Le Standard arrive à Westerlo sans Gustav Mortensen. Pas de blessure grave, juste une absence. Officiellement, le Danois est « indisponible ». Officieusement, Miremont a ses raisons. Peut-être veut-il tester Mohr. Peut-être veut-il voir si Drammeh peut enfin tenir son rôle. Peu importe. Le résultat, c’est que le Standard se présente avec une équipe affaiblie, et une question : est-ce que ça suffit pour gagner ?
Samedi, Westerlo n’est pas un adversaire à prendre à la légère. Même sans Mortensen, le Standard a perdu deux fois à domicile cette saison. Deux fois. Contre l’Union et contre l’Antwerp. Deux fois, ils ont craqué. Deux fois, ils ont payé leur manque de rigueur défensive. Westerlo, c’est une équipe qui sait exploiter les failles. Ils pressent, ils montent vite, et ils marquent souvent dans les 20 premières minutes. Le Standard, lui, a l’habitude de jouer serré, trop serré. Comme s’il avait peur de se faire dépasser.
Mohr, enfin titularisé, mais dans quel rôle ?
Tobias Mohr entre en jeu. Pas en remplaçant, pas en rotation, mais en titulaire. Miremont lui fait confiance. Enfin. Le problème, c’est qu’on ne sait toujours pas comment il va jouer. Mohr, c’est un profil hybride : il peut être latéral, il peut être milieu défensif, il peut même jouer en 8. Mais contre Westerlo, où le Standard a besoin de solidité, le placer où ?
Si on le met à gauche, il faut espérer qu’il tienne le rythme. Westerlo a des ailes rapides, et si Mohr se fait déborder, c’est toute la défense qui va souffrir. Si on le met en milieu, il faudra qu’il couvre les espaces. Or, Mohr n’est pas un pur défenseur. Il a des qualités, mais il n’est pas un mur. Et contre une équipe comme Westerlo, qui mise sur la vitesse, un mur, ça peut aider.
Drammeh remplace Nguene, mais est-ce une solution ?
Bernard Nguene, lui, est sur le banc. Pas suspendu, pas blessé, juste remplacé. Par Salieu Drammeh. Un choix qui peut surprendre. Nguene a marqué à l’Antwerp, oui, mais il a aussi laissé des espaces. Trop de passes en profondeur, trop de temps donné à l’adversaire. Drammeh, lui, est plus physique, plus direct. Il ne fait pas de jolis centres, mais il court, il se bat, et il marque parfois.
Le problème, c’est que Drammeh n’est pas un finisseur. Contre Westerlo, où les buts se font souvent sur des transitions rapides, est-ce que ça suffira ? Nguene, malgré ses défauts, avait une qualité : il savait créer. Drammeh, lui, sait surtout résister. Et ça, contre une équipe qui veut jouer vite, c’est un risque.
Le Standard cherche son 12e succès, mais manque de cohérence
Le Standard a besoin de ce point. Pas pour le titre, ça, c’est déjà joué, mais pour la confiance. Pour montrer qu’il peut gagner sans ses stars. Sans Mortensen, sans Nguene, sans même toujours Boly. Le problème, c’est que le Standard manque de profondeur. Miremont aligne souvent les mêmes, et quand un joueur est absent, c’est tout l’équilibre qui se désaxe.
Contre Westerlo, si Mohr ne tient pas, si Drammeh ne marque pas, si la défense se fait encore dominer, alors le Standard aura perdu deux fois de suite à domicile. Deux fois. Et ça, ce n’est pas une option.
Ce qui se joue vraiment : la gestion des absences
Le vrai test de Miremont, ce n’est pas Westerlo. C’est sa capacité à gérer les absences. Mortensen, c’est un pilier. Nguene, c’est un buteur. Si le Standard ne peut gagner qu’avec eux, alors il y a un problème bien plus gros que Westerlo.
Samedi, le Standard aura l’occasion de le prouver. Ou pas.
Le détail qui peut tout changer : la forme de Van der Brempt
Un joueur peut faire la différence. Un seul. Et contre Westerlo, c’est peut-être Van der Brempt. Le Belge a tout pour être décisif : il est rapide, il dribble, et il a l’habitude de jouer contre des équipes pressantes. Si Westerlo le laisse faire, le Standard peut gagner. Si Westerlo le marque, alors c’est une autre histoire.
Conclusion : une équipe en reconstruction, mais pas encore au point
Le Standard a les moyens. Il a les joueurs. Mais il manque encore de fluidité. Contre Westerlo, il faudra être précis, rapide, et sans faute. Si Mohr tient, si Drammeh marque, si Van der Brempt déstabilise, alors le 12e succès est possible. Mais si une seule de ces conditions n’est pas remplie, alors le Standard aura encore une fois échoué là où il fallait gagner.