Le Canadien a gagné sans convaincre, et c'est le vrai problème

Les espoirs de Montréal ont creusé un retard de 3 buts pour l’emporter en barrage. Mais derrière ce score, une équipe qui peine à trouver sa cohérence, des choix discutables, et une prolongation qui résume tout. Voici pourquoi cette victoire cache des failles bien plus profondes que le simple score.

Publié le 14 septembre 2026 à 16:02
Le Canadien a gagné sans convaincre, et c'est le vrai problème

Le 5-4 en barrage, c’est le genre de détail qui va rester dans les mémoires des supporters. Surtout quand on sait que le Canadien a commencé à -3 face aux Sénateurs. Trois buts de retard, et hop, ils gagnent. À première vue, ça fait héros. Sauf que non. Parce que derrière ce score, il y a une équipe qui court après son ombre, des décisions qui sentent le coup de dés, et une prolongation qui résume à elle seule tout ce qui cloche dans ce projet-là.

Le match où tout s’est joué en 30 secondes

Les 30 dernières secondes du match régulier, c’est là que tout bascule. Un but de Cover sur un rebond, et les espoirs de Montréal passent de 1-3 à 1-4. Un seul tir. Un seul joueur. Et soudain, l’équipe devient autre chose. Pas parce qu’elle a trouvé une solution, mais parce que le moral a changé. Comme si, d’un coup, les joueurs avaient compris que le match n’était plus perdu d’avance.

Pourtant, même avec ce but, le chemin vers la victoire reste un calvaire. La prolongation à 3 contre 3, c’est le moment où on voit à quel point cette équipe est encore en construction. Des passes qui ne vont nulle part, des défenseurs qui se regardent sans savoir quoi faire, et des attaquants qui courent comme des dératés sans jamais trouver le filet. À un moment, on se demande si ce n’est pas juste une question de temps avant que ça explose.

Et puis, il y a eu ce barrage. Un tir de Nadeau, un autre de Cover, et hop, c’est fini. Deux joueurs qui portent le poids d’une équipe qui, le reste du temps, semble à la dérive. Ça, c’est le hockey. Un sport où deux mecs peuvent tout changer en deux minutes. Mais ça, c’est aussi le problème du Canadien : ils misent tout sur leurs étoiles, et le reste de l’équipe galère.

Les choix qui font grincer des dents

Parlons-en, des choix. Parce que ce n’est pas qu’une question de talent, c’est aussi une question de stratégie.

Prenez la troisième période. Le Canadien a passé 20 minutes à envoyer des joueurs en supériorité numérique comme si c’était une partie de cache-cache. Résultat ? Deux buts encaissés, et zéro occasion claire. À un moment, on a l’impression que l’entraîneur regarde le match depuis le banc en se disant : « Bon, on va essayer ça, et si ça marche pas, on change de tactique. » Sauf que dans le hockey, quand tu changes de tactique à chaque engagement, tu finis par ne plus en avoir.

Et puis, il y a les remplacements. Des joueurs qui entrent en jeu comme si c’était leur premier match, des autres qui sortent sans avoir rien compris. À un moment, on se demande si quelqu’un a vraiment pris le temps de leur expliquer le système de jeu. Parce que quand tu vois un défenseur se faire dépasser comme un débutant à son premier entraînement, ça fait mal.

Le pire ? Personne ne semble s’en offusquer. Les commentateurs parlent de « jeunesse », de « potentiel », comme si c’était une excuse. Mais quand tu perds 3-1 en début de match, et que tu dois compter sur deux buts en barrage pour gagner, le potentiel, ça ne suffit pas.

Cover et Nadeau, les seuls qui tiennent la barre

Ils sont là, les deux piliers de cette équipe. Cover, qui marque des buts comme si c’était une formalité. Nadeau, qui semble toujours au bon endroit au bon moment. Deux joueurs qui, à eux seuls, font oublier les lacunes du reste de l’effectif.

Le problème, c’est que le Canadien mise tout sur eux. Et si jamais l’un des deux a un coup dur ? Si Cover se blesse ? Si Nadeau perd son efficacité ? Qu’est-ce qui reste ?

Parce que le reste de l’équipe, c’est du niveau variable. Des joueurs qui ont du talent, mais qui semblent encore chercher leur place. Des mecs qui courent, qui se battent, mais qui ne savent pas encore comment gagner. Et ça, c’est le vrai danger.

Une équipe, ça ne se construit pas que sur deux joueurs. Ça se construit sur une cohésion, une compréhension du jeu, une capacité à s’adapter. Et là, on en est encore loin.

La prolongation, miroir d’une équipe en devenir

La prolongation à 3 contre 3, c’est le moment où on voit le vrai visage d’une équipe. Pas les stars, pas les individualités, mais le collectif.

Et là, le Canadien a offert un spectacle navrant. Des passes qui ne vont nulle part, des défenseurs qui se laissent surprendre, des attaquants qui tirent au hasard. À un moment, on a l’impression d’assister à une répétition générale… de la prochaine défaite.

Pourtant, ils ont gagné. Grâce à Cover, grâce à Nadeau, grâce à deux tirs qui ont tout changé. Mais est-ce que c’est une victoire ? Ou juste une illusion ?

Parce que le vrai hockey, ce n’est pas gagner en barrage après avoir été menés 3-1. Le vrai hockey, c’est dominer le match, contrôler le jeu, et ne jamais laisser son adversaire respirer. Et là, le Canadien en est encore loin.

Ce que ça veut dire pour la saison

Cette victoire, elle ne change rien. Ou alors, elle devrait tout changer.

Parce que si le Canadien continue comme ça, il va finir par se réveiller un matin et réaliser qu’il a passé toute la saison à courir après des victoires qu’il ne mérite pas. Que ses joueurs, malgré leur talent, ne sont pas assez solides pour tenir sur la durée. Et que ses choix tactiques, s’ils fonctionnent aujourd’hui, vont le lâcher demain.

Le vrai test, ce n’est pas le prochain match. C’est la saison entière. Parce que gagner 5-4 en barrage après avoir été menés 3-1, ça ne fait pas une équipe. Ça fait un coup de chance.

Et le hockey, c’est un sport où la chance ne suffit pas.

La leçon à retenir

Le Canadien a gagné. Mais il n’a pas convaincu. Et ça, c’est bien plus inquiétant que n’importe quel score.

Parce que derrière cette victoire, il y a une équipe qui a encore tout à prouver. Des joueurs qui ont du talent, mais qui ne savent pas encore comment l’utiliser. Des choix tactiques qui marchent aujourd’hui, mais qui risquent de se retourner contre eux demain.

Et surtout, il y a cette question qui reste en suspens : Est-ce que le Canadien est vraiment en train de construire une équipe… ou juste une illusion ?

La réponse, elle se jouera dans les prochains matchs. Pas dans les statistiques, pas dans les discours, mais sur la glace. Et là, pour l’instant, le bilan n’est pas réjouissant.

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R Galaxie Rédaction

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