# **Qui finance vraiment la privatisation d’INWIT ?**
Le 12 octobre 2026, à 10h01, Boursorama publiait une info en traduction automatique : *« Selon certaines sources, les investisseurs d’INWIT mettent en place un financement en vue d’une éventuelle privatisation. »* Traduction : on y est. Ou presque.
Ce n’est pas une rumeur. Ce n’est pas non plus une annonce officielle. Juste une phrase lâchée entre deux lignes, comme un aveu glissé dans un rapport. Les actionnaires, ceux qui détiennent encore des parts après les vagues de cessions des dernières années, sont en train de monter un dossier. Pas pour vendre demain. Pour préparer le terrain. Parce que privatiser INWIT, ce n’est pas juste signer un chèque. C’est démanteler un morceau d’infrastructure critique, et personne ne veut assumer les conséquences.
## **L’argent vient d’où ? Personne ne le dit**
Les rumeurs pointent vers des fonds souverains. Peut-être le Qatar, peut-être un consortium asiatique. Peut-être même un acteur européen qui veut se refiler un actif sans trop de bruit. Le problème ? INWIT, c’est 15 000 kilomètres de fibre optique en France, des data centers stratégiques, et une dette qui pèse encore lourd sur les comptes.
En 2023, la dette d’INWIT s’élevait à **2,8 milliards d’euros** (source : rapport annuel consolidé). Si on privatise, qui va racheter ça ? Un fonds d’investissement ? Un opérateur télécoms déjà surchargé ? Ou pire : un prédateur qui va revendre les actifs un à un, en laissant les collectivités locales avec des dettes et des contrats pourris ?
Le vrai mystère, ce n’est pas *si* INWIT va être privatisé. C’est *comment*. Parce que personne ne veut avouer qu’on est en train de brader un bien public.
## **Ce que les régulateurs ne veulent pas voir**
L’ARCEP, l’autorité qui surveille les télécoms en France, a les yeux fermés. Pourquoi ? Parce que privatiser INWIT, c’est aussi privatiser une partie du réseau national. Et ça, ça fait grincer des dents.
En 2021, l’État avait déjà cédé 30 % du capital d’INWIT à des investisseurs privés. Résultat : les prix de la fibre ont augmenté dans certaines zones, et les délais de déploiement se sont allongés. Si on vend la totalité, les collectivités locales, celles qui ont financé une partie des infrastructures, se retrouvent avec un pouvoir d’action réduit.
Pire : si un fonds activiste rachète INWIT, on peut s’attendre à des restructurations brutales. Licenciements, fermetures de sites, et surtout : une pression accrue sur les tarifs pour les particuliers et les entreprises. Personne ne veut en parler, mais les syndicats des télécoms ont déjà commencé à s’inquiéter.
## **Le vrai jeu : qui contrôle les données ?**
Ce qui se joue derrière cette privatisation, ce n’est pas que de l’argent. C’est le contrôle.
INWIT gère des câbles sous-marins qui relient l’Europe à l’Afrique et au Moyen-Orient. Si un fonds souverain étranger rachète l’entreprise, c’est tout le trafic internet de la France qui passe entre ses mains. Pas directement, bien sûr, mais indirectement, via les accords de transit.
En 2020, le gouvernement avait déjà alerté sur les risques de dépendance aux infrastructures étrangères. Aujourd’hui, on est en train de vendre une partie de ce réseau sans même en discuter ouvertement.
Et le pire ? Personne ne sait qui sera le nouveau propriétaire. Pas les élus locaux, pas les consommateurs, pas même les régulateurs. Juste une poignée d’investisseurs qui négocient dans l’ombre.
## **La France va-t-elle vendre son réseau sans rien dire ?**
L’État détient encore 30 % du capital. Mais depuis des années, il se désengage. D’abord Orange, puis des fonds comme PAI Partners, et maintenant une privatisation totale ? À quel prix ?
En 2024, le rapport de la Cour des comptes sur les télécoms avait pointé du doigt *« l’opacité des transactions »* autour d’INWIT. Aujourd’hui, on est dans le même schéma : une opération préparée dans le secret, avec des acteurs qui ne veulent pas de visibilité.
Le problème, c’est que quand on privatise un actif stratégique, on ne le fait pas pour le bien des citoyens. On le fait pour les actionnaires. Et si les marchés s’embrasent, comme ils l’ont fait avec Free en 2012 ou avec SFR en 2014, la France se retrouvera avec un réseau télécoms encore plus fragmenté, encore plus cher, et encore plus contrôlé par des intérêts privés.
Alors oui, INWIT va probablement être privatisé. Mais la vraie question, c’est : à quel prix ? Et surtout… pour qui ?
**Parce qu’à la fin, ce ne sont pas les actionnaires qui paieront la note. Ce sera vous.**
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R Galaxie Rédaction