L'OM a gardé Igor Paixão, et c'est une connerie monumentale

Stéphane Richard explique pourquoi Marseille n'a pas vendu son ailier brésilien. Sauf que ses arguments tiennent debout comme un château de cartes dans un ouragan. On décrypte l'erreur stratégique qui va coûter cher au club.

Publié le 3 septembre 2026 à 10:01
L'OM a gardé Igor Paixão, et c'est une connerie monumentale

50 millions d’euros. C’est ce qu’aurait pu rapporter Igor Paixão cet été.

Cinquante. Millions. D’euros.

L’OM, lui, a préféré le garder. Officiellement, parce que le Brésilien est « un joueur clé pour le projet sportif ». Officieusement, parce que les dirigeants ont paniqué devant le mercato et cru qu’ils pouvaient tout contrôler. Résultat ? Un club toujours dans le rouge, un effectif déséquilibré, et une pression financière qui va revenir comme un boomerang.

Vous voulez savoir pourquoi c’est une décision de merde ? Parce que c’est écrit partout. Dans les comptes, dans les performances, dans les choix tactiques. Et surtout, dans l’histoire récente du football.

Le mercato, c’est comme un divorce : quand t’es obligé de vendre, tu vends

L’OM était dans une situation claire cet été : vendre pour survivre. Pas par choix. Par nécessité. Le club devait dégager au moins 60 millions d’euros pour respecter le fair-play financier. Et devinez quoi ? Ils en ont à peine récupéré la moitié.

Pourquoi ? Parce que Stéphane Richard et son équipe ont cru qu’ils pouvaient faire les malins. Qu’ils pouvaient garder leurs pépites, refuser les offres, et continuer comme si de rien n’était. Sauf que le football, ça ne marche pas comme ça. Quand t’es dos au mur, tu vends tes meilleurs éléments. Point.

Regardez le PSG avec Neymar en 2023. Regardez le Barça avec Messi en 2021. Regardez l’OM lui-même avec Payet en 2017. Quand les comptes sont dans le rouge, tu te sépares de tes stars. Pas de tes joueurs moyens. Pas de ceux qui coûtent cher sans rapporter. Tu vends tes meilleurs actifs, tu restructures, et tu reconstruis.

Là, l’OM a fait l’inverse. Ils ont gardé Paixão, un joueur talentueux mais pas indispensable, et ils ont vendu des mecs comme Harit ou Clauss, qui étaient plus utiles sur le terrain. Une aberration.

Paixão, c’est bien. Mais c’est pas Mbappé

Oui, Igor Paixão est un bon joueur. Rapide, technique, capable de faire la différence. Mais il a 22 ans, il sort d’une saison correcte sans être exceptionnelle, et surtout, il n’est pas irremplaçable.

Vous savez ce qui est irremplaçable ? Cinquante millions d’euros dans les caisses d’un club qui en a désespérément besoin. Cinquante millions, c’est deux ou trois joueurs de bon niveau, un effectif plus équilibré, et surtout, une marge de manœuvre pour les prochains mercatos.

L’OM a préféré garder un espoir plutôt que de se donner les moyens de ses ambitions. C’est comme refuser de vendre sa vieille voiture alors qu’on a plus un sou pour payer son loyer. Sauf que là, on parle d’un club de foot, pas d’un particulier.

Et puis, soyons honnêtes : Paixão, il a le niveau pour jouer en Ligue 1, mais pas pour porter un club. Il a marqué 5 buts la saison dernière. Cinq. En 34 matchs. C’est bien, mais c’est pas non plus la performance du siècle. Alors pourquoi le garder à tout prix ?

Par ego. Par peur. Par manque de vision.

Le fair-play financier, c’est pas une option

Stéphane Richard a expliqué que garder Paixão était « un choix sportif ». Sauf que le fair-play financier, c’est pas une suggestion. C’est une règle. Et quand tu la respectes pas, tu te fais sanctionner.

L’OM a déjà été dans le collimateur de l’UEFA par le passé. Ils ont déjà eu des amendes, des restrictions de mercato. Alors pourquoi prendre le risque de recommencer ? Parce que les dirigeants ont cru qu’ils pouvaient tricher avec les règles ?

C’est comme si vous aviez un découvert de 10 000 euros et que vous refusiez de vendre votre télé pour rembourser. Au début, ça passe. Mais un jour, la banque vous tombe dessus. Et là, c’est la catastrophe.

L’OM est dans cette situation. Ils ont préféré garder un joueur plutôt que de se mettre en conformité. Et maintenant, ils vont devoir vivre avec les conséquences : un effectif affaibli, des finances toujours fragiles, et une pression qui va monter d’un cran.

Le vrai problème, c’est pas Paixão. C’est la gestion

Le souci, c’est pas Igor Paixão. C’est pas non plus Stéphane Richard, même si son discours laisse perplexe. Le vrai problème, c’est la gestion du club.

L’OM, c’est un club qui dépense trop, qui recrute mal, et qui se retrouve coincé dans un cercle vicieux : pour performer, il faut dépenser. Pour dépenser, il faut vendre. Mais pour vendre, il faut avoir des joueurs qui intéressent les autres clubs. Et pour avoir des joueurs qui intéressent, il faut performer.

Sauf que l’OM, il performe pas assez. Alors il vend ses meilleurs éléments, mais pas au bon moment. Et il se retrouve avec un effectif déséquilibré, des finances dans le rouge, et des supporters qui râlent.

Garder Paixão, c’est juste la cerise sur le gâteau. Un gâteau pourri, d’ailleurs.

Et maintenant, on fait quoi ?

Maintenant, l’OM n’a plus le choix. Soit ils vendent Paixão en janvier, et ils récupèrent une partie de la mise. Soit ils attendent l’été prochain, et ils prennent le risque de le voir partir gratuitement. Parce qu’un joueur qui veut pas rester, ça finit toujours par partir.

Et puis, il y a l’autre option : continuer comme ça. Garder des joueurs pour le plaisir, ignorer les réalités financières, et prier pour que ça marche. Sauf que dans le football, les prières, ça rapporte pas de points.

Alors oui, garder Paixão, c’est un symbole. Le symbole d’un club qui refuse de grandir, qui préfère les illusions aux réalités. Et ça, c’est bien plus grave que cinquante millions d’euros.

La leçon à retenir ? Le football, c’est pas un jeu

Le football, c’est un business. Un business impitoyable, où les émotions comptent moins que les chiffres. Où les rêves se brisent sur les réalités économiques. Où garder un joueur parce qu’il est « sympa » ou « prometteur », c’est une connerie.

L’OM a fait cette connerie. Et maintenant, il va falloir assumer. Parce que dans ce milieu, les erreurs se paient cash. Et cinquante millions, c’est une sacrée addition.

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R Galaxie Rédaction

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