Macron menace Moscou après l'attaque sur la centrale de Zaporijjia

Emmanuel Macron durcit le ton contre la Russie après un drone qui a frôlé la catastrophe nucléaire. Pourquoi cette fois, Paris ne joue plus les intermédiaires ? Et ce que l’Occident refuse toujours de voir.

Publié le 19 septembre 2026 à 08:11
Macron menace Moscou après l'attaque sur la centrale de Zaporijjia

La centrale qui fait peur à tout le monde

Zaporijjia, c’est le monstre nucléaire d’Europe. Six réacteurs, 5 000 employés, et une situation de guerre depuis 2022. Les Russes l’ont prise, les Ukrainiens disent qu’ils la sabotent, les experts du nucléaire hurlent depuis des mois : « Un jour, ça va péter. » Et mercredi, ça y était presque. Un drone a touché une sous-station électrique à côté des réacteurs. Résultat : les systèmes de refroidissement ont vacillé. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a parlé d’« incident grave ». Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a même exigé une inspection « immédiate ». Sauf que personne n’ose y aller. Trop risqué. Pourquoi cette attaque change la donne ? Parce que c’est la première fois que le nucléaire entre vraiment dans la guerre. Avant, c’était des missiles, des drones, des villes détruites. Là, c’est l’apocalypse qui frôle.

Le chiffre qui claque : 10 millions de personnes vivent dans un rayon de 80 km autour de Zaporijjia. Si un réacteur explose, ce n’est pas que l’Ukraine qui brûle. C’est l’Europe de l’Est qui prend feu. Et personne ne veut en parler. Pas les Russes, qui minimisent. Pas les Ukrainiens, qui accusent sans preuve. Pas l’Occident, qui préfère regarder ailleurs. Sauf Macron. Lui, il a compris une chose simple : si la centrale saute, ce n’est pas qu’un problème ukrainien. C’est un problème à nous.

Pourquoi Macron sort les griffes maintenant ?

Parce que la Russie a testé tout le monde. Pendant des mois, Moscou a fait semblant de négocier, puis a repris ses raids. À Bakhmut, à Avdiïvka, partout. L’Ukraine résiste, mais l’Occident commence à fatiguer. Les États-Unis traînent sur les livraisons d’armes, l’Allemagne hésite encore sur les chars. Et la Russie, elle, elle a compris une chose : on peut faire pression sans se faire répondre.

Jusqu’à mercredi. Là, avec Zaporijjia, Poutine a peut-être cru jouer avec les nerfs de l’Europe. Sauf que cette fois, Macron a réagi. « La Russie doit arrêter ses intimidations », a-t-il dit. Pas de « nous sommes inquiets », pas de « il faut dialoguer ». Juste un « ça suffit ». Pourquoi lui et pas les autres ? Parce que la France, c’est le dernier pays européen à encore croire que la guerre se gagne sur le terrain. Pas avec des mots, avec des missiles. Et surtout, parce que Macron a un atout que personne n’a : il peut encore faire peur à Poutine. Pas avec une armée, mais avec une menace crédible. « Si vous touchez à Zaporijjia, vous touchez à l’Europe », c’est ce qu’il a sous-entendu. Est-ce que ça va marcher ? Personne ne sait. Mais c’est la première fois qu’un dirigeant occidental ose dire ça haut et fort.

Ce que l’Occident refuse toujours de voir

L’Europe tremble. Pas à cause des drones, mais à cause de ce qu’ils pourraient déclencher. Le vrai danger, ce n’est pas une explosion nucléaire aujourd’hui. C’est l’effet domino. Si Zaporijjia saute, les Russes vont pointer du doigt l’Ukraine et dire : « Vous voyez, c’est eux les irresponsables. » Et l’Occident ? Il va hésiter. Parce que livrer des armes à l’Ukraine, c’est bien. Mais déclencher une crise nucléaire, c’est autre chose.

Le pire ? Personne ne veut assumer. Les États-Unis regardent ailleurs. L’Allemagne tergiverse. Même l’Ukraine, qui se bat, commence à fatiguer. Sauf la France. Macron, lui, il assume. Même si ça veut dire se mettre à dos la Russie. Même si ça veut dire dire des vérités qui dérangent. « La Russie doit comprendre qu’elle ne peut pas faire n’importe quoi », a-t-il répété. Est-ce que ça va suffire ? Non. Mais c’est un début.

Le vrai jeu : qui contrôle l’énergie ?

Zaporijjia, ce n’est pas qu’une centrale. C’est un enjeu géopolitique. Celui qui la maîtrise contrôle une partie de l’électricité de l’Europe. Les Russes l’ont bien compris. Ils l’utilisent comme un pion. Pas seulement pour faire peur, mais pour négocier. « Vous voulez du gaz ? Vous voulez éviter la crise énergétique ? Alors arrêtez de nous attaquer. » Sauf que cette fois, l’Europe ne veut plus jouer.

Macron l’a dit clairement : « La Russie ne peut pas dicter ses règles. » Traduction : « On ne paiera plus votre chantage. » Est-ce que ça va marcher ? Peut-être. Peut-être pas. Mais une chose est sûre : si la France et l’Allemagne tiennent bon, la Russie va avoir un problème. Parce que sans l’Europe, Moscou n’a plus de levier.

La dernière carte de Macron

Emmanuel Macron mise tout sur la peur. Pas la peur de la Russie, mais la peur de l’Europe. « Si vous touchez à Zaporijjia, vous touchez à nous », c’est son message. Est-ce que ça va faire plier Poutine ? Probablement pas. Mais ça peut faire bouger les lignes. Parce que pour la première fois, quelqu’un ose dire que la guerre en Ukraine, ce n’est pas qu’un conflit lointain. C’est une menace directe.

Le vrai test, ce sera dans les prochaines semaines. Si un autre drone touche la centrale, si un réacteur vacille, si l’Europe hésite encore… Alors Macron aura perdu. S’il tient bon, si l’Occident réagit, si la Russie recule… Alors il aura gagné.

Une chose est sûre : ce n’est pas une question de si la centrale va sauter. C’est une question de quand. Et cette fois, Macron a compris que l’Europe ne peut plus faire semblant de ne pas voir.

La dernière ligne : Poutine bluffe. Mais il bluffe avec nos vies en jeu.

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R Galaxie Rédaction

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