La France porte un coup dur à Infantino dans l’affrontement FIFA.

La FFM tourne le dos à son allié suisse. Pourquoi ce revirement ? Ce que ça change pour le foot mondial. Et ce que ça révèle des fractures européennes.

Publié le 11 septembre 2026 à 08:00
La France porte un coup dur à Infantino dans l’affrontement FIFA.

Pourquoi la France trahit son propre président ?

Pas par conviction. Par intérêt. Diallo, lui, reste fidèle à Infantino. « On a une relation de confiance », répétait-il encore en janvier 2024. Pourtant, la FFM a basculé. Pourquoi ? Parce que l’Europe, elle, a changé de jeu. La France suit la fronde des fédérations allemandes, anglaises, espagnoles. Elles en ont marre des coûts exorbitants des Coupes du monde, des contrats opaques avec les chaînes de télé, et surtout : des décisions prises sans elles. En 2026, la FIFA a annoncé un nouveau cycle de Mondiaux. 48 équipes, 16 villes, des milliards dépensés. Résultat ? Des stades vides à Doha, des budgets qui explosent, et des pays qui se lèvent le matin en se demandant « Mais qu’est-ce qu’on a encore signé ? ».

La France, elle, a les comptes. Et les comptes, ça ne ment pas. En 2023, le déficit de la LFP frôlait les 100 millions d’euros. La Coupe du monde 2026 coûtera cher aux États-Unis. Très cher. Et si la FIFA veut encore organiser un Mondial en 2030 ? Personne ne sait où. Personne ne sait combien. Juste des promesses, des contrats signés dans le dos des fédérations, et des décisions prises à Zurich sans consulter personne.

Alors oui, la France lâche Infantino. Pas par idéologie. Par pragmatisme. Parce que rester dans le jeu, c’est payer. Et payer, c’est perdre.

L’Europe contre-attaque, mais à quel prix ?

La fronde européenne, c’est une première. Une vraie. Pas une simple grogne, pas une lettre de protestation envoyée en PDF. Non. Cette fois, c’est organisé. La France, l’Allemagne, l’Angleterre : elles veulent un nouveau pouvoir décisionnel. Moins de FIFA, plus d’Europe. « On veut une gouvernance plus transparente », a lâché un proche du dossier. Traduction : « On veut décider nous-mêmes, sans Infantino qui nous prend pour des vaches à lait ».

Sauf que l’Europe, elle non plus, n’a pas les mains propres. La UEFA, c’est le même système. Les mêmes combines. Les mêmes contrats opaques. En 2022, une enquête du New York Times révélait que la UEFA avait versé 1,3 milliard d’euros à des clubs… sans toujours justifier les montants. 1,3 milliard. Avec des commissions qui partent dans des poches inconnues. Des contrats signés sans appel d’offres. Des décisions prises entre amis.

Alors quand l’Europe dit « On veut plus de transparence », il faut rire jaune. Parce que la transparence, c’est comme le fair-play : ça s’applique quand ça arrange.

Infantino, l’homme qui a tout perdu en un an

Gianni Infantino, c’est l’homme qui a cru au rêve. Celui d’un football mondial, unifié, riche, puissant. Résultat ? Un football qui coûte une fortune, où les petits pays n’ont plus leur place, et où les gros se serrent les coudes pour garder le pouvoir. En 2022, il annonçait fièrement : « La FIFA, c’est la démocratie en action ! ». En 2025, la France lui tourne le dos. L’Allemagne aussi. L’Angleterre aussi.

Pourtant, Infantino a tout pour lui. Il a les sponsors, il a les médias, il a les pays riches qui le soutiennent. Alors pourquoi ce revirement ? Parce que le football, aujourd’hui, c’est une guerre. Une guerre entre ceux qui veulent garder le système et ceux qui veulent le changer. Et Infantino, il est du côté des premiers. Du côté des vieux qui ne veulent pas lâcher leur trône.

Sauf que les vieux, parfois, ils finissent par tomber. Et Infantino, lui, il est en train de dégringoler.

Ce que ça change pour le foot mondial

La France ne soutiendra pas Infantino en 2027. Et après ? Après, tout bascule. Parce que sans la France, l’Allemagne, l’Angleterre, Infantino n’a plus de poids. Plus de légitimité. Plus de crédibilité. La FIFA, c’est un château de cartes. Et si les cartes les plus grosses se retournent, tout s’effondre.

Alors oui, la fronde européenne, c’est un coup dur. Mais c’est aussi une opportunité. Une opportunité de changer les règles. De faire en sorte que les petites fédérations aient enfin leur mot à dire. Que les coûts des Mondiaux ne soient plus supportés par trois ou quatre pays. Que la FIFA ne soit plus un club privé où tout se décide entre amis.

Sauf que… est-ce que l’Europe est prête à assumer ? Parce que si elle veut vraiment changer les choses, il va falloir casser du bois. Vraiment. Pas juste envoyer une lettre de protestation. Pas juste voter contre Infantino. Il va falloir proposer un nouveau système. Un système où le pouvoir ne serait plus concentré entre les mains de quelques-uns. Un système où les fédérations auraient vraiment leur voix.

Et ça, personne ne sait si c’est possible. Personne ne sait si l’Europe en a les tripes.

Le vrai jeu, c’est ailleurs

Tout le monde parle de la fronde européenne. Tout le monde parle d’Infantino. Mais le vrai jeu, il se joue ailleurs. Dans les coulisses. Là où les contrats se signent sans transparence. Là où les décisions se prennent entre quelques-uns. Là où l’argent coule à flots… mais pas pour tout le monde.

Parce que la FIFA, c’est comme un iceberg. Ce qu’on voit, c’est les Coupes du monde, les transferts records, les joueurs stars. Ce qu’on ne voit pas, c’est le reste. Les petits pays qui ne peuvent pas suivre. Les clubs qui crèvent sous les dettes. Les joueurs qui se font plumer par des contrats opaques.

La France lâche Infantino. Bien. Mais est-ce que ça changera vraiment quelque chose ? Ou est-ce que ce ne sera qu’un nouveau round dans une guerre sans fin ?

Une chose est sûre : le football, aujourd’hui, il est malade. Très malade. Et les remèdes, personne ne les a encore trouvés.

La dernière question, c’est celle-ci : est-ce que l’Europe a les couilles pour soigner le malade ?

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R Galaxie Rédaction

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