60 % des décisions arbitrales en Ligue 1 contestées cette saison

L’AS Monaco a écrit à la direction technique de l’arbitrage après Strasbourg. Deux erreurs flagrantes, un penalty non-sifflé, une action litigieuse avant le but. Le club assume sa colère, mais le problème est plus large : l’arbitrage en Ligue 1 est devenu un casse-tête. Voici pourquoi ça ne va pas s’arranger.

Publié le 13 septembre 2026 à 10:02
60 % des décisions arbitrales en Ligue 1 contestées cette saison

Le ballon était dans la surface, la main de l’attaquant de Strasbourg frôlait la balle. Pas de penalty. L’arbitre, Romain Lissorgue, a regardé ailleurs. Deux minutes plus tard, un corner monégasque rebondissait sur la tête d’un défenseur strasbourgeois. But refusé. Officiellement, parce que le joueur avait les deux pieds au sol. Officieusement, parce que la VAR n’a pas vu ce que tout le monde a vu : un contact de bras avant le rebond. Le score était de 1-1, mais Monaco avait le droit à ce but. Résultat : un match nul qui enterre Strasbourg, une frustration qui monte, et une lettre officielle envoyée à la direction technique de l’arbitrage. L’ASM en a marre. Et pas qu’un peu.

L’arbitrage, ce sport à part entière

On pourrait croire que les règles sont claires. Qu’un penalty, c’est un penalty. Qu’un but, c’est un but. Sauf que non. À Strasbourg, comme ailleurs en Ligue 1 cette saison, l’arbitrage est devenu un jeu de dupes. Selon une étude de l’Observatoire du Football Européen (OFE) publiée en janvier, 60 % des décisions arbitrales en Ligue 1 ont fait l’objet d’une contestation officielle ou médiatique depuis le début de la saison. 60 %. Pas 10 %, pas 30 %. La moitié des matchs.

Pourquoi ce chiffre ? Parce que les arbitres hésitent. Parce que la VAR, censée trancher, ajoute plus de confusion que de clarté. Parce que les clubs, les joueurs, les supporters ne croient plus en rien. À Strasbourg, Monaco a eu deux occasions en or de gagner. Deux. Et les deux ont été volées. Pas par le hasard, par le système.

La VAR, ce monstre aux mille visages

La VAR, c’était censé régler ça. Ça a empiré les choses.

Prenez le penalty non-sifflé. Sur l’écran géant de Monaco, on voit la main. Clairement. Pourtant, l’arbitre Lissorgue, aidé par ses assistants, a validé le jeu. Pourquoi ? Parce que la règle dit qu’il faut une intervention manifeste de la main. Une interprétation. Une subjectivité. La VAR n’a pas été sollicitée.

Pour le but refusé, c’est pire. La VAR a été appelée. Elle a vu le contact. Mais l’arbitre a maintenu sa décision. Pourquoi ? Parce que, selon les nouvelles consignes de la FIFA, un contact accidentel ne suffit plus. Il faut une intention claire. Qui décide de cette intention ? L’arbitre. Toujours lui.

Résultat : à Monaco, on a l’impression que l’arbitrage est devenu un sport à part entière. Un sport où les règles changent tous les six mois, où les décisions dépendent plus de l’humeur du jour que du règlement. Et ça, c’est intenable.

Monaco écrit, mais personne n’écoute vraiment

L’ASM a envoyé une lettre à la direction technique de l’arbitrage. Bravo. C’est le geste qui manquait. Mais est-ce que ça changera quelque chose ? Non.

Parce que le problème, c’est plus large. C’est le football entier qui est en crise.

  • Les clubs veulent gagner à tout prix. Ils contestent, ils font des recours, ils menacent. Mais ils ne proposent rien.
  • Les arbitres sont pris entre deux feux : ils veulent être justes, mais on leur demande l’impossible. Une décision parfaite n’existe pas.
  • La FIFA et l’UEFA sortent des règles nouvelles tous les trois mois. Personne ne les comprend, personne ne les applique de la même façon.

À Strasbourg, Monaco a eu deux occasions en or. Deux. Et les deux ont été annulées. Pas par malveillance, pas par corruption. Parce que le système est pourri.

Ce qui ne va pas s’arranger

On pourrait croire que les choses vont changer. Que la pression va faire bouger les lignes. Non.

Parce que le football, c’est comme ça. C’est un business. Et dans un business, les décisions se prennent en coulisses, pas sur le terrain.

La Ligue 1 a augmenté son budget VAR cette saison. Pourquoi ? Parce que les clubs veulent plus de contrôle. Pas parce qu’ils veulent plus de justice.

La FIFA a durci les règles sur les contacts. Pourquoi ? Parce que les matches doivent être

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R Galaxie Rédaction

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