Et si la prochaine fois, ce ne sont pas deux femmes, mais deux cents ?
L’Arabie saoudite va-t-elle enfin riposter ? Le Maroc et l’Algérie vont-ils rompre leurs liens avec Riyad ? Rien n’est moins sûr. Parce que dans cette guerre, les civils maghrébins ne sont que des pions.
Mais cette fois, les pions ont un visage. Et ces visages, ce sont ceux de deux femmes qui ne demandaient qu’à rentrer chez elles.
La vraie question : et après ?
Les Houthis ont gagné un coup. Ils ont montré qu’ils pouvaient frapper là où ça fait mal. Maintenant, il faut voir comment Riyad va réagir. Parce que si l’Arabie saoudite ne fait rien, c’est elle qui perdra la guerre.
Pour le Maroc et l’Algérie, la situation est encore plus délicate. Ils ne peuvent pas se permettre de rompre avec l’Arabie saoudite. Mais ils ne peuvent pas non plus laisser leurs ressortissants mourir impunément.
Alors quoi ?
- Une diplomatie plus agressive ? Peut-être. Mais avec qui ? Avec l’Iran ? Avec les Houthis ? Ça ne mène à rien.
- Un durcissement des relations avec Riyad ? Possible. Mais au risque de perdre des milliards en investissements.
- Une fuite des Maghrébins vers d’autres pays ? Déjà , certains commencent à quitter l’Arabie saoudite. Et si c’était une hémorragie ?
Personne n’a de réponse. Parce que cette attaque, elle ne change pas juste la donne militaire. Elle change tout.
Et le pire, c’est que ça ne s’arrêtera pas là .
La leçon à retenir : les civils paient toujours
Vous voulez une leçon ? La voici. Dans toutes les guerres, ce sont les civils qui trinquent. Les politiques, les militaires, les stratèges, eux, ils sont bien au chaud dans leurs bureaux.
Deux femmes maghrébines sont mortes à Abha. Deux familles en deuil. Deux pays qui doivent gérer la colère de leurs citoyens. Et une question qui reste en suspens : Pourquoi nous ?
Parce que les Houthis ne visent pas juste l’Arabie saoudite. Ils visent tout le monde. Ils visent ceux qui osent s’allier avec Riyad. Ils visent ceux qui osent croire qu’ils sont en sécurité.
Alors la prochaine fois que vous entendrez parler d’une attaque, demandez-vous : Qui va payer le prix ?
Parce que la réponse, vous la connaissez déjà .
La dernière image, c’est celle-ci : Une file d’attente à l’aéroport d’Abha, des femmes qui attendent leur vol, et soudain, l’alerte. Deux d’entre elles ne rentreront jamais chez elles.
Et personne ne fera rien pour les venger.