42 % des Français ne font plus confiance à Macron après ses promesses

Son interview musclée a réveillé les doutes. Mais derrière les effets d’annonce, un vrai calcul politique se joue. Voici pourquoi cette sortie pourrait tout changer, ou tout casser.

Publié le 25 septembre 2026 à 18:03
42 % des Français ne font plus confiance à Macron après ses promesses

Le 20 heures de TF1, ce jeudi, Emmanuel Macron avait l’air d’un homme qui n’a plus rien à perdre. Assis entre les deux présentateurs, il a parlé d’écologie comme d’un sujet urgent, de pouvoir d’achat comme d’une obsession, et de la droite comme d’un danger public. Pas de demi-mesure. Pas de flou artistique. Juste des phrases courtes, des promesses directes, et cette impression tenace que le président a enfin décidé de jouer franc jeu. Sauf que personne ne sait si c’est une stratégie ou un aveu d’échec. Et ça, c’est le vrai problème.

Le chiffre qui résume tout : 42 %

Selon un sondage Odoxa publié la semaine dernière, et que personne n’a vraiment commenté, 42 % des Français estiment que Macron « ne tient pas ses promesses ». Un record depuis son élection. Le pire ? Ce chiffre grimpe à 58 % chez les 18-34 ans. La jeunesse, justement celle qu’il prétend sauver avec ses réformes, lui tourne le dos. Pourtant, ce jeudi soir, il a parlé comme si de rien n’était.

Il a évoqué le pouvoir d’achat, oui, mais sans annoncer de mesure concrète. Il a attaqué la droite, mais sans nommer vraiment qui visait. Il a parlé d’écologie, mais sans préciser comment il compte imposer ses choix face à une opposition déterminée. Bref, du Macron pur jus : des mots, des promesses, et zéro garantie.

Pourquoi il a craqué maintenant ?

Plusieurs explications. D’abord, la pression des marchés. Les taux d’intérêt montent, la dette aussi, et les investisseurs commencent à s’impatienter. Macron sait que s’il ne fait pas semblant de bouger, les agences de notation vont passer à l’action. Ensuite, les législatives approchent. Même s’il croit encore à sa majorité, il sent que quelque chose cloche. Et puis, il y a l’effet Le Pen. Marine Le Pen, elle, elle assume ses choix. Elle parle clair, elle menace, elle divise. Macron, lui, il tergiverse. Ce jeudi, il a essayé de lui voler la vedette.

Sauf que le problème, c’est que personne ne le croit plus. Quand il dit qu’il va « protéger les classes moyennes », on se demande : comment ? Avec quels moyens ? Quand il parle d’écologie, on se dit : encore une fois, il va nous faire payer. Et quand il attaque la droite, on se dit : mais enfin, depuis le début, vous êtes où, vous ?

Le vrai risque : il a réveillé les loups

Macron a passé cinq ans à jouer les arbitres, à faire semblant de ne pas choisir. Résultat ? Personne ne sait plus où il se situe. La gauche le déteste parce qu’il a cassé les acquis sociaux. La droite le déteste parce qu’il a gardé trop de ses mesures. Les marchés le détestent parce qu’il ne fait pas assez. Et les Français ? Ils le détestent parce qu’il ne les écoute plus.

Ce jeudi, il a tenté un coup de poker. Il a brisé sa discrétion, il a osé des phrases fortes, il a même frôlé l’insulte contre ses adversaires. Mais est-ce que ça suffit ?

Le danger, c’est qu’il a réveillé les loups. La droite va contre-attaquer, la gauche va le traiter de menteur, et les Français vont encore se demander : mais au fond, qu’est-ce qu’il veut, lui ? S’il ne donne pas de réponses claires dans les prochaines semaines, il va perdre.

Ce qu’il ne dit pas : le vrai choix qui l’attend

Derrière les effets d’annonce, il y a un dilemme mortel. Macron peut soit continuer sur sa lancée, en espérant que les réformes porteront leurs fruits d’ici 2027. Sauf que les Français n’ont pas envie d’attendre. Soit il fait un virage à 180 degrés, en annulant certaines mesures et en revenant sur ses promesses de libéralisation. Sauf que là, il perdra ses soutiens économiques.

Il est coincé. Et ce jeudi, il l’a montré.

La dernière ligne droite ? Non. La dernière chance.

Macron a dit que c’était sa « dernière ligne droite ». Mais en réalité, c’est sa dernière chance.

Si dans les prochains mois il ne parvient pas à donner l’impression d’un vrai changement, il va droit dans le mur. Pas seulement aux législatives, mais dans l’Histoire. Parce que ce n’est pas la droite ou la gauche qui va le faire tomber. C’est l’épuisement.

Ce jeudi, il a parlé fort. Mais il lui reste à passer à l’acte. Et là, les doutes sont légitimes.

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R Galaxie Rédaction

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