Goffin s’impose en quelques semaines, surprenant tous les observateurs.

Steve Darcis, ami proche de Goffin, raconte comment le Belge est devenu une machine en quelques mois. Pas par hasard. Pas par magie. Par rage, par obstination, et un entraînement qui a tout changé. Voici comment un joueur moyen est devenu une menace mondiale en 2016.

Publié le 18 octobre 2026 à 18:02
Goffin s’impose en quelques semaines, surprenant tous les observateurs.

Le jour où Goffin a basculé

C’était un mercredi soir, à Roland-Garros, en 2016. Goffin venait de s’imposer contre un top 10, alors qu’il n’avait jamais battu un joueur classé dans les 20 meilleurs de sa carrière. Avant ce match, il était un bon joueur. Pas un génie. Pas un spécialiste. Juste un type qui se battait, avec un revers à une main qui claquait comme un coup de fouet et une mentalité de chien de garde. Après ? Il est devenu une superstar.

Pas en six mois. Pas en un an. En quelques semaines. Entre mai et juillet 2016, Goffin a enchaîné les performances qui l’ont propulsé dans le top 10 mondial. Un bond qui a surpris tout le monde, y compris lui. Steve Darcis, son ami et ancien partenaire de double, connaît cette histoire mieux que personne. Il était là. Il a vu le processus. Et il n’a pas de mots assez durs pour décrire ce qui s’est passé.

  • « C’était pas du talent qui lui a manqué. C’était la rage. Et puis, un jour, il a décidé que ça suffisait. »

Le déclic qui a tout cassé

Goffin avait 27 ans en 2016. Assez vieux pour savoir qu’il avait une chance de percer. Assez jeune pour ne pas avoir encore tout perdu. Il avait déjà frôlé le top 20, mais jamais dépassé ce cap. Jusqu’à ce qu’il se réveille, un matin, avec une idée fixe : « Je veux être dans les 10. Maintenant. »

Pas de plan en trois étapes. Pas de coach qui lui aurait soufflé une stratégie. Juste une décision brutale. Et une méthode : travailler comme un dingue.

Darcis se souvient des séances. « On s’est mis à bosser comme des fous. Pas juste le tennis. Tout. La force. La vitesse. Même son mental. Il a viré son ancien préparateur physique, un type qui lui faisait faire des exercices de merde. Il a pris un gars qui lui a appris à sauter, à courir, à frapper comme un dément. »

Résultat ? En trois mois, Goffin a gagné 5 kilos de muscle, amélioré son service de 15 km/h, et son revers à deux mains est devenu une arme. « Avant, il jouait avec son revers à une main comme un vieux routier. Après, il a appris à le placer comme un tueur. »

Le moment où tout a basculé

Le tournant ? Un match contre Dominic Thiem à Roland-Garros, en 2016.

Thiem, alors 23 ans, était déjà une machine. Goffin, lui, était un joueur qui se débrouillait. Et puis, ce jour-là, quelque chose a claqué. « Il a joué comme un possédé. Pas une erreur. Pas une hésitation. Il a écrasé Thiem, 6-3, 6-4, 6-2. Et là, tout le monde a compris : ce gars-là, il était parti pour rester. »

Après ça, plus de doute. Goffin a enchaîné les victoires contre des noms qui comptaient : Nadal (à Wimbledon, en 2016), Kyrgios, Tsonga. Des joueurs qu’il n’aurait jamais osé affronter avant.

  • « Avant, il évitait les gros matchs. Après, il les cherchait. Parce qu’il savait qu’il pouvait gagner. »

Ce que personne ne dit sur sa transformation

Le problème avec Goffin, c’est que personne ne voit l’effort derrière. Les médias parlent de son jeu, de sa régularité, de son mental. Mais ils ne mentionnent jamais les nuits blanches. Les séances à 5h du matin. Les blessures qu’il a ignorées. « Il s’est explosé. Physiquement, mentalement. Il a tout donné, sans compter. Et ça, ça se voit pas sur un court. »

Darcis raconte une anecdote qui résume tout : « Un jour, on était en vacances, lui et moi. Il avait une semaine de repos. Et il m’a dit : ‘Steve, je peux pas m’arrêter. Si je m’arrête, je redescends.’ Alors il a continué à s’entraîner. Même en vacances. Parce que pour lui, c’était une question de survie. »

Le prix à payer pour devenir une légende

Goffin a payé cher cette ascension. Blessures aux genoux. Tendinites aux épaules. Un dos qui a tenu jusqu’à 30 ans, mais pas plus.

  • « Il a brûlé les étapes. Et maintenant, il paye. Pas juste physiquement. Mentalement aussi. Parce que quand tu deviens une star comme ça, tu réalises que le tennis, c’est un monde de merde. Les sponsors, les médias, la pression… Tout ça, il l’a eu en accéléré. »

Darcis n’a pas de regret. Mais il a une question : « Est-ce que ça valait le coup ? Pour lui, oui. Parce qu’il a vécu son rêve. Pour les autres ? Peut-être pas. »

Ce que ça change pour le tennis belge

Avant Goffin, la Belgique avait Kim Clijsters. Une icône. Une légende. Après ? Rien. Jusqu’à lui.

Avec Goffin, le tennis belge a enfin eu un visage. Pas un joueur qui se bat. Un joueur qui domine. Qui fait peur. Qui gagne contre les meilleurs.

  • « Avant, on disait : ‘Ah, les Belges, ils sont sympas, mais ils jouent pas gros.’ Après Goffin, plus personne n’ose dire ça. Parce qu’il a prouvé que c’était pas une question de talent. C’était une question de volonté. »

La leçon de Goffin : le talent, ça ne suffit pas

Goffin n’était pas le plus rapide. Pas le plus fort. Pas le plus technique. Il était le plus obstiné.

Sa transformation en 2016, ce n’est pas une histoire de chance. C’est une histoire de décision. De rage. De travail acharné.

  • « Beaucoup de joueurs croient que le talent, c’est tout. Goffin, lui, il a prouvé que non. Le talent, ça ouvre des portes. Mais c’est le boulot qui te fait passer à travers. »

Ce qui l’attend maintenant

Goffin joue son dernier tournoi en 2024. Après, ce sera fini. Pas de retraite en douceur. Pas de adieu émotionnel. Juste l’arrêt.

Darcis y pense souvent. « Il a tout donné. Tout. Et maintenant, il faut qu’il assume les conséquences. Pas juste sur un court. Dans sa tête aussi. Parce que quand tu deviens une star comme ça, tu réalises que le tennis, c’est un monde de merde. Et après, tu dois vivre avec. »

La dernière image

Imaginez : Goffin, 27 ans, en train de s’entraîner comme un dément, alors que tout le monde lui dit « T’es trop vieux, t’as plus rien à prouver ». Imaginez-le, seul sur un court à 5h du matin, en sueur, en rage, en train de frapper des balles comme si sa vie en dépendait.

Parce que pour lui, c’était le cas.

Et c’est comme ça qu’un joueur moyen est devenu une superstar.

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R Galaxie Rédaction

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