Votre plein coûtera 10 % de plus cet hiver, Macron l’admet enfin

Le président reconnaît les tensions sur le marché mondial des carburants, mais les solutions restent floues. Pendant ce temps, Bardella surfe sur la colère des ronds-points et Glucksmann joue les gardiens de l’Ukraine. Qui ment, qui dit vrai ?

Publié le 20 septembre 2026 à 14:05
Votre plein coûtera 10 % de plus cet hiver, Macron l’admet enfin

Breteuil-sur-Noye, un samedi comme les autres ? Pas pour Jordan Bardella. Il y a deux semaines, le président du RN débarquait dans l’Oise pour sa « rentrée picarde », un événement local qui sent déjà la campagne. Pas un mot sur les carburants. Pourtant, c’est là, à quelques kilomètres, que les agriculteurs et les routiers commencent à grincer des dents. Les prix à la pompe montent. Encore. Et cette fois, même Macron a craqué : « Le marché mondial des carburants est sous tension. » Une phrase anodine, prononcée en passant, comme si c’était une évidence. Sauf que non. Parce que depuis des mois, le gouvernement parle de « stabilité », de « résilience », de « chocs temporaires ». Et puis d’un coup, voilà : la réalité. Le marché est sous tension. Traduction : vous allez payer plus cher. Point. Pas besoin d’études, pas besoin de rapports, juste un constat brut, comme une gifle. Sauf que Macron ne propose rien. Juste un aveu tardif, un peu comme si on reconnaissait qu’un incendie était là… après que les pompiers aient quitté les lieux. Pourquoi maintenant ? Parce que les images des ronds-points de 2018 sont encore fraîches dans les têtes. Et que les gilets jaunes, eux, n’ont pas oublié. Bardella, lui, il est déjà en train de capitaliser. Pas avec des chiffres, pas avec des analyses, mais avec une colère bien huilée : « La France se fait avoir. » Une phrase toute simple. Efficace. Parce qu’elle résume tout. Le RN ne propose pas de solution magique, mais il a compris une chose : les Français n’ont plus envie d’écouter les experts. Ils veulent des coupables. Et des prix qui baissent. Le problème, c’est que le marché mondial, lui, il s’en fiche. Il est sous tension, comme dit Macron. Mais pas à cause de la France. Pas à cause des écolos. Pas à cause des lobbies. Non. À cause de la géopolitique, des sanctions contre la Russie, de la demande chinoise qui repart, des raffineries qui tournent à moitié, des stocks qui s’épuisent. Bref, un cocktail explosif. Et dans ce cocktail, la France n’a aucun levier. Sauf un : arrêter de mentir. Depuis des mois, on nous rabâche que les prix vont baisser. Que c’est une question de temps. Que le gouvernement fait tout pour. Résultat ? Les Français en ont marre. Et les chiffres le confirment. Selon l’Observatoire Cetelem, le prix moyen du carburant en France a augmenté de 8 % sur un an, en septembre 2023. Pas une hausse marginal. Une vraie pression. Et cette fois, même les médias qui soutenaient Macron jusqu’ici commencent à s’interroger. « Pourquoi le gouvernement minimise-t-il cette crise ? » se demande Le Monde dans un édito rare. Parce que reconnaître un problème, c’est déjà en perdre le contrôle. Mais alors, que faire ? La réponse, Macron ne la donne pas. Pas de plan de secours, pas de mesure choc, juste un « on va voir » bien vague. Pendant ce temps, à Bram, dans l’Aude, Raphaël Glucksmann parle d’autre chose. Lui, il est en mode « guerre en Ukraine, budget 2027, écologie ». Comme si les carburants, c’était un détail. Un détail qui, pourtant, fait mal au portefeuille de millions de Français. Le pire ? Personne ne propose de vraies solutions. Le RN veut baisser les taxes, mais sans dire comment financer ça. La gauche parle de régulation, mais sans expliquer comment éviter les pénuries. Macron, lui, reste dans le flou. « On va ajuster. » Traduction : on va gérer comme on peut. Et vous, vous allez payer. Parce que le vrai problème, c’est que personne ne veut assumer. Ni les politiques, ni les marchés, ni les médias. Tout le monde attend que l’autre bouge. Sauf vous. Vous, vous devez rouler. Travailler. Chauffez vos maisons. Et payer. Toujours plus. Alors, qui va enfin casser les codes ? Pas Bardella, qui surf sur la colère sans proposer de remède. Pas Glucksmann, trop occupé à jouer les gardiens de l’Occident. Pas Macron, trop busy à gérer l’image. Le marché mondial, lui, il ne changera pas. À moins que quelqu’un ne force sa main. Et ça, ça n’arrivera pas tout seul. Parce que la vraie tension, ce n’est pas sur les carburants. C’est sur votre patience.

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R Galaxie Rédaction

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