La France relance la vaccination, mais la vague Covid pourrait tout emporter

Les chiffres montent, les hôpitaux s’inquiètent. Dès le 13 octobre, la vaccination contre le Covid reprend, mais personne ne sait si c’est trop tard. La France joue à pile ou face avec une nouvelle vague qui pourrait s’étirer jusqu’en décembre. Voici pourquoi ça part en vrille, et ce qui cloche dans la réponse.

Publié le 4 octobre 2026 à 18:06
La France relance la vaccination, mais la vague Covid pourrait tout emporter

Le 13 octobre, la France rouvre les bras aux vaccins. Trop tard ? Peut-être déjà. Les chiffres parlent : +24 % d’infections en deux semaines, selon Santé publique France. Les services de réanimation de Lille à Marseille commencent à grincer. Et personne ne sait encore si cette fois, la vaccination suffira à éviter le pire. Une chose est sûre : on n’est pas sortis de l’auberge. La vague pourrait durer jusqu’en décembre. Pourquoi ? Parce que les variants circulent encore, parce que les Français ont oublié, et parce que les autorités tergiversent toujours sur les bonnes réponses. Bref, on est en train de répéter les mêmes erreurs, à quelques détails près. Ceux-là, ils sont graves.

Le variant qui nous échappe, et les masques qu’on n’utilise plus

On nous avait prévenus. En août, l’OMS alertait sur les nouveaux sous-variants de XBB.1.5, plus contagieux, plus résistants aux vaccins. Résultat : aux États-Unis, les cas explosent. Ici, on a mis deux mois à réagir. Pourquoi ? Parce que personne ne voulait admettre que le Covid n’avait pas disparu. Pourtant, les données sont là : en septembre, les admissions en réa ont déjà augmenté de 15 % par rapport à l’été, selon les chiffres de l’AP-HP. Mais on ne voit toujours pas les masques revenir dans les transports. On ne voit pas les entreprises imposer le télétravail. On voit juste des gens qui sortent sans rien, comme si 2020 n’avait jamais existé.

Et puis il y a ce détail : les tests. Les pharmacies en vendent toujours, mais plus personne n’en fait. Résultat ? On ne mesure plus rien. Les chiffres officiels sont des fantômes. Santé publique France publie des données lissées, comme si on voulait adoucir la réalité. Pourtant, les urgences de Paris et de Lyon saturent déjà. Les médecins généralistes pullulent de patients fiévreux, avec ou sans test positif. On est en train de répéter le scénario de 2022, quand tout le monde a cru que c’était fini.

La vaccination, arme à double tranchant

Dès le 13 octobre, les rappels seront accessibles à tous. Problème : personne ne sait si ça suffira. Les vaccins actuels protègent encore contre les formes graves, mais leur efficacité contre l’infection baisse. Et puis, il y a ce détail : les Français se font vacciner moins que jamais. En 2022, 30 % de la population avait eu au moins un rappel. Cette année ? À peine 10 %, selon les données de l’Assurance maladie. On a remplacé la peur par l’indifférence.

Pourtant, les arguments ne manquent pas. Le variant dominant, EG.5, est plus contagieux que les précédents. Et les hôpitaux n’ont plus les mêmes marges qu’en 2020. Les grèves de soignants, les départs massifs, les effectifs réduits : tout ça joue en défaveur d’une nouvelle crise. Si la vague arrive en décembre, comme le craignent certains épidémiologues, les services de réa seront à nouveau submergés. Et cette fois, on n’aura pas les mêmes outils qu’en 2020.

Ce que les autorités ne disent pas

Le gouvernement parle de « vigilance ». Les experts parlent de « surveillance renforcée ». Mais personne ne parle de confinement. Pourtant, c’est la question qui tue. Si la vague explose, faudra-t-il revenir aux mesures de 2021 ? Les transports saturés, les écoles fermées, les entreprises en télétravail forcé ? Personne n’en parle, mais tout le monde y pense.

Et puis il y a ce silence gênant sur les traitements. Les antiviraux comme le Paxlovid sont encore sous-utilisés. Pourquoi ? Parce que les médecins hésitent à les prescrire, par peur des effets secondaires. Parce que les patients ne les connaissent pas. Parce que, encore une fois, on a laissé filer l’information.

La vraie question : et après ?

On est en train de vivre un déjà-vu. La France a cru que le Covid était derrière nous. Elle a baissé la garde. Et maintenant, le virus revient, plus méchant, plus têtu.

La vaccination du 13 octobre est une bonne nouvelle. Mais elle arrive trop tard pour beaucoup. Les variants circulent déjà. Les hôpitaux commencent à craquer. Et les Français, eux, sont ailleurs.

Si rien ne change d’ici novembre, on risque de payer cher cette indifférence. Pas besoin de prophétie : les chiffres sont là. Et ils ne mentent pas.

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R Galaxie Rédaction

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