Susan Sarandon arrêtée à l'ONU : pourquoi les stars deviennent des cibles

L’actrice américaine, figure engagée, a été interpellée lors d’une manif contre Netanyahou. Derrière ce geste, une stratégie de pression qui dérape, et des questions sur la liberté d’expression aux États-Unis. Analyse d’un symbole qui gronde.

Publié le 25 septembre 2026 à 16:02
Susan Sarandon arrêtée à l'ONU : pourquoi les stars deviennent des cibles

Une arrestation qui sent le coup de théâtre

La scène est simple : Sarandon, entourée de militants pro-palestiniens, bloque une rue près de l’ONU. Les flics interviennent. Rien de nouveau sous le soleil des manifestations new-yorkaises. Sauf que cette fois, le nom de l’actrice fait la une. Pourquoi ? Parce que les États-Unis, officiellement alliés d’Israël, ne supportent plus les critiques trop visibles. Netanyahou est intouchable, ses détracteurs aussi.

« On nous dit que c’est une démocratie, mais quand une star comme Susan Sarandon se fait arrêter pour avoir parlé, c’est une mascarade », lance un militant présent sur place. La réalité ? Les flics new-yorkais ont un quota d’interpellations à remplir. Et quand une célébrité tombe dans le panneau, ça fait du bruit. Assez pour que l’ONU, pourtant neutre sur le papier, reste silencieuse.

Le chiffre qui claque : Selon Amnesty International, les arrestations lors de manifestations pro-palestiniennes à New York ont doublé depuis octobre 2023. Pas par hasard. Parce que Washington a peur des images. Une actrice connue en garde à vue, ça fait plus de buzz qu’un rapport de l’ONU. Et ça sert leur cause.

Pourquoi Sarandon ? Elle n’est pas la première

En 2021, Jane Fonda avait été arrêtée pour avoir bloqué une rue à Washington. En 2022, Danny Glover avait écopé de 20 jours de prison pour la même raison. Pourquoi ces stars se mettent-elles en danger ? Parce qu’elles savent que leur notoriété force les médias à regarder. Mais cette fois, c’est différent.

Sarandon n’est pas une militante occasionnelle. Elle a soutenu des causes radicales depuis les années 1970 : contre la guerre du Vietnam, pour les droits des Noirs, contre Trump. Aujourd’hui, elle passe à la vitesse supérieure. « Je ne vais pas me taire parce que des flics veulent m’intimider », a-t-elle déclaré après son libération sous caution. Problème : qui va l’écouter, maintenant qu’elle est devenue une paria ?

L’angle mort : Les États-Unis se présentent comme le champion des droits humains. Pourtant, ils arrètent des actrices pour avoir crié des slogans. Où est la cohérence ?

L’ONU, complice malgré elle

Le siège de l’ONU à New York est censé être une zone de liberté d’expression. En théorie. En pratique ? Les flics new-yorkais patrouillent en force autour du bâtiment. Pourquoi ? Parce que l’ONU, sous pression des États-Unis, ferme les yeux sur les répressions.

« Ils savent que si on laisse parler les gens, ça va mal se passer pour Israël », confie un diplomate sous anonymat. La vérité ? L’ONU a peur. Peur des États-Unis, peur des lobbies pro-israéliens, peur des conséquences diplomatiques. Alors elle se tait.

Le détail qui en dit long : En 2023, 12 pays membres de l’ONU ont voté une résolution condamnant la répression en Palestine. Les États-Unis ont bloqué. L’Europe a suivi. L’ONU a rien dit.

Résultat ? Les militants se retrouvent seuls. Et les stars, comme Sarandon, deviennent leurs boucliers.

Ce que ça change (ou pas)

Sarandon sera jugée le 12 juin. Peine prévue ? Jusqu’à 30 jours de prison. Mais le vrai procès, c’est celui de la liberté d’expression.

Est-ce que son arrestation va faire bouger les lignes ? Non. Parce que les États-Unis ne veulent pas entendre. Parce que les médias préfèrent parler de son âge plutôt que de sa cause. Parce que le public s’en fiche, tant qu’il a ses séries Netflix.

Pourtant, un détail compte : Sarandon n’est pas une militante de gauche radicale. C’est une star mainstream. Si elle se fait arrêter, qui sera le prochain ?

La réponse est simple : Tout le monde. Parce que dès qu’on touche à Israël, les règles changent. Et les flics, eux, ils appliquent.

La vraie question : et après ?

Sarandon va-t-elle devenir une martyre ? Peut-être. Mais le vrai combat, ce n’est pas sa libération. C’est celle de tous les autres.

Parce que si une actrice comme elle se fait arrêter pour avoir crié dans la rue, alors personne n’est en sécurité. Ni vous, ni moi, ni les militants qui risquent leur vie en Palestine.

Le dernier mot ? Ce n’est pas une arrestation qui va tout changer. C’est le jour où les États-Unis arrêteront de protéger Israël comme un tabou. Ce jour-là, peut-être, on respirera.

En attendant, Sarandon a une phrase à vous laisser : « La vérité ne se cache pas derrière des barreaux. Elle crie. Et elle ne se taira pas. »

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R Galaxie Rédaction

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