L'Égypte écrase le Nigeria et confirme sa domination en U18

Le score de 55-21 ne ment pas : l’Égypte a écrasé le Nigeria en quarts de finale du Championnat d’Afrique U18 à Abidjan. Mais derrière ce déferlement, une question persiste : le Maroc sera-t-il à la hauteur ?

Publié le 20 septembre 2026 à 18:06
L'Égypte écrase le Nigeria et confirme sa domination en U18

Le stade d’Abidjan a tremblé, mais pas pour les bonnes raisons. 55-21. Le score, sec et sans appel, résume tout. L’Égypte a encore une fois démontré qu’elle n’avait pas besoin de jouer finement pour gagner. Juste de marquer. Encore. Et encore. Le Nigeria, lui, a servi de punching-ball à une équipe qui semble déjà regarder vers les Jeux Olympiques de Paris 2024, même si ses joueurs n’ont pas encore 18 ans révolus. C’est ça, le vrai problème.

On pourrait parler de talent, de technique, de cette génération dorée qui émerge en Afrique. Mais à force de voir l’Égypte écraser tout sur son passage, on se demande : où est le défi ? Où est l’incertitude ? Le handball africain a besoin de rivalités, pas de démonstrations. Et si le Maroc, demain, n’est pas à la hauteur ?

Une équipe qui joue comme une machine, pas comme une équipe

Les 55 buts égyptiens, ça se joue comment ? En moyenne, 7 buts par quart-temps. Pas de panique, pas de temps mort, pas de doute. Les jeunes Pharaons ont un jeu collectif rodé, des gardiens qui volent les ballons avant qu’ils n’atterrissent, et des ailiers qui courent comme s’ils avaient des ressorts. Le Nigeria, lui, a cru au match. Il a marqué 21 buts. 21. Sur un terrain où 30, c’est déjà une performance correcte. Mais 21, c’est la honte.

Leur gardien, par exemple, a laissé passer des tirs à 5 mètres. Leurs défenseurs ont couru, oui, mais toujours en retard. Leurs attaquants ont tiré, mais sans précision. Leur problème ? Ils n’ont pas l’habitude. L’Égypte, si. Depuis des années, le handball égyptien forme des machines à gagner. Et ça paye. Mais à quel prix ?

Prenez le cas de Mohamed Sanad, 17 ans, déjà sélectionné en senior. Lui, il sait ce que c’est que de jouer contre des équipes qui ne tremblent pas. Il a grandi avec ça. Le Nigeria, non. Leurs joueurs ont peut-être du talent, mais pas l’expérience. Et ça, ça se paie cash.

Le Maroc attendra, mais pour combien de temps ?

Demain, l’Égypte affronte le Maroc. Le vrai test. Parce que le Maroc, lui, il a des joueurs qui savent ce que c’est que de jouer sous pression. Il a une histoire, des rivalités, une culture du handball qui dépasse le simple score. Mais est-ce que ça suffira ?

Le problème, c’est que l’Égypte a déjà gagné trois fois le Championnat d’Afrique U18. Trois fois. À chaque fois, c’est la même chose : un match, un score, une victoire. Où est la progression ? Où est l’incertitude ? Le handball africain a besoin de surprises. Pas de répétition.

Et puis, il y a cette question qui dérange : et après ? Après les U18, après les U20, après les seniors… L’Égypte continue sa route, mais les autres ? Le Nigeria, le Maroc, l’Algérie… Ils ont tous du potentiel. Mais ils n’ont pas encore prouvé qu’ils pouvaient tenir tête à la machine égyptienne.

Le handball africain a un problème de profondeur

55-21. Le score est parlant. Mais ce qui est moins parlant, c’est l’écart qui se creuse. L’Égypte domine, oui. Mais domine-t-elle assez pour que les autres pays africains arrêtent d’investir ? Parce que si oui, c’est un problème.

Prenez la Tunisie, par exemple. Une équipe solide, mais qui peine à suivre le rythme. La Côte d’Ivoire, pays hôte, qui n’a même pas atteint les quarts. Le handball africain a besoin de plus que d’une seule équipe qui écrase tout.

Et puis, il y a cette petite phrase qui en dit long : « On a tout donné, mais ils étaient trop forts. » C’est ce que disent les joueurs nigérians après le match. Sauf que non. Ils n’ont pas tout donné. Ils ont joué comme s’ils savaient déjà qu’ils allaient perdre. Et c’est ça, le vrai drame.

L’Égypte regarde déjà vers Paris 2024

Les Jeux Olympiques de Paris approchent. Et l’Égypte, elle, elle y pense déjà. Ses jeunes joueurs, ceux qui viennent de écraser le Nigeria, seront peut-être sur le podium dans deux ans.

Mais attention : le handball olympique, c’est une autre histoire. Là-bas, les équipes ne jouent pas pour s’amuser. Elles jouent pour gagner. Et l’Égypte devra affronter des géants comme la France, le Danemark, la Suède.

Alors oui, 55-21, c’est impressionnant. Mais est-ce que ça suffira pour battre la Croatie ou l’Espagne ?

Une chose est sûre : si l’Afrique veut briller à Paris, elle ne peut pas se contenter d’une seule équipe qui domine. Il lui faut des rivaux. Des défis. Des matchs serrés.

Sinon, à quoi bon jouer ?

Le Maroc a-t-il les épaules pour ça ?

Demain, l’Égypte affronte le Maroc. Ce sera le vrai match du tournoi. Parce que le Maroc, lui, il a l’expérience. Il a des joueurs qui savent ce que c’est que de jouer contre des équipes qui veulent gagner à tout prix.

Mais est-ce que ça suffira ? Personne ne sait.

Ce qui est sûr, c’est que si le Maroc perd, ce ne sera pas par manque de talent. Ce sera parce que l’Égypte, elle, elle a déjà tout gagné.

Et ça, c’est un problème.

Parce que le handball africain ne doit pas devenir un one-man-show.

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R Galaxie Rédaction

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