À partir de 2025, les logiciels d'Adobe et Microsoft seront copiés par l'IA

Un développeur a reconstruit Photoshop, Illustrator, Word et Excel avec l’IA. Gratuit. Fonctionnel. Et ça va tout changer pour les géants du logiciel. Mais pas comme vous croyez.

Publié le 18 octobre 2026 à 08:08
À partir de 2025, les logiciels d'Adobe et Microsoft seront copiés par l'IA

Pourquoi Adobe et Microsoft ne paniquent pas encore (mais devraient le faire)

Adobe et Microsoft savent. Ils ont vu les dépôts GitHub, les tests en direct sur Reddit, les captures d’écran qui tournent comme des démos. Pourtant, ils n’ont rien fait. Pas de mise en garde, pas de plainte, pas même un tweet pour dire « hey, ça ressemble à nos logiciels ». Pourquoi ? Parce que, techniquement, ce n’est pas du plagiat. C’est de la reconstruction par apprentissage automatique. Les IA ont ingurgité des milliers de tutoriels YouTube, des captures d’écran de forums, et des fichiers publics pour recréer des fonctionnalités. Pas ligne par ligne, ça, ce serait du copier-coller illégal. Non, fonction par fonction, comme un apprenti qui copie un tableau en regardant le maître. Sauf que le maître, ici, c’est l’IA. Et l’apprenti, c’est vous.

Le problème ? Ce n’est qu’un début.

L’IA ne fait pas que copier : elle optimise (et ça, c’est pire)

Les clones actuels sont lents. Buggés sur certains fichiers. Incompatibles avec les plugins pros. Bref, des bricolages. Mais dans six mois ? L’IA va améliorer les logiciels existants. Pas juste les imiter. Par exemple :

  • Photoshop : une version IA qui dĂ©tecte automatiquement les retouches ratĂ©es et les corrige meilleur que l’original. Parce que l’IA a analysĂ© des millions d’images retouchĂ©es par des pros, elle sait ce qui marche.
  • Excel : des formules qui s’auto-corrigeant si vous faites une erreur de syntaxe, avant mĂŞme que vous validiez. Parce que l’IA a vu 10 000 feuilles de calcul avec des bugs classiques.
  • Word : un correcteur qui ne se contente pas de la grammaire, mais qui reformule vos phrases pour sonner plus persuasif en analysant des milliers de contrats et de rapports.

Résultat : des outils gratuits qui ne sont pas des copies, mais des versions supérieures, parce que l’IA a appris de tous les utilisateurs, pas juste des équipes R&D d’Adobe ou Microsoft.

Et là, vous voyez le vrai problème ? Ce n’est plus une question de légalité. C’est une question de valeur.

Le piège des licences payantes : personne ne veut plus les acheter

En 2023, Adobe a facturé 13,99 $/mois pour Photoshop. Microsoft, 70 $/an pour Word et Excel. Des prix qui semblent raisonnables… jusqu’à ce que vous réalisiez que l’IA propose la même chose gratuitement. Pas demain. Aujourd’hui.

Le chiffre qui claque : selon une étude de Gartner (2024), 42 % des entreprises ont déjà testé des alternatives IA à leurs logiciels payants. Parmi elles, 18 % ont arrêté d’acheter des licences Adobe ou Microsoft pour leurs équipes non techniques. Parce que pour un graphiste junior ou un comptable, la différence entre le clone IA et l’original ? Quatre minutes de formation.

Adobe et Microsoft misent sur l’argument « nos logiciels sont optimisés pour les pros ». Sauf que les pros, justement, ne sont pas les seuls à payer. Ce sont les PME, les auto-entrepreneurs, les étudiants qui font gonfler les chiffres d’affaires. Et eux, ils n’ont plus besoin des licences.

Le vrai scandale ? Personne ne parle de ça. Parce que les médias adorent les histoires de « l’IA qui tue les artistes » ou « les robots qui volent les emplois ». Mais personne ne creuse : l’IA ne tue pas les logiciels payants. Elle les rend obsolètes.

Ce que les géants du logiciel ne disent pas (mais devraient)

Adobe et Microsoft jouent la carte « l’IA, c’est nous qui la contrôlons ». Ils sortent des outils comme Firefly (Adobe) ou Copilot (Microsoft), des IA intégrées à leurs logiciels, avec des garde-fous juridiques. Problème : personne n’y touche. Pourquoi ? Parce que ces IA sont lentes, limitées, et surtout… payantes.

Prenez Firefly : pour utiliser ses filtres IA, il faut une abonnement Creative Cloud (à partir de 20,99 $/mois). Résultat ? Les utilisateurs préfèrent le clone gratuit, même s’il est moins performant. Pourquoi payer 21 $ par mois pour une IA quand une autre IA, gratuite, fait 80 % du travail ?

Microsoft a le même problème avec Copilot. Les développeurs l’utilisent… mais les bureaucrates et les comptables ? Ils se tournent vers les clones IA de Word et Excel. Parce que Copilot est trop lent, trop cher, et trop limité pour les tâches basiques.

Leur stratégie ? Faire croire que l’IA, c’est compliqué. Que seuls les pros peuvent l’utiliser. Que les clones gratuits sont « dangereux » ou « instables ». Mensonges.

La vraie bataille : qui contrôlera les données ?

Voici ce que les géants ne veulent pas que vous compreniez : le vrai enjeu, ce n’est pas la copie des logiciels. C’est la copie des données.

Quand vous utilisez Photoshop, Adobe scanne vos fichiers pour affiner son IA. Quand vous utilisez Word, Microsoft analyse votre style d’écriture pour améliorer Copilot. Mais les clones IA ? Ils ne stockent rien. Pas de cloud, pas de tracking, pas de mine de données à revendre.

Problème pour Adobe et Microsoft : si les utilisateurs basculent sur les clones, ils perdent l’accès à des terrains de données gigantesques. Ces données, ils les utilisent pour :

  • Vendre des pubs ciblĂ©es (ex : Adobe sait que vous utilisez Lightroom pour retoucher des photos de voyage → il vous propose des assurances voyage).
  • MonĂ©tiser les APIs (ex : Microsoft facture les dĂ©veloppeurs qui veulent intĂ©grer Excel Ă  leur logiciel).
  • Lever des fonds (ex : « notre IA a Ă©tĂ© entraĂ®nĂ©e sur 50 milliards de fichiers Word »).

Sans données, ces modèles économiques s’effondrent. Et c’est pour ça qu’ils tergiversent.

Ce qui va se passer (et pourquoi vous devriez vous en soucier)

  1. D’ici 2026, les clones IA seront meilleurs que les originaux sur 60 % des tâches courantes. Pas parce qu’ils copient mieux, parce qu’ils apprennent mieux.

  2. Les licences payantes vont chuter de 30 à 50 % d’ici 2027. Parce que les entreprises n’auront plus de raison de les acheter pour leurs équipes non critiques.

  3. Adobe et Microsoft vont contre-attaquer… mais trop tard. Leur parade ? Des abonnements « IA premium », des versions payantes de leurs propres clones, avec des fonctionnalités « exclusives ». Traduction : « On va vous faire payer pour ce qu’on ne peut plus justifier gratuitement. »

  4. Le vrai gagnant ? Les hébergeurs de clones IA. Des startups comme Uizard (design) ou HeyGen (vidéo) vont rafler la mise en proposant des suites logicielles 100 % IA, 100 % gratuites, 100 % compatibles avec les fichiers pros.

La question que personne ne pose : et si, demain, vous n’aviez plus besoin d’acheter aucun logiciel ?

La conclusion qui dérange

Adobe et Microsoft ne sont pas en train de mourir. Ils sont en train de se faire désintermédier.

Vous ne paierez plus pour un logiciel. Vous paierez pour l’expertise qui va avec. Pour un formateur qui vous apprend à utiliser l’IA comme un pro. Pour un support technique qui débogue vos fichiers complexes. Pour des plugins qui poussent les limites de l’outil.

Le reste ? Gratuit. Ou presque.

Alors oui, les clones IA sont agaçants. Oui, ils volent une partie du marché. Mais le vrai crime, ce n’est pas la copie. C’est l’illusion que vous aviez besoin de payer pour travailler.

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R Galaxie Rédaction

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