**Le détail qui claque : 45 % de plus, c’est l’équivalent d’un impôt caché sur chaque bouteille de vin achetée dans un dépanneur de Montréal. Pas besoin d’être économiste pour comprendre que ça va faire mal. Le gouvernement du Québec vient d’annoncér l’élargissement du système de consigne à tous les contenants de boissons, y compris les bouteilles en verre de vin et les cartons de lait. Résultat : les coûts du système vont exploser. Selon le rapport interne de Recyc-Québec (le gestionnaire du système), les dépenses passeront de 100 à 145 millions par an. Personne ne sait encore qui va payer cette facture. Mais une chose est sûre : ce n’est pas le gouvernement qui va se serrer la ceinture. Et les consommateurs, eux, vont se faire avoir comme d’habitude. Le pire ? Personne ne bronche. Pas même les vignerons, pourtant directement touchés. Pourtant, le vin en bouteille au Québec, c’est un marché de 300 millions de dollars par an. Une hausse de 45 % sur les coûts de gestion, ça se répercute. Et les prix des bouteilles vont suivre. Les épiciers, eux, ont déjà commencé à grogner. Metro et IGA savent très bien que leurs marges seront compressées. Mais ils n’ont pas le choix : ils doivent appliquer la consigne. Et les consommateurs ? Ils vont devoir payer deux fois : une fois au comptoir, une fois en recyclant. Sauf que personne ne leur a demandé leur avis. Le système de consigne au Québec, c’est déjà un bordel. Avec les canettes et les bouteilles en plastique, ça marchait à peine. Maintenant, on ajoute le vin et le lait. Résultat : les centres de tri sont déjà saturés. À Montréal, certains points de collecte refusent même les cartons de lait parce qu’ils n’ont pas les machines pour les traiter. Et Recyc-Québec ? Ils parlent d’investissements. Bien sûr. Toujours plus d’argent public pour des infrastructures qui ne suivent pas. Le vrai problème, c’est que personne ne veut assumer la réalité : élargir la consigne sans plan B, c’est comme construire une autoroute sans routes. Ça va embouteiller. Et les consommateurs, eux, vont trinquer. Littéralement. ** Le chiffre que personne ne veut commenter Le rapport de Recyc-Québec parle de 145 millions par an. Mais personne ne précise d’où sortira cet argent. Le gouvernement ? Il a déjà annoncé des coupes dans d’autres secteurs. Les producteurs ? Ils vont répercuter. Les épiciers ? Ils vont serrer les budgets marketing. Et les consommateurs ? Ils vont payer. Voici le détail : - Les vignerons : Une bouteille de vin coûte déjà entre 15 et 30 $ en épicerie. Avec la consigne, le prix va monter. Pas de 5 %, pas de 10 %, mais bien plus. Parce que le coût de gestion va exploser. Et les petits producteurs, eux, n’ont pas les moyens de négocier. - Les laiteries : Les cartons de lait, c’est un marché stable. Mais la consigne, ça change tout. Par exemple, Saputo, le géant du lait au Québec, va devoir s’adapter. Et ça coûte cher. Très cher. Parce que les machines pour recycler les cartons, ça n’existe pas encore à grande échelle. - Les épiciers : Metro et IGA vont devoir installer des bornes de consigne supplémentaires. Et payer pour ça. Résultat : moins de budgets pour les promotions. Moins d’attrait pour les consommateurs. Moins de ventes. Un cercle vicieux. ** Ce qui se passe quand les marchés ferment les yeux Personne ne parle vraiment des conséquences. Pourtant, elles sont évidentes. - La hausse des prix : Les bouteilles de vin vont coûter plus cher. Pas parce que le vin est plus rare, mais parce que le système de consigne est devenu ingérable. - La saturation des centres de tri : À Québec, certains points de collecte refusent déjà les cartons de lait. Parce qu’ils n’ont pas les machines. Parce que Recyc-Québec n’a pas les moyens d’en acheter. - L’abandon des petits producteurs : Les vignerons indépendants, eux, n’ont pas les ressources pour absorber cette hausse. Résultat : certains pourraient être forcés de fermer boutique. ** Pourquoi les régulateurs n’ont pas réagi à temps Le gouvernement du Québec a mis des années à élargir la consigne. Pourtant, tout le monde savait que ça allait coûter cher. Alors pourquoi personne n’a rien dit ? - L’illusion du recyclage : Tout le monde parle de l’environnement. Personne ne parle des coûts. - Le manque de transparence : Recyc-Québec a publié son rapport, mais personne ne l’a vraiment lu. - L’absence de plan B : On élargit la consigne sans prévoir les moyens. Sans prévoir les conséquences. ** La vraie question : qui va payer ? Voici trois scénarios possibles : 1. Les consommateurs : Les prix montent. Point. 2. Les producteurs : Les vignerons et les laiteries répercutent. Mais certains pourraient craquer. 3. Le gouvernement : Il injecte des millions. Mais il n’en a pas. Alors qui va payer ? Personne ne le sait. Personne ne veut le savoir. ** La conclusion qui dérange La consigne, c’est une bonne idée en théorie. En pratique, c’est un désastre annoncé. Parce que personne ne veut assumer les coûts. Parce que personne ne veut voir la réalité. Résultat : les consommateurs vont payer. Encore. Et cette fois, ce n’est pas une taxe. C’est une hausse directe sur ce qu’ils achètent. Alors oui, le Québec va avoir une consigne élargie. Mais à quel prix ?