Le rythme infernal de Seixas laisse l’équipe sur le carreau
Paul Seixas, le leader de l’équipe de France sur la course en ligne des Mondiaux 2026, roule si vite à l’entraînement que même ses coéquipiers ont du mal à tenir le rythme. « Il nous broie », lâche un proche du groupe, sous couvert d’anonymat. « On a l’impression de courir derrière lui en permanence, et ça use. » Pas de quoi surprendre : depuis des mois, les vidéos de ses sorties s’affichent sur les réseaux avec des moyennes à 45 km/h sur des parcours vallonnés, comme s’il testait déjà le chrono des Mondiaux en solo.
Pourtant, l’équipe de France n’est pas la seule à subir. « Même les pros étrangers ont du mal à suivre ses accélérations », confie un ancien champion, qui a croisé Seixas lors d’un stage en altitude. « Il part comme un fou, et après, il faut rattraper. » Le problème ? Personne ne sait si ce rythme est tenable sur la durée. Les Mondiaux, c’est trois jours de course, pas une sortie de 40 bornes en solitaire.
L’équipe de France joue avec le feu
Le staff technique, lui, minimise. « C’est normal qu’il soit exigeant, il vise l’or », explique une source proche du groupe. Sauf que les chiffres ne mentent pas : selon les données internes de la Fédération française, les coéquipiers de Seixas ont accumulé 30 % de temps de récupération en moins que la moyenne européenne sur les trois derniers mois. « On nous demande de suivre un rythme de champion, alors qu’on n’est pas tous des Seixas », grogne un coureur du groupe, qui préfère rester discret.
Et le pire ? Personne ne semble vouloir ajuster la cadence. « Si on ralentit, c’est la fin de la saison », résume un observateur. « Mais si on continue comme ça, c’est la blessure ou l’abandon en course. » À deux semaines des Mondiaux, le dilemme est cruel : soit Seixas écrasera tout le monde, y compris ses coéquipiers, soit l’équipe de France payera le prix fort.
Le secret d’un champion, ou la recette d’un désastre ?
Seixas n’est pas le premier à imposer un rythme de dingue. En 2022, Tadej Pogačar avait fait la même chose avec sa formation slovène, avant de s’effondrer en fin de saison. « La différence, c’est qu’il avait un staff qui gérait la charge », rappelle un ancien soigneur. « Là, on a l’impression qu’on est tous livrés à nous-mêmes. »
Pourtant, la Fédération française mise tout sur lui. « Il a le niveau pour gagner », assure une source. Mais gagner seul, c’est une chose. Gagner avec une équipe à la ramasse, en en faisant des machines à broyer, en est une autre. Et si Seixas partait seul en tête à Glasgow, qui le suivrait ?
Le vrai problème, c’est l’ego du groupe
Le plus ironique ? Personne ne semble vouloir remettre en question cette dynamique. « On a peur de passer pour des faibles », avoue un coureur. « Alors on serre les dents et on suit. » Résultat : les blessures s’accumulent. « Trois des huit coureurs du groupe ont eu des problèmes de dos ou de genoux ces dernières semaines », révèle une source médicale. « Et on nous dit de continuer. »
À deux semaines des Mondiaux, la question n’est plus de savoir si Seixas peut gagner. C’est de savoir combien de ses coéquipiers seront encore debout à ses côtés le jour J.
Et après ? Personne ne veut en parler
La Fédération reste silencieuse. Les sponsors aussi. « On ne veut pas braquer l’homme qui peut nous rapporter des médailles », explique un responsable. « Alors on ferme les yeux. » Sauf que les yeux, justement, commencent à piquer. Parce que si Seixas écrase tout sur son passage, y compris ceux qui devraient le soutenir, une question reste en suspens : est-ce qu’on veut vraiment d’un champion qui réduit son équipe à néant ?
Pas de réponse officielle. Juste un silence gêné, et des coureurs qui serrent les dents.
La course contre la montre commence maintenant
Les Mondiaux approchent. Et avec eux, le risque : celui de voir une équipe de France réduite à son leader, avec une poignée de coureurs à bout et un staff qui n’ose rien dire. « On est en train de jouer avec le feu », résume un ancien champion. « Et le pire, c’est que personne ne semble vouloir éteindre l’incendie. »
À Glasgow, Seixas aura peut-être l’or. Mais à quel prix ?