1 but de trop contre l'Espagne, et Senne Lammens efface l'erreur

La Belgique a gagné 3-2 en Italie, mais la performance de Lammens ne suffit pas à oublier son erreur contre la Roja. Pourquoi cette victoire cache un problème plus profond. Et ce que ça dit de la suite en Nations League.

Publié le 26 septembre 2026 à 18:01
1 but de trop contre l'Espagne, et Senne Lammens efface l'erreur

Le but qui ne change rien à la donne, mais qui arrange tout le monde

Senne Lammens, 21 ans, milieu offensif du PSV Eindhoven, a marqué un but décisif. Un de ces buts qui tombent à pic, comme une aubaine pour un sélectionneur en quête de rédemption. Sauf que ce but arrive après une séquence où le joueur a encore été critiqué pour son manque de rigueur. Contre l’Italie, il a failli offrir un but à la Squadra Azzurra en ratant une passe simple. Une erreur ? Oui. Une bourde ? Pas tout à fait. Mais le public belge, lui, n’a pas oublié l’autre bourde, celle contre l’Espagne, où il a offert un but en 90 secondes, comme un cadeau empoisonné.

Albert a tenté de minimiser. « En partie », a-t-il dit. « En partie »… Comme si c’était une question de dosage. Comme si on pouvait mesurer l’impact d’une erreur aussi grosse à la cuillère. Le problème, c’est que ce « en partie » sonne comme une concession. Une façon polie de dire : « Oui, il a merdé, mais bon, on va faire semblant que c’est oublié. » Sauf que non. Parce que quand un joueur commet une erreur aussi grossière, ça ne s’efface pas en deux matchs. Ça reste. Ça colle. Comme une tache sur un maillot.

Et puis, il y a le reste. Le reste, c’est la performance globale de la Belgique. Une équipe qui a presque tenu tête à l’Espagne, qui a presque dominé l’Italie, mais qui, au final, ne fait pas assez peur. Pas assez pour justifier une confiance aveugle en Senne Lammens comme pivot de l’attaque.

Pourquoi la Belgique ne peut pas se permettre une autre erreur

La Nations League, c’est sérieux. Pas un tournoi d’entraînement. Pas une partie de plaisir. C’est une compétition où chaque point compte, où chaque erreur peut coûter cher. Et contre la Croatie, en finale, il n’y aura pas de deuxième chance. Pas de « en partie » pour rattraper une bourde.

Prenez les chiffres : la Belgique a déjà concédé deux buts en deux matchs contre des équipes qui ne sont pas les plus offensives du tournoi. Deux buts. Deux occasions où la défense a failli ou où un joueur a manqué de lucidité. Deux fois où Albert a dû serrer les dents.

Et puis, il y a le contexte. La Belgique a une attaque talentueuse : Lukaku, De Bruyne, Trossard, Onana. Mais elle manque de consistance. Trop de joueurs brillants, mais pas assez de fiabilité. Senne Lammens en est l’exemple parfait : un joueur technique, rapide, intelligent… mais dont les erreurs reviennent comme un boomerang.

Albert mise sur lui. Il a raison de lui donner sa chance. Mais il ne peut pas se permettre de fermer les yeux. Parce que contre la Croatie, une erreur de plus, et c’est la défaite. Une erreur de moins, et c’est peut-être le titre.

Ce que dit vraiment cette victoire (et ce qu’on ne veut pas entendre)

La Belgique a gagné. C’est un fait. Mais une victoire ne suffit pas. Pas quand elle arrive après une première période chaotique, où les Diables Rouges ont presque tout perdu. Pas quand elle repose sur un but en or, celui d’un joueur dont on doute encore.

Le vrai problème, c’est que cette équipe a du mal à se faire peur elle-même. Elle joue bien, parfois très bien. Mais elle manque de cette cruauté qui fait la différence en phase finale. Contre l’Espagne, elle a cru tenir tête aux champions d’Europe. Contre l’Italie, elle a cru dominer. Et puis… et puis.

Et puis, il y a toujours ce « et puis » qui tue. Ce moment où tout bascule. Où une erreur, une hésitation, un manque de sang-froid fait basculer le match.

Albert a une équipe jeune, ambitieuse, mais pas encore mature. Pas assez pour se reposer sur des victoires à l’arraché. Pas assez pour ignorer les failles.

La Croatie attend. Et elle ne fera pas de cadeaux

La finale est dans deux semaines. Deux semaines pour que la Belgique se blinde. Pour que Senne Lammens prouve qu’il a vraiment tourné la page. Pour que les autres joueurs montent d’un cran.

Sauf que…

Sauf que le temps, ça se mesure. Et que les doutes, eux, ne s’effacent pas en deux matchs.

La Croatie, elle, ne commettra pas d’erreur. Elle ne jouera pas les Diables Rouges. Elle ne leur offrira pas de deuxième chance.

Alors oui, la Belgique a gagné. Oui, Senne Lammens a marqué. Oui, Albert peut être fier.

Mais la vraie question, c’est : est-ce que ça suffit ?

Et la réponse, elle, elle ne se trouve pas dans les statistiques. Elle se trouve sur le terrain, dans deux semaines. Quand les enjeux ne seront plus les mêmes.

Alors on attend. On regarde. Et on verra bien si cette victoire était un coup d’épée dans l’eau… ou le début d’une vraie renaissance.

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R Galaxie Rédaction

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