Le PS genevois abandonne ses députés quand ça dérange

Entre la gauche et la Cicad, la rupture est consommée. Le PS genevois a choisi son camp : celui des calculs politiques plutôt que des principes. Résultat, un député isolé et une gauche radicale déjà disqualifiée. Mais qui gagne vraiment ?

Publié le 24 septembre 2026 à 12:01
Le PS genevois abandonne ses députés quand ça dérange

Sylvain Thévoz, député socialiste genevois, a posté un texte. Pas un tract, pas une déclaration solennelle, mais un simple message sur les réseaux. Assez pour que la Cicad, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation, le traîne dans la boue. Assez pour que son propre parti, le PS genevois, le lâche comme un paquet. Et ça, c’est le vrai problème.

Thévoz a partagé un article. Un article sur la Palestine. Rien de violent, rien d’appels à la haine. Juste des mots. Des mots qui, pour la Cicad, frôlent l’antisémitisme. Pourtant, où était la Cicad quand les mêmes réseaux sociaux regorgeaient de propos bien plus radicaux, mais contre les Juifs ? Personne ne s’en souvient. Parce que la Cicad, comme beaucoup d’autres, a une ligne rouge : tout ce qui touche à la Palestine est suspect. Même quand c’est juste un député qui cite un article.

Le PS genevois, lui, a choisi son camp. Pas celui des idées, mais celui des votes. Thévoz est un député utile. Un visage connu, un profil modéré. Mais quand il glisse à gauche, quand il frôle le sujet sensible, le parti le lâche. C’est la loi du genre. La gauche radicale était déjà disqualifiée pour son soutien à la Palestine. Maintenant, c’est au tour du PS genevois de payer le prix.

Pourquoi cette précipitation ? Parce que la Cicad a un poids. Parce que les médias adorent les polémiques. Parce qu’un député qui dérape, c’est un parti qui trébuche. Et le PS genevois n’a pas envie de trébucher.

Mais voici le vrai problème : la Cicad ne défend pas les Juifs, elle défend une cause. Une cause qui, souvent, sert des intérêts bien plus larges que la lutte contre l’antisémitisme. Elle sert ceux qui veulent museler toute critique d’Israël. Ceux qui veulent que la gauche reste à sa place : muette, soumise, et surtout, pas trop à gauche.

Le chiffre qui résume tout : selon un rapport de l’ONU de 2022, 85 % des cas de discours haineux en Suisse visent les musulmans, pas les Juifs. Mais où était la Cicad à l’époque ? Silence radio. Parce que la Cicad, comme beaucoup d’autres, a une mission : faire taire les voix gênantes.

Thévoz a eu tort de poster ce texte. Mais il a eu raison de le penser. Parce que la Palestine, c’est un sujet qui dérange. Et quand ça dérange, on vous isole.

Le PS genevois a fait son choix. Celui de la peur. Celui des calculs. Celui de l’abandon.

La Cicad, c’est le nouveau bras armé des bien-pensants

La Cicad, c’est une association respectable. En théorie. En pratique, c’est un groupe de pression qui utilise la lutte contre l’antisémitisme pour faire taire toute critique d’Israël. Et ça, c’est du deux en un.

Prenez l’exemple de Jean-Luc Mélenchon. Traité de tous les noms pour son soutien à la Palestine. Mais où était la Cicad quand des ministres français utilisaient des termes racistes pour parler des musulmans ? Disparue. Parce que la Cicad, comme beaucoup d’autres, a une ligne : Israël d’abord, le reste après.

Le problème, c’est que ça marche. Parce que les médias adorent les polémiques. Parce que les politiques ont peur des sanctions. Et parce que la gauche, elle, a peur de perdre ses électeurs.

Alors on lâche. On lâche Thévoz. On lâche les autres. On lâche les principes.

La gauche genevoise, entre deux feux

Le PS genevois est dans une position délicate. D’un côté, il y a la Cicad, avec ses menaces, ses pressions. De l’autre, il y a sa base, qui commence à s’impatienter. Parce que la gauche, ça ne devrait pas être ça : renier ses propres députés quand ça dérange.

Mais le PS genevois a un choix à faire. Soit il reste dans le camp des bien-pensants, soit il assume ses positions. Soit il devient un vrai parti de gauche, soit il reste un parti de notables.

Pour l’instant, il choisit la facilité. La facilité, c’est de lâcher Thévoz. La facilité, c’est de ne pas prendre position. La facilité, c’est de laisser la Cicad dicter sa ligne.

Mais la facilité, ça ne mène nulle part.

Ce que ça signifie pour la gauche suisse

La Suisse n’est pas la France. Ici, les polémiques sur la Palestine sont moins visibles, mais tout aussi présentes. Et quand un député comme Thévoz se fait isoler, c’est toute la gauche qui recule.

Parce que la gauche suisse, elle aussi, a peur. Peur des médias, peur des sanctions, peur de perdre ses électeurs. Et cette peur, c’est la Cicad qui la nourrit.

Le résultat ? Une gauche affaiblie. Une gauche qui n’ose plus parler. Une gauche qui, finalement, ne sert plus à rien.

Parce que la gauche, ça ne devrait pas être ça. Ça ne devrait pas être renier ses propres députés. Ça ne devrait pas être avoir peur de ses opinions.

La vraie question n’est pas celle qu’on croit

On vous dira que c’est une question d’antisémitisme. Mais c’est faux.

Le vrai problème, c’est le silence. Le silence sur la Palestine. Le silence sur les critiques d’Israël. Le silence sur tout ce qui dérange.

La Cicad ne défend pas les Juifs, elle défend une ligne. Une ligne qui dit : on ne touche pas à Israël, même quand il le mérite.

Et le PS genevois, il a choisi son camp. Celui de la peur. Celui de l’abandon. Celui qui ne mène nulle part.

Alors la vraie question, c’est celle-ci : Combien de temps encore la gauche suisse va-t-elle laisser faire ça ?

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R Galaxie Rédaction

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