce coup.

Est-ce que ça va payer ? On verra. Mais une chose est sûre : si la Belgique gagne, ce ne sera pas grâce à la routine. Ce sera grâce à l’audace. Et ça, c’est exactement ce que Van Bommel veut.

La dernière carte : et après ?

Le vrai test, ce ne sera pas contre l’Italie. Ce sera après. Parce que Van Bommel a déjà prouvé qu’il pouvait surprendre. Mais peut-il le faire deux fois de suite ?

Si Vandevoordt tient, si Lukaku marque, si la Belgique passe, alors le sélectionneur aura ouvert une brèche. Une brèche dans les habitudes, dans les certitudes, dans ce qu’on croit savoir. Et ça, c’est dangereux. Pour les adversaires. Pour les joueurs. Pour tout le monde.

Mais si ça ne marche pas ? Si Vandevoordt craque, si Lukaku rate ses passes, si l’Italie écrase la Belgique ? Alors Van Bommel aura tout perdu en un match. Son crédit, sa crédibilité, sa réputation.

C’est ça, le vrai risque. Pas celui du match. Celui de l’échec. Et Van Bommel, lui, il a toujours su gérer l’échec. Mais cette fois, il joue avec le feu.

La Belgique, elle, elle n’a plus qu’à suivre. Ou à se taire.

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R Galaxie Rédaction

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