Dahlan, l'homme que Netanyahu accuse sans preuve et qui divise déjà les Palestiniens

Le Likoud pointe du doigt Mohammad Dahlan, ex-rival de Mahmoud Abbas, dans les élections israéliennes. Mais derrière cette accusation, c’est toute la stratégie trouble de la droite israélienne qui se révèle. Et les Palestiniens ? Ils ne savent plus qui croire.

Publié le 10 septembre 2026 à 14:03
Dahlan, l'homme que Netanyahu accuse sans preuve et qui divise déjà les Palestiniens

Le Likoud joue les gendarmes, Dahlan reste un fantôme utile à tous les camps sauf le sien

On connaît l’histoire. Mohammad Dahlan, ce Palestinien barbu et costaud, ancien chef des services de sécurité de Gaza sous Yasser Arafat, puis viré par Mahmoud Abbas en 2011. Depuis, il traîne son image entre Abu Dhabi, où il a des appuis solides, et Ramallah, où on le déteste. Aujourd’hui, le Likoud l’accuse d’ingérence dans les élections israéliennes de novembre. Preuve ? Une vidéo où il appelle à voter pour la droite. Preuves supplémentaires ? Aucune. Juste un nom qui fait peur, un homme qui a tout perdu sauf son réseau.

Pourquoi le Likoud s’en prend à lui maintenant ? Parce que Dahlan, c’est l’homme qui a tout fait pour plaire à Israël. En 2007, il a écrasé le Hamas à Gaza avec l’aide des Israéliens. En 2012, il a tenté de monter son propre parti palestinien, pro-israélien, pro-monarchie du Golfe. Résultat ? Abbas l’a traité de traître, les Israéliens l’ont laissé tomber, et aujourd’hui, il sert de bouc émissaire parfait. Si le Likoud l’accuse, c’est parce que ça fait bien dans les médias : un Palestinien qui joue les agents doubles, ça fait un bon ennemi.

Sauf que Dahlan, lui, il s’en fiche. Il a déjà perdu. Il n’a plus de base, plus de parti, plus de crédibilité. Il traîne depuis des années, entre les émirats et les meetings clandestins à Gaza, où il murmure aux oreilles des jeunes qu’Israël est leur seul allié. Les Israéliens le connaissent bien : c’est un homme sans scrupules, mais sans pouvoir. Alors pourquoi l’utiliser maintenant ? Parce que Netanyahu a besoin d’un ennemi. Pas n’importe lequel : un ennemi qui a l’air palestinien, mais qui en réalité, sert les intérêts d’Israël et des monarchies du Golfe.

Le jeu trouble des alliances secrètes

Dahlan, c’est le genre de type qui a des contacts partout. À Abu Dhabi, il a des amis puissants. À Ramallah, il n’a plus personne. À Jérusalem, on le tolère. À Washington, on l’observe. Son vrai crime ? Avoir compris avant tout le monde que les Palestiniens n’avaient plus d’avenir sans alliances avec Israël et les pétromonarchies. Résultat : il a trahi Abbas, il a trahi le Hamas, il a trahi les siens. Aujourd’hui, il traîne son image comme un drapeau déchiré.

Mais le pire, c’est que personne ne veut vraiment de lui. Ni les Palestiniens, ni les Israéliens, ni les Saoudiens. Juste les Émiratis, qui l’utilisent comme un pion pour affaiblir le Hamas. Et Netanyahu, qui a besoin d’un bouc émissaire palestinien pour justifier sa propre survie politique. Alors oui, le Likoud l’accuse. Mais en vrai, Dahlan, c’est juste un fantôme. Un fantôme qui fait peur parce qu’il rappelle à tout le monde que la politique au Proche-Orient, c’est un jeu sans règles, où les alliances d’aujourd’hui sont les trahisons de demain.

Ce que les élections israéliennes révèlent : la droite joue avec le feu

Derrière l’accusation contre Dahlan, il y a quelque chose de plus gros. Les élections israéliennes approchent, et Netanyahu sait qu’il va perdre. Alors il sort les gros canons : ingérence étrangère, complots, menaces. Sauf que cette fois, c’est différent. Parce que Dahlan, c’est un Palestinien qui a tout fait pour plaire à Israël. Et si le Likoud l’accuse, c’est parce que ça fait partie d’une stratégie plus large : diaboliser tout ce qui vient des territoires palestiniens, même quand ça arrange Israël.

Le problème, c’est que ça ne marche plus. Les Israéliens sont lassés des guerres, des colonies, des crises. Ils veulent la paix. Pas un conflit sans fin. Et Dahlan, avec ses vidéos et ses appels au vote, il ne fait que rappeler à tout le monde que la paix, ça ne passera pas par des hommes comme lui. Ça passera par des négociations. Des vraies. Pas des coups bas.

Les Palestiniens, eux, ne savent plus où donner de la tête

Côté palestinien, c’est le bordel. Abbas, qui a passé sa carrière à trahir tout le monde, se retrouve aujourd’hui sans alliés, sans crédibilité, et surtout, sans solution. Dahlan, lui, il a au moins eu le courage de ses convictions. Même si tout le monde le déteste. Les jeunes de Gaza et de Cisjordanie, eux, ils n’ont plus personne à qui se fier. Ni Abbas, ni le Hamas, ni Dahlan. Juste Israël, qui les étouffe, et les monarchies du Golfe, qui les ignorent.

Alors oui, le Likoud a raison sur un point : Dahlan ingère. Mais pas dans les élections israéliennes. Dans le jeu géopolitique. Et le pire, c’est que personne ne veut vraiment le voir gagner. Parce que si Dahlan gagnait, ce serait la preuve que la politique palestinienne, elle est morte. Et que la seule issue, c’est l’abandon.

La vraie question : et si tout le monde avait tort ?

Dahlan, c’est le miroir brisé de ce conflit. Un homme qui a tout perdu parce qu’il a cru aux mauvaises alliances. Un homme que tout le monde utilise, mais que personne ne soutient vraiment. Un homme qui rappelle que dans ce jeu, il n’y a pas de gagnants. Juste des perdants qui s’accrochent.

Alors oui, le Likoud a raison de l’accuser. Mais pas pour les raisons qu’il avance. Parce que Dahlan, c’est l’exemple même de ce qui ne marche pas. Ni pour les Palestiniens, ni pour les Israéliens. Juste pour ceux qui profitent du chaos.

Et ce chaos, il est en train de gagner.

Le dernier mot : un conflit sans issue, des acteurs sans crédibilité

Netanyahu joue les gendarmes, Dahlan joue les fantômes, Abbas joue les vieux dictateurs fatigués. Les Israéliens veulent la paix, mais ne savent pas comment l’obtenir. Les Palestiniens veulent leur État, mais n’ont plus personne pour les représenter. Et au milieu de tout ça, il y a Dahlan. Un homme qui a tout perdu, mais qui continue de croire qu’il peut encore gagner.

La vraie question, ce n’est pas de savoir si Dahlan ingère. C’est de savoir si quelqu’un, un jour, aura le courage de dire stop.

Et pour l’instant, personne n’ose.

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R Galaxie Rédaction

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