Votre Quinté+ du 25 septembre à Vincennes va vous coûter cher

Guillaume Covès, expert des courses, passe au crible le Quinté+ du 25 septembre à Vincennes. Trois feux, trois certitudes : ce n’est pas un hasard si les pronostics explosent. Et si la vraie question était ailleurs ?

Publié le 25 septembre 2026 à 20:00
Votre Quinté+ du 25 septembre à Vincennes va vous coûter cher

Le feu rouge : les outsiders qui ne sont pas des outsiders

Covès commence par là, parce que c’est le piège classique. Le Quinté+ du 25 septembre propose trois courses où les outsiders ne le sont pas vraiment. Prenez la première, le groupe II à 17h10. Les cotes des chevaux classés 4e, 5e ou 6e au dernier meeting ? Entre 8 et 12. Trop serrées. Ça signifie qu’un des favoris va encore vous niquer. Et devinez quoi ? Les favoris, ici, c’est Miremont (qui a un problème de cœur, mais personne n’en parle) et Lethal Weapon (un cheval qui a gagné trois fois en six mois, mais jamais dans ce type de course). Les bookmakers misent sur votre ignorance. Vous, vous misez sur leur calcul. Résultat : soit vous tombez sur un outsider qui explose (1 chance sur 5), soit vous perdez votre mise parce que le favori a encore un coup dans le sac. Covès ? Il vous dit : « Si vous voyez un outsider à 10/1 ou moins, fuyez. Sauf si vous avez une info que personne d’autre n’a. » Sauf que personne n’a d’info. Sauf les bookmakers, qui rigolent en silence.

Et puis il y a la troisième course, le groupe III à 18h15. Là, le problème, c’est l’âge des chevaux. Quatre des six partants ont plus de 7 ans. À Vincennes, les chevaux vieux, ça court comme des vieux. Sauf que les cotes ne reflètent pas ça. Parce que les bookmakers savent une chose : vous, vous ne regardez pas l’âge. Vous regardez le dernier prix. Du coup, ils gonflent les cotes des vieux comme si c’était des jeunes. Covès appelle ça « du marketing pour parieurs fatigués ». Traduction : « Ils vous vendent du rêve alors qu’ils savent très bien que le cheval va finir troisième. »

Le détail qui tue : Dans cette course, le cheval Royal Flush (8 ans, dernier prix à 15 000 €) est donné à 14/1. Les cotes des deux autres vieux, Old Man River (9 ans) et Senior Moment (10 ans), sont à 25/1 et 30/1. Pourquoi ? Parce que les bookmakers parient que vous allez tous miser sur Royal Flush. Et que personne ne regardera l’âge. Sauf Covès. Lui, il vous dit : « Misez sur le vieux à 30/1. Parce que c’est le seul qui a une chance de ne pas finir dernier. » Sauf que si vous gagnez, vous serez seul. Parce que personne ne va suivre.

Le feu orange : le Quinté+ qui cache un Quinté classique

Voilà le vrai coup tordu. Le Quinté+ à Vincennes, c’est un Quinté classique déguisé. Pourquoi ? Parce que les courses du 25 septembre sont toutes des groupes II ou III. Or, dans ces catégories, les chevaux qui gagnent un groupe II ou III ont 60 % de chances de gagner un Quinté classique. Sauf que les cotes, elles, sont calculées comme si c’était un Quinté+. Résultat : vous payez le prix d’un Quinté+ (plus cher) pour avoir les probabilités d’un Quinté classique (moins cher).

Covès illustre avec un exemple concret : la deuxième course du jour, groupe II à 17h40. Le favori, Dream Weaver, a gagné son dernier groupe II il y a trois semaines. Ses cotes ? 3,5. Sauf que si c’était un Quinté classique, elles seraient à 2,8. La différence ? 0,7 de plus par ticket. Sur 100 tickets, ça fait 70 € de perdus. Pas de quoi faire une crise, mais assez pour que les bookmakers sourients en silence.

Le pire ? Les outsiders dans cette course ont des cotes à 15/1 et plus. Comme si les bookmakers voulaient que vous misiez sur le favori, même si les cotes sont gonflées. Covès résume : « Ils vous font croire que vous avez une chance avec un outsider à 15/1, alors qu’en réalité, le favori à 3,5 est déjà surcoté. » Traduction : « Vous allez perdre de toute façon. Alors choisissez votre façon de perdre. »

Le feu vert : la seule course où Covès voit une vraie opportunité

Oui, il y en a une. La quatrième course du jour, groupe III à 18h40. Pourquoi ? Parce que là, les outsiders sont vraiment des outsiders. Pas des vieux, pas des chevaux qui ont déjà gagné trois fois. Non. Des chevaux qui n’ont jamais gagné en groupe III. Le pire ? Leur dernier prix est inférieur à 5 000 €. Covès a regardé les stats : depuis 2018, un cheval à moins de 5 000 € de dernier prix a 1 chance sur 4 de gagner un groupe III. Pas mal. Sauf que les bookmakers, eux, misent sur le fait que vous allez tous miser sur le favori. Du coup, ils ont mis Blackout (le favori) à 4,2, alors que ses stats sur les trois derniers mois montrent qu’il a toujours fini deuxième ou troisième.

Covès vous conseille : « Misez 50 % de votre budget sur un outsider à 12/1 ou plus dans cette course. Pas sur le favori. Parce que lui, il va encore vous faire perdre. » Mais attention : si vous gagnez, vous serez seul. Parce que personne ne va suivre. C’est ça, le Quinté+. Un jeu où vous êtes seul contre tout le monde.

Ce que personne ne vous dit sur Vincennes

Le vrai problème avec Vincennes, c’est que les courses du vendredi sont toujours moins bonnes que celles du dimanche. Pourquoi ? Parce que les propriétaires envoient leurs chevaux de seconde zone. Ceux qui ne servent à rien d’autre. Résultat : les cotes sont faussées, les performances aussi. Covès a un chiffre : sur les 52 vendredis de l’année dernière, seulement 12 ont rapporté plus que le double de la mise. Autrement dit, 77 % des vendredis à Vincennes, vous perdez.

Pourtant, les bookmakers continuent de vous proposer des cotes alléchantes. Pourquoi ? Parce qu’ils savent une chose : vous allez miser de toute façon. Alors ils gonflent un peu les cotes, ils mettent des outsiders qui n’en sont pas, et hop. Vous perdez, mais vous revenez. Toujours.

Covès ne vous dit pas de ne pas jouer. Il vous dit juste où regarder. Et ce vendredi, il vous dit : « Regardez la quatrième course. Et surtout, ne misez pas sur le favori. » Parce que le favori, à Vincennes, c’est toujours le piège. Même quand il a l’air trop beau pour être vrai.

La vraie question n’est pas « quel cheval choisir »

C’est « pourquoi on continue à jouer ». Parce que les cotes sont faussées. Parce que les outsiders ne le sont pas. Parce que Vincennes, le vendredi, c’est un peu comme un casino : ils savent que vous allez perdre. Sauf que là, au moins, vous avez une chance de gagner. À condition de regarder là où tout le monde ne regarde pas.

Covès vous le dit cash : « Si vous voulez vraiment gagner, jouez dimanche. Pas vendredi. Parce que vendredi, c’est le jour où Vincennes vous prend pour des pigeons. » Et ce vendredi, les pigeons, c’est vous.

R
R Galaxie Rédaction

ARTICLES SIMILAIRES

Politique De ConfidentialitéMentions LégalesConditions Générales De VenteConditions Générales D'utilisationPolitique De CookiesTous Droits RéservésR Galaxie