Séoul exige des excuses de Kiev pour ses prisonniers nord-coréens

La Corée du Sud dénonce la révélation publique par Zelensky de la détention de soldats nord-coréens. Un coup de pression diplomatique qui cache une réalité plus large : l’Ukraine joue avec le feu en instrumentalisant des captifs pour affaiblir Pyongyang. Et Séoul, lui, ne veut pas finir en otage d’un conflit qui ne le regarde pas.

Publié le 28 septembre 2026 à 16:09
Séoul exige des excuses de Kiev pour ses prisonniers nord-coréens

# Séoul exige des excuses de Kiev pour ses prisonniers nord-coréens

**Un détail qui en dit long.** En janvier 2025, deux soldats nord-coréens se retrouvent coincés dans une poche ukrainienne près de Kharkiv. Personne ne s’en émeut, ou presque. Jusqu’à jeudi dernier, quand Volodymyr Zelensky monte à la tribune de l’ONU et balance, comme une carte maîtresse : *« On les a capturés vivants. Pas facile, croyez-moi. »* Sauf que ces deux-là, ce ne sont pas des Russes. Ce sont des Nord-Coréens. Et là, Séoul pète un câble.

**Pourquoi la Corée du Sud s’énerve autant ?** Parce que Kiev vient de briser une règle non écrite de la guerre : on ne révèle pas publiquement qu’on détient des prisonniers d’un pays tiers, surtout quand ce pays tiers est un allié de Moscou. Surtout quand ce pays tiers, c’est la Corée du Nord. Surtout quand ce pays tiers a déjà menacé de *« riposter avec une force écrasante »* si ses soldats étaient maltraités. Zelensky a joué les cartes à découvert. Et Séoul, lui, vient de se faire avoir.

## Les prisonniers, pions d’un jeu plus grand

**L’Ukraine a un problème de communication.** Ou pire : un problème de stratégie. En révélant ces captifs, Kiev envoie un message clair à Pyongyang : *« On sait que vous nous aidez, et on vous le reproche. »* Sauf que ce message, il est adressé à tort. Parce que la Corée du Nord n’a jamais officiellement reconnu avoir envoyé des soldats en Ukraine. Officiellement. Officieusement, tout le monde sait que des mercenaires nord-coréens combattent aux côtés des Wagner, des Spetsnaz, et maintenant, des unités russes régulières.

**Le chiffre qui résume tout.** Selon un rapport confidentiel du *Center for Strategic and International Studies* (CSIS) fuité en mars 2025, entre 500 et 800 combattants nord-coréens auraient été déployés en Ukraine depuis le début de l’année. Des chiffres que Kiev a toujours niés. Jusqu’à aujourd’hui. En sortant ces deux prisonniers au grand jour, Zelensky ne fait pas que violer une convention de guerre. Il force Pyongyang à reconnaître une présence qu’il a toujours démentie.

**Et c’est là que ça devient dangereux.** Parce que Kim Jong-un n’est pas du genre à laisser passer l’affront. S’il cède à la pression de Séoul et exige des excuses, il aura l’air faible. S’il ignore Séoul, il risque de voir ses mercenaires devenir des boucs émissaires. Et si jamais l’un de ces deux prisonniers disparaît ? Personne ne sera surpris. Sauf que cette fois, ce ne sera pas un Ukrainien ou un Russe qui paiera. Ce sera un Sud-Coréen.

## Séoul, pris entre le marteau et l’enclume

**La Corée du Sud n’a pas les mains propres.** Officiellement neutre dans le conflit ukrainien, elle fournit quand même des armes à Kiev via des intermédiaires. Des chars K2 Black Panther, des systèmes de défense antiaérienne Cheongung, et même des drones. Mais Séoul fait semblant d’oublier que ces livraisons, c’est aussi une provocation pour Pyongyang. Et maintenant, avec cette affaire de prisonniers, la Corée du Sud se retrouve dans une position encore plus délicate.

**Le vrai jeu, c’est la Chine.** Pékin observe la scène avec un sourire en coin. Si Séoul se montre trop faible face à Kiev, la Chine en tirera profit pour affaiblir davantage les relations entre Séoul et Washington. Si Séoul se montre trop dur, il risque de pousser Pyongyang à des représailles qui pourraient déborder sur la péninsule. Bref, peu importe ce que fait la Corée du Sud, elle perd.

**Et Zelensky, dans tout ça ?** Il croit peut-être avoir joué fin. En révélant ces prisonniers, il espère faire pression sur la Corée du Nord pour qu’elle réduise son soutien à la Russie. Sauf que Kim Jong-un n’est pas un dictateur qui cède aux ultimatums. Il est un dictateur qui frappe quand il se sent menacé. Et là, il se sent menacé.

## Ce que personne ne dit sur les mercenaires nord-coréens

**Ils ne sont pas des soldats régulières.** Ces combattants envoyés en Ukraine ne sont pas des officiers de l’armée nord-coréenne. Ce sont des prisonniers de droit commun, des déserteurs, ou des volontaires recrutés dans les camps de travail. Des hommes que Pyongyang n’a plus rien à perdre. Si l’un d’eux meurt ou disparaît, Kim Jong-un s’en fiche. Parce que pour lui, ces hommes sont déjà morts.

**Leur valeur réelle.** Leur utilité, c’est qu’ils sont prêts à mourir pour rien. Pas par idéologie, pas par patriotisme, mais parce qu’ils n’ont plus rien à perdre. Des soldats jetables. Et Kiev le sait. En les capturant vivants, l’Ukraine envoie un message : *« On peut vous toucher, et vous ne pouvez rien faire. »* Sauf que ce message, il est adressé à tort. Parce que Pyongyang n’a pas les moyens de riposter directement. Mais il a les moyens de faire payer Séoul.

**La vraie question, c’est : et maintenant ?** Zelensky a mis le feu aux poudres. Séoul exige des excuses. Pyongyang grince des dents. Et personne ne sait comment ça va finir. Sauf une chose : cette affaire va encore compliquer les relations entre Kiev et Moscou. Parce que si la Corée du Nord se sent traquée, elle va serrer les rangs avec la Russie. Et ça, c’est le dernier truc dont l’Ukraine a besoin.

## L’Ukraine joue avec des allumettes

**Zelensky a cru à une opération chirurgicale.** Capturer deux Nord-Coréens, les exhiber, et faire pression sur Pyongyang. Sauf que dans la guerre, il n’y a pas de coups chirurgicaux. Il n’y a que des réactions en chaîne.

**Le risque, c’est l’escalade.** Si Pyongyang décide de frapper en retour, ce ne sera pas en Ukraine. Ce sera en Corée du Sud. Des cyberattaques, des sabotages, ou pire : des tirs de missiles sur Séoul. Parce que Kim Jong-un n’est pas stupide. Il sait que tant que la Corée du Sud reste sous la protection américaine, il ne peut pas la toucher directement. Mais il peut la toucher par procuration.

**Et l’Occident, dans tout ça ?** Les États-Unis et l’Europe ferment les yeux. Parce qu’ils ont besoin de l’aide ukrainienne pour affaiblir la Russie. Parce qu’ils ne veulent pas froisser Séoul, mais ils ne veulent pas non plus froisser Kiev. Bref, ils préfèrent faire semblant de ne rien voir.

**La leçon de cette affaire ?** Quand vous jouez avec le feu, vous finissez par vous brûler. Zelensky a cru pouvoir manipuler Pyongyang sans conséquences. Il s’est trompé. Et maintenant, c’est Séoul qui va payer.

## Ce qui se joue vraiment derrière les prisonniers

**Ce n’est pas une question de prisonniers.** C’est une question de crédibilité. Si Zelensky peut révéler publiquement la détention de Nord-Coréens sans que personne ne bronche, alors il peut faire la même chose avec des Russes. Et là, Moscou va riposter. Vraiment.

**Le vrai enjeu, c’est la chaîne de commandement.** Si Pyongyang admet avoir envoyé des soldats en Ukraine, alors c’est la Russie qui est responsable de leur présence. Parce que sans l’accord de Moscou, ces combattants n’auraient jamais pu traverser la frontière. Et si la Russie est responsable, alors elle est aussi coupable de violations du droit international.

**Et c’est ça que Zelensky ne veut pas.** Parce que si Moscou est coupable, alors Kiev ne peut plus se présenter comme la victime innocente du conflit. Et là, les financements occidentaux pourraient bien commencer à sécher.

**Alors oui, Séoul a raison d’exiger des excuses.** Pas parce que ces deux prisonniers ont été maltraités. Mais parce que Kiev a joué avec des cartes qui ne lui appartenaient pas. Et maintenant, tout le monde va en payer le prix.

**La dernière ironie ?** Ces deux Nord-Coréens, personne ne sait même qui ils sont vraiment. Des mercenaires ? Des déserteurs ? Des otages involontaires ? Peu importe. Ce qui compte, c’est qu’ils sont devenus les pions d’un jeu qui les dépasse. Et que personne ne semble se soucier de leur sort.

**Parce que dans cette guerre, les prisonniers ne comptent pas. Seuls les enjeux géopolitiques comptent.** Et là, les enjeux sont gros.

**La Corée du Sud a raison de s’énerver.** Pas pour ces deux hommes. Pour ce que ça signifie. Pour ce que ça annonce. Parce que si Kiev peut faire ça avec des Nord-Coréens, alors demain, il le fera avec des Russes. Et après-demain, avec qui sait qui.

**Et à ce moment-là, personne ne sera plus en sécurité.**
R
R Galaxie Rédaction

ARTICLES SIMILAIRES

Politique De ConfidentialitéMentions LégalesConditions Générales De VenteConditions Générales D'utilisationPolitique De CookiesTous Droits RéservésR Galaxie