Lecornu serre la vis sur 43 milliards d'euros

Le gouvernement mise sur des économies brutales pour réduire le déficit. Mais les mesures cachent des arbitrages politiques et des risques sociaux. Voici ce qui change vraiment.

Publié le 2 octobre 2026 à 10:01
Lecornu serre la vis sur 43 milliards d'euros

Les économies, c’est toujours les mêmes qui trinquent

Pas de surprise : les retraites, les APL, les aides sociales. 10 milliards sur les retraites complémentaires, soit 5 % des pensions en moins pour les retraités. Officiellement, c’est pour « rééquilibrer le système ». En vrai, c’est parce que personne n’ose toucher aux régimes publics. Les APL baissent de 2,5 % en moyenne, et les aides au logement vont devenir encore plus sélectives. Résultat : un locataire sur trois pourrait voir son allocation fondre. La CAF, elle, a déjà prévenu : ça va faire mal.

Et puis il y a l’impôt sur les sociétés, qui passe de 25 % à 25,8 %. Oui, vous avez bien lu. On augmente les impôts des entreprises. Pas celles qui triment, bien sûr, mais celles qui paient déjà. Total, Engie, Sanofi : elles vont grogner, mais Lecornu s’en fiche. Le vrai problème, c’est que ça ne suffira pas.

Le gouvernement compte aussi sur la croissance, supposément à 1,4 % en 2027. Un optimisme de comptable. L’INSEE, elle, table sur 1,1 %. La différence ? 30 milliards d’euros. Autant dire qu’on joue à la roulette russe avec les chiffres.

Ce que personne ne dit sur les 43 milliards

Les économies, c’est bien. Mais d’où vient l’argent, au juste ?

  • Les niches fiscales : 12 milliards. Traduction : on va fermer des trous dans la loi. Les investisseurs Ă©trangers vont encore râler.
  • La fonction publique : 8 milliards. Pas de suppression de postes, non. Juste un gel des embauches et des dĂ©parts en retraite non remplacĂ©s. Les hĂ´pitaux, dĂ©jĂ  Ă  genoux, vont encore souffrir.
  • Les dĂ©penses militaires : zĂ©ro. Absolument rien. Alors qu’Emmanuel Macron promet d’atteindre 2 % du PIB pour la dĂ©fense. Un mensonge de plus.

Le vrai scoop ? L’État va vendre. Pas des usines, non. Des actifs publics. La SNCF, les aéroports, peut-être même EDF ou Engie. Lecornu l’a confirmé devant des lobbies en juin dernier, mais personne n’en parle. Parce que ça fait mal.

Pourquoi les marchés ne bronchent pas

Les obligations françaises, elles, continuent de tenir. Pourquoi ? Parce que la BCE, elle, a les yeux fermés. Christine Lagarde a encore sauvé la mise.

Mais attention. Si la croissance flanche, et elle flanche souvent, les taux vont remonter. Et là, ce sera la cata. La dette française représente déjà 110 % du PIB. Avec 5 % de déficit, on frôle l’asphyxie.

Le pire ? Personne ne semble s’en soucier. Les médias parlent de « rigueur nécessaire ». Les politiques ? Ils font semblant de négocier. Les citoyens ? Ils ne savent même pas que leurs pensions vont baisser.

Ce que ça veut dire pour vous

  • Si vous ĂŞtes retraitĂ© : vos pensions vont fondre. Point.
  • Si vous louez : vos APL vont diminuer. PrĂ©parez-vous Ă  payer plus.
  • Si vous travaillez dans le public : les embauches sont gelĂ©es. Les hĂ´pitaux, les Ă©coles, tout va se dĂ©grader.
  • Si vous ĂŞtes actionnaire : les impĂ´ts sur les entreprises montent. Pas de miracle.

Le gouvernement joue avec le feu. Et le pire, c’est que personne ne semble prêt à éteindre l’incendie.

La vraie question : et après ?

2027, c’est dans trois ans. Trois ans, c’est long. Trois ans, c’est court.

Si rien ne change, la France va droit dans le mur. Pas une crise, pas une récession : une chute.

Mais Lecornu, lui, a déjà tourné la page. Il parle de « responsabilité », de « sérieux ». Des mots vides.

La réalité, c’est que personne n’a le courage de dire la vérité.

Alors on serre la ceinture. Encore. Toujours. Jusqu’à ce que ça craque.

R
R Galaxie Rédaction

ARTICLES SIMILAIRES

Politique De ConfidentialitéMentions LégalesConditions Générales De VenteConditions Générales D'utilisationPolitique De CookiesTous Droits RéservésR Galaxie
Lecornu serre la vis sur 43 milliards d'euros | R Galaxie