Pourquoi l'Iran accuse les États-Unis sans jamais citer de preuve

Massoud Pezeshkian a brandi ses accusations contre Washington et Tel-Aviv devant l’ONU, mais son discours cache un problème plus gros : l’Iran joue le jeu de la victimisation sans jamais prouver ses allégations. Pendant ce temps, les sanctions étouffent le pays, et personne ne semble prêt à lever le pied.

Publié le 24 septembre 2026 à 08:07
Pourquoi l'Iran accuse les États-Unis sans jamais citer de preuve

Massoud Pezeshkian a pris la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU mercredi, et son message était clair : « L’Iran n’a jamais été un agresseur ». Traduction : « C’est vous, les méchants ». Sauf que personne ne lui tend un miroir pour lui montrer ses propres exactions. Pourtant, son discours n’était pas qu’un coup d’épée dans l’eau. Il visait un public précis : ceux qui croient encore que l’Iran est une victime passive, écrasée par des sanctions et des menaces extérieures. Le problème ? Les faits ne suivent pas toujours le récit.

Pezeshkian a dénoncé « l’hypocrisie des États-Unis et d’Israël », deux pays qu’il accuse de « terroriser » la région. Mais où sont les preuves ? Pas dans son discours. Juste des généralités. L’Iran, lui, continue de financer des milices comme le Hezbollah, d’armer des groupes en Syrie et au Yémen, et de saboter les efforts de désescalade. Pourtant, à l’ONU, on écoute surtout celui qui crie le plus fort.

Et puis il y a le détail qui dérange : l’Iran a lancé des drones et des missiles vers Israël ces derniers mois. Des attaques qui ont tué des civils. Mais pour Pezeshkian, c’est « une réponse légitime ». Là où Israël riposte, c’est de l’agression. Là où Téhéran frappe, c’est de la défense. La logique est simple : l’Iran est toujours dans son bon droit. Sauf que personne ne lui demande des comptes.

Les sanctions, ce bouc émissaire commode

Pezeshkian a encore une fois sorti le grand classique : « Les sanctions tuent les Iraniens ». C’est vrai. Mais c’est aussi vrai que le régime iranien gaspille des milliards en armement pendant que sa population crève. Selon la Banque mondiale, l’inflation en Iran a dépassé 40 % en 2023, et le rial s’effondre. Pourtant, Téhéran dépense des centaines de millions par an pour soutenir des groupes armés à l’étranger.

Le discours de Pezeshkian à l’ONU ? Un mélange de victimisation et de diversion. Il parle des sanctions, mais pas des détournements de fonds. Il parle de la menace américaine, mais pas des missiles iraniens qui tombent sur des civils. C’est un numéro de comédien qui marche encore… parce que l’Occident hésite à lui répondre.

Israël et les États-Unis : les boucs émissaires parfaits

Pezeshkian a accusé Israël d’être « un État terroriste ». Un terme lourd, mais vide. Parce que quand l’Iran appelle à la destruction d’Israël, on ne l’entend pas. Quand il soutient des groupes comme le Hamas, on ne l’accuse pas assez fort. Israël, lui, a le droit de se défendre. L’Iran, lui, a le droit de menacer.

Les États-Unis ? « Responsables de la crise au Moyen-Orient », selon Pezeshkian. Sauf que sans l’accord nucléaire de 2015 (que Trump a quitté), l’Iran n’aurait peut-être pas les moyens de financer autant de guerres par procuration. Mais bon, accuser Washington est plus facile que de reconnaître ses propres erreurs.

Le pire ? Personne ne contredit vraiment Pezeshkian. À l’ONU, on applaudit par politesse. En Europe, on ferme les yeux. Aux États-Unis, on hausse les épaules. Parce que la diplomatie, c’est aussi ça : laisser dire sans jamais répondre.

Ce que personne ne dit sur l’Iran

Il y a un truc qui saute aux yeux : l’Iran joue un double jeu. D’un côté, il se présente en martyr. De l’autre, il étouffe toute opposition interne. En 2022, les manifestations contre le régime ont été écrasées dans le sang. En 2023, les protestations ont repris après la mort de Mahsa Amini. Réponse de Téhéran ? Des arrestations, des exécutions, et un blackout médiatique.

Mais à l’ONU, on parle des sanctions, pas des prisons. On parle des drones iraniens, mais pas des droits humains. Parce que dénoncer le régime, ça fâche. Et puis, l’Occident a besoin de l’Iran pour négocier. Même si c’est un partenaire pourri.

Et maintenant ?

Pezeshkian est reparti de l’ONU avec son discours de victime. Mais la réalité, c’est que l’Iran continue de jouer avec le feu.

  • Israël frappe. L’Iran répond. Le cycle ne s’arrête pas.
  • Les sanctions étouffent l’économie iranienne. Mais le régime s’en moque, tant qu’il peut armer ses alliés.
  • Personne ne veut d’une guerre ouverte. Sauf que la guerre, elle est déjà là. Juste sans bombes.

Le vrai problème, c’est que personne ne veut assumer. Les États-Unis et Israël ont peur d’escalader. L’Europe veut négocier. Et l’Iran, lui, profite du flou.

Alors oui, Pezeshkian a raison sur un point : l’Iran n’est pas une victime. C’est un acteur. Un acteur qui ment, qui triche, et qui compte sur la lâcheté des autres pour continuer son petit jeu.

La question, c’est : jusqu’à quand on va le laisser faire ?

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R Galaxie Rédaction

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