120 faux employés infiltrés pour voler les secrets de l’IA américaine

Une attaque ciblant des experts en intelligence artificielle aux États-Unis révèle une offensive chinoise méthodique. Objectif : siphonner les plans stratégiques de Washington. Les failles sont multiples, et personne ne semble vraiment surpris.

Publié le 7 octobre 2026 à 16:29
120 faux employés infiltrés pour voler les secrets de l’IA américaine

Le jour où la Chine a envoyé 120 faux employés chez Anthropic et d’autres géants de l’IA

Pas besoin d’espions en costume. Juste un CV bidon, un profil LinkedIn bien ficelé, et hop : on se fait passer pour un expert en apprentissage profond. C’est comme ça que des centaines de faux candidats ont été repérés par une société de cybersécurité spécialisée dans les attaques ciblées. Leur mission ? Infiltrer les équipes qui travaillent sur les prochaines générations d’IA aux États-Unis, celles qui pourraient changer la donne géopolitique. Et surtout, celles que Pékin veut comprendre avant tout le monde.

Anthropic, c’est le nom qui revient le plus souvent. La startup californienne, fondée par d’anciens cerveaux de Google, est devenue la cible numéro un. Pourquoi ? Parce qu’elle traîne derrière elle une réputation de sérieux, de rigueur scientifique, et surtout parce qu’elle est financée à hauteur de milliards par des fonds américains et saoudiens. Bref, un terrain de jeu idéal pour qui veut savoir ce que Washington mijote.

Comment on repère un faux employé ?

En général, on ne le repère pas. Pas tout de suite, en tout cas.

Les faux profils ont été identifiés grâce à des outils d’analyse des réseaux sociaux et des bases de données professionnelles. Résultat : des CV avec des parcours trop parfaits, des diplômes de universités qui n’existent pas, ou des expériences chez des boîtes fantômes. Certains avaient même des recommandations signées par de vrais noms, mais avec des adresses mail qui sentaient le faux à des kilomètres. D’autres utilisaient des photos volées sur des sites de stock.

Le plus drôle ? Certains avaient postulé à plusieurs reprises, avec des identités différentes. Comme si ils voulaient couvrir toutes les bases. Un peu comme des recruteurs en mode mission impossible, sauf que la mission, là, c’était de saboter.

Pourquoi la Chine ? Parce que l’IA, c’est la prochaine guerre.

On ne parle pas ici de vols de données anodines. On parle de plans stratégiques. Des algorithmes qui pourraient un jour décider de tout, des systèmes qui analysent des masses de données pour anticiper des crises, ou pire : des armes autonomes. Pékin a compris une chose simple : si vous voulez dominer demain, il faut d’abord comprendre ce que les autres préparent aujourd’hui.

Et puis, il y a le détail qui cloche. Les cibles n’étaient pas que des ingénieurs. Non. Les faux employés visaient aussi des avocats, des économistes, des politiques. Ceux qui écrivent les lois, qui négocient les partenariats, qui décident des financements. Bref, ceux qui savent pourquoi on développe telle ou telle technologie.

Les États-Unis savent, mais ils font semblant de ne pas voir.

Officiellement, personne ne confirme. Ni le gouvernement, ni les entreprises visées. On parle de

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R Galaxie Rédaction

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