Tien Giang retire un manche de 15 cm coincé dans un rectum

Un jeune homme a dû subir une intervention pour extraire un morceau de manche de brosse à 15 cm de profondeur. À Tien Giang, les urgences rectales ne sont pas rares. Mais ce cas pose une question simple : pourquoi les gens font-ils ça ?

Publié le 12 octobre 2026 à 22:15
Tien Giang retire un manche de 15 cm coincé dans un rectum

Un manche de 15 cm, et l’hôpital de Tien Giang en a marre des bricolages anaux

Le jeune homme était assis sur les toilettes quand le manche s’est détaché. Ou peut-être qu’il a forcé. Peu importe. Résultat : 15 centimètres de plastique coincés dans son rectum, à l’hôpital général de Tien Giang (TPO). Les médecins ont dû jouer les pompiers, sans garantie que ça ne laisse pas de séquelles. Pas de panique, ils ont réussi. Mais la question reste : pourquoi diantre quelqu’un s’envoie un manche de brosse dans le cul ?

Ça part d’un détail stupide.

Un manche de brosse à toilettes, 15 cm. Assez long pour faire mal, assez court pour ne pas être repéré tout de suite. Le genre d’objet qu’on ne jette pas, qu’on range n’importe où, et qu’on oublie. Sauf quand il se coince. Là, plus moyen de faire semblant.

Les hôpitaux vietnamiens voient ça régulièrement. Pas toujours des manches de brosse, mais des objets coincés dans des endroits où ils n’ont rien à faire. Un rapport de 2022 du Ministère de la Santé du Vietnam signalait 127 cas de corps étrangers retirés du rectum ou du vagin en un an. La plupart ? Des morceaux de plastique, des jouets cassés, des morceaux de verre. Parfois, des tentatives de suicide ratées avec des objets du quotidien. Parfois, juste de la négligence.

À Tien Giang, ils ont l’habitude. Mais 15 cm, c’est déjà un record. Pas assez pour battre les cas extrêmes, en 2019, un homme au Japon avait un manche de balai coincé depuis deux ans, mais assez pour montrer que les gens testent les limites. Pas par masochisme, non. Par bêtise. Ou par défi stupide.

Les médecins voient ça, mais ne le disent pas.

Dr. Lê Văn Minh, chirurgien à TPO, refuse d’en parler en détail. « On retire, on soigne, on passe à autre chose. » Traduction : ils en ont ras-le-bol. Les patients arrivent souvent en urgence, paniqués, avec des douleurs atroces. Parfois, ils mentent sur ce qu’ils ont fait. « J’ai glissé », « Je ne sais pas comment c’est arrivé ». Comme si le manche de brosse était tombé du plafond.

Pourtant, les causes sont toujours les mêmes :

  • L’alcool. Beaucoup de ces cas surviennent après une soirée arrosée. « Quand on a trop bu, on fait n’importe quoi », résume un infirmier sous couvert d’anonymat. Le manche de brosse devient un accessoire de jeu… ou un pari. « Tiens, essaie de le faire passer. » Spoiler : ça ne passe pas.
  • La curiosité. Les jeunes, surtout, aiment tester. Pas pour le plaisir, non, juste pour voir. Comme avec les aimants, les piles, ou les objets pointus. « C’est comme ça qu’on apprend », disent-ils. Sauf que là, l’apprentissage coûte cher.
  • L’ignorance. Certains pensent que « ça va sortir tout seul ». D’autres attendent des jours, jusqu’à ce que l’infection s’installe. Résultat : des interventions plus longues, plus douloureuses, parfois des complications.

Le vrai problème, c’est la honte.

Admettre qu’on a un manche de brosse coincé dans le rectum, c’est avouer une connerie. Alors on attend. On souffre. On espère que ça va disparaître. Sauf que non.

À Tien Giang, ils ont une solution simple : arrêter de faire ça. Mais comment faire passer le message ? Avec des affiches ? « Attention, ne vous mettez pas de manches de brosse dans le cul » ? Ça ne marche pas.

Pourtant, il y a des pays où on en parle ouvertement. En Corée du Sud, par exemple, les urgences ont lancé des campagnes après une vague de cas similaires. Résultat ? 30 % de baisse en deux ans. Pas parce que les gens sont devenus sages, mais parce qu’ils ont compris que c’était trop con.

Alors pourquoi le Vietnam ne fait rien ?

Parce que parler de ça, c’est parler de honte. De bêtise. De ce que les gens ne veulent pas admettre. Pourtant, les chiffres sont là : les corps étrangers dans le rectum coûtent cher aux hôpitaux, et font perdre un temps précieux aux médecins.

Le Dr. Minh le dit sans détour : « On devrait en parler. Mais personne n’ose. » Traduction : c’est trop gênant. Trop ridicule. Alors on fait semblant que ça n’existe pas.

Sauf que ça existe.

Et à Tien Giang, ils continuent de retirer des manches de brosse. Un par un. En espérant que le prochain patient aura la décence de ne pas attendre trop longtemps.

Pourquoi les gens font ça, et comment en sortir ?

La réponse est simple : parce que l’humiliation est pire que la douleur.

Admettre qu’on a fait une connerie, c’est avouer qu’on a perdu le contrôle. Alors on attend. On souffre. On se dit que « ça va passer ». Sauf que non. Le manche reste. La douleur s’aggrave. Et à un moment, il faut bien se résoudre à en parler.

Les médecins vietnamiens voient ça tous les mois. « Ils arrivent en pleurant, ils ont honte, mais ils n’ont pas le choix », raconte une infirmière. La solution ? Arrêter de jouer avec.

  • Si vous avez trop bu, ne touchez à rien. Pas de défis stupides, pas de paris. Le lendemain, vous regretterez déjà.
  • Si vous êtes curieux, trouvez une autre façon de tester vos limites. Pas besoin de risquer une infection.
  • Si vous attendez, vous payez. Cher. En argent. En temps. En dignité.

Le pire ? Ça pourrait arriver à n’importe qui. Un jour, après une soirée, un coup de folie, et hop : vous vous retrouvez avec un objet coincé. Pas besoin d’être un cas extrême. Juste un peu de négligence.

À Tien Giang, ils savent que le prochain cas est déjà en route. Parce que la bêtise, ça ne s’éradique pas avec des affiches. Ça se combat en parlant. Franchement. Sans filtre.

Ce que ça dit de nous

On rit des gens qui se mettent des objets dans le cul. « Mais c’est ridicule ! » Oui. Et pourtant, ça arrive. Tout le temps.

Pourquoi ? Parce que l’humain est capable du meilleur… et du pire. Parce que la honte est une prison plus solide que le plastique. Parce que parfois, on préfère souffrir en silence plutôt qu’admettre qu’on a merdé.

Le manche de 15 cm retiré à Tien Giang, c’est l’histoire de tout le monde. Pas celle des héros. Celle des gens normaux, qui font des conneries, qui attendent trop longtemps, et qui finissent par payer le prix.

La prochaine fois, peut-être que ce sera vous. Alors réfléchissez avant d’agir. Ou du moins, réfléchissez avant de vous mettre quelque chose dans le cul.

La leçon (si vous en tirez une)

Les hôpitaux vietnamiens en ont marre. Les patients aussi, une fois la douleur passée. La vraie question n’est pas « Comment ça arrive ? », mais « Pourquoi on ne fait rien pour l’éviter ? »

Parce que parler de ça, c’est parler de nos faiblesses. De nos erreurs. De notre capacité à faire n’importe quoi quand on a trop bu, trop parié, ou juste trop envie de tester.

Alors oui, retirez le manche. Mais surtout, retirez l’idée.

Parce que la prochaine fois, ce ne sera peut-être pas qu’un manche. Ce pourrait être pire.

Et là, même les médecins de Tien Giang ne pourront plus rien pour vous.

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R Galaxie Rédaction

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