Les socialistes se déchirent sur l’Ukraine et les retraites

Le débat de BFMTV a révélé des clivages brutaux entre les candidats. Entre la guerre en Ukraine et le blocage des retraites, la primaire sociale-démocrate montre ses failles. Voici ce qui compte vraiment.

Publié le 5 octobre 2026 à 12:02
Les socialistes se déchirent sur l’Ukraine et les retraites

Le PS divisé sur l’Ukraine, et ça ne passera pas inaperçu

Glucksmann, lui, il a osé. Pas juste parler de la guerre, mais poser la question qui fâche : « Et si on négociait avec Poutine ? » Pas pour trahir l’Ukraine, non. Juste pour éviter un hiver de famine en Europe. « Vous voulez vraiment que des millions de gens crèvent de froid parce qu’on refuse de discuter ? » Il a planté le décor. Et Faure ? Il a reculé. « On ne négocie pas avec un dictateur », a-t-il répondu, comme un écho des années 2000. Sauf que les années 2000, c’est fini. Les gens ont faim, les prix explosent, et personne ne veut entendre parler de « ligne rouge » quand les supermarchés sont vides.

Le chiffre qui résume tout : selon l’OCDE, l’inflation en Europe devrait frôler 10 % d’ici Noël. Et personne, dans ce débat, n’a vraiment expliqué comment on allait gérer ça. Juste des slogans. « La paix, mais pas à n’importe quel prix ! » Ouais, bien sûr. Sauf que le prix, il est déjà là. Et il est dans les portemonnaies des Français.

Les retraites, ce sujet qui pourrit tout

Jérôme Guedj, lui, il a essayé de recentrer. « Parlons-en, des retraites ! » Sauf que personne n’avait vraiment de plan. Juste des promesses. « On va les défendre ! » « On va les augmenter ! » Comme si c’était aussi simple. Ségolène Royal, elle, a sorti son argument choc : « Macron a tué la retraite à 60 ans, et maintenant il veut nous faire avaler 64 ans ! » Un vrai coup de poing. Parce que c’est vrai. Le gouvernement a reculé sur les 60 ans, et maintenant, il veut faire croire que c’est « normal » de travailler jusqu’à 64 ans.

Le problème ? Personne n’a dit comment ils feraient pour financer ça. Pas un mot sur la fiscalité des riches. Pas un mot sur les paradis fiscaux. Juste des « on va trouver » et des « c’est une question de justice ». Comme si la justice, ça se décrétait.

Emmanuel Maurel, l’inconnu qui dérange

Lui, au moins, il a été clair. « Le PS doit choisir : soit on reste à gauche, soit on fait comme les autres. » Un message direct, sans filtre. Il a pointé du doigt l’hypocrisie du débat : « Vous parlez de justice sociale, mais vous votez comme des libéraux sur l’Europe ! » Il a visé Glucksmann, qui défend une Europe fédérale, et Faure, qui traîne des pieds sur les questions sociales. Résultat ? Un silence gêné. Parce que Maurel a raison. Le PS est en train de perdre son âme. Entre ceux qui veulent « sauver l’Europe » (au prix de quoi ?) et ceux qui veulent « défendre les travailleurs » (mais comment ?), personne ne sait plus où il va.

Le vrai sujet du débat : qui va gagner ?

Glucksmann a marqué des points. Il a le vent en poupe, et pas qu’à cause de son charisme. Parce qu’il parle à la jeunesse, à ceux qui ont peur de l’avenir, à ceux qui veulent « changer les choses ». Faure, lui, reste le candidat « rassembleur », mais rassembleur de quoi ? D’un PS en lambeaux ? Royal, elle, mise sur l’expérience. « Moi, je connais le terrain ! » Sauf que le terrain, aujourd’hui, c’est une galère. Et Maurel ? Il est le seul à dire les choses comme elles sont. « On n’a pas les moyens de nos ambitions », a-t-il lâché. Un aveu rare, dans un débat où tout le monde joue les super-héros.

Le vrai risque ? Que le PS perde encore. Parce que si la primaire se résume à « qui est le plus à gauche ? » sans plan concret, les électeurs vont se tourner vers autre chose. Vers Mélenchon, vers LFI, vers l’abstention. Parce que les gens en ont marre des promesses creuses.

Ce qu’on retient, vraiment

  1. L’Ukraine a divisé le PS. Glucksmann veut négocier, Faure dit « non ». Personne n’a de réponse claire sur l’énergie, les prix, la famine qui vient.

  2. Les retraites, c’est le vrai casse-tête. Personne ne dit comment ils feront pour les financer. Juste « on va les défendre ». Comme si c’était un slogan et pas un combat.

  3. Maurel est le seul qui parle cash. « On n’a pas les moyens. » Un mot qui fait mal, mais qui est vrai.

  4. Le PS est en train de perdre son âme. Entre ceux qui veulent « sauver l’Europe » et ceux qui veulent « sauver les travailleurs », personne ne sait plus ce qu’il défend vraiment.

La vraie question, maintenant, c’est celle-ci : Est-ce que ça va suffire pour gagner la primaire ? Probablement pas. Parce que les électeurs, eux, ils veulent des réponses. Pas des débats où on se prend des clopes en silence.

Et puis, au fond, une chose est sûre : si le PS ne se réveille pas, il va encore perdre. Comme en 2017. Comme en 2022. Parce que les gens, ils ont besoin de plus que des mots. Ils ont besoin de solutions. Et là, personne ne les leur donne.

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R Galaxie Rédaction

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