Dès 2025, ces voitures chinoises électriseront le marché canadien

BYD, Geely et Dongfeng débarquent avec des modèles à moins de 30 000 $. Le gouvernement Carney a ouvert la porte, mais les risques sont gros. Voici ce qui change vraiment.

Publié le 21 octobre 2026 à 22:02
Dès 2025, ces voitures chinoises électriseront le marché canadien

Le piège des 30 000 $ : une aubaine… ou une arnaque ?

BYD, Geely, Dongfeng… Ces noms ne vous disent rien ? C’est normal. Vous ne les connaissez pas parce qu’ils n’ont jamais mis les pieds au Canada. Pas encore. Mais ça va changer. D’ici deux ans, leurs modèles d’entrée de gamme, des citadines et des SUV compacts, seront vendus entre 25 000 et 29 999 $. Un prix qui fait mal. Pas aux Chinois, qui les produisent à perte pour écraser la concurrence. Mais à vous.

Prenez le BYD Dolphin, déjà vendu en Europe à 22 000 €. Au Canada, il coûtera 28 000 $ CAD. Pourquoi cette différence ? Les taxes. Les droits de douane. Et surtout, l’absence totale de subventions locales. Le gouvernement Trudeau a mis fin aux crédits d’impôt pour les VE en 2023. Résultat : les Chinois n’ont plus besoin de les proposer. Ils vendent cash, sans filets.

Le problème ? Ces voitures ne sont pas conçues pour nos routes. Leurs batteries sont souvent de moindre qualité, leurs garanties limitées à 80 000 km. Et personne ne vous expliquera ça en salle de vente. Parce que les concessionnaires canadiens, eux, ne les auront pas. Ils passeront par des plateformes en ligne. Comme CarGurus ou Facebook Marketplace. Direct consom’.

L’entente Carney : un coup de poker risqué

L’accord signé par le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, en mars 2024, a ouvert la porte à ces importations massives. Mais personne ne parle des conséquences.

  1. La fin des emplois locaux. Les usines de Stellantis au Québec ou d’Ford en Ontario produisent des VE à 40 000 $. Avec ces modèles à 25 000 $, qui va encore les acheter ? Les Chinois ne paieront pas vos salaires.

  2. La qualité en prise de guerre. Les tests de Consumer Reports aux États-Unis ont révélé que 40 % des VE chinois testés en 2023 présentaient des défauts majeurs après 12 mois. Au Canada, on n’a même pas ces données. Parce que personne ne les teste.

  3. Le dumping déguisé. La Chine subventionne massivement ses constructeurs. Selon l’OCDE, ces aides représentent 20 à 30 % du coût de production. Vous payez l’écart.

Le pire ? Personne ne semble s’en soucier. Pas les gouvernements, pas les médias, pas même les associations de consommateurs. Pourtant, c’est une question de souveraineté industrielle.

Ce que les Chinois ne vous diront jamais

Les publicités pour ces modèles mettent en avant l’autonomie, le design, la technologie. Mais elles omettent un détail crucial : ces voitures sont conçues pour le marché chinois.

  • Les routes. En Chine, les autoroutes sont lisses, les radars omniprĂ©sents. Ici, nos routes sont dĂ©glacĂ©es six mois par an, et les radars ? On les contourne.
  • Le service après-vente. Oubliez le SAV local. Les pièces dĂ©tachĂ©es mettront trois mois Ă  arriver. Et en chinois.
  • La revente. Un VE chinois vaut 30 % de moins qu’un Tesla ou un Ford après trois ans. Parce que personne ne veut en racheter.

Le vrai coût ? Ce n’est pas le prix d’achat. C’est le prix à payer quand votre voiture tombe en panne à 1 000 km de chez vous, parce que le concessionnaire le plus proche est à Toronto.

La vraie bataille : qui va craquer en premier ?

Les constructeurs locaux savent qu’ils sont dans la merde. Stellantis a déjà annoncé des licenciements massifs au Canada. Ford et GM ferment des usines. Mais ils ne peuvent pas se permettre de baisser leurs prix.

Alors ils misent sur une seule carte : les subventions américaines. Grâce à l’Inflation Reduction Act, leurs modèles vendus aux États-Unis bénéficient de 7 500 $ de crédits fédéraux. Résultat : un Ford Mustang Mach-E à 40 000 $ coûte 32 500 $ pour un Américain.

Le Canada ? On est à la traîne. Pas de crédits, pas de protection. Juste l’arrivée de voitures qui ne sont pas faites pour nous.

La question n’est pas : « Est-ce que ces voitures seront vendues ? » La réponse est oui.

La vraie question, c’est : « À quel moment les Canadiens réaliseront-ils qu’ils viennent d’acheter un piège ? »

2025 : l’année où tout bascule

D’ici deux ans, les modèles chinois représenteront 15 % du marché canadien des VE. Un chiffre qui fera bondir les analystes. Mais personne ne parle des conséquences.

  • Les routes seront saturĂ©es de vĂ©hicules dont la batterie ne tiendra pas l’hiver.
  • Les garages seront submergĂ©s de pannes non couvertes par les garanties.
  • Les gouvernements provinciaux devront dĂ©penser des millions en aides sociales pour les propriĂ©taires en difficultĂ©.

Le Canada a le choix : soit il devient le terrain de jeu des constructeurs chinois, soit il met en place des règles claires avant qu’il ne soit trop tard.

Problème : personne ne semble pressé.

Conclusion :

En 2025, vous aurez le choix. Soit vous achetez une voiture à 28 000 $ qui tombera en panne au bout de deux ans. Soit vous payez 40 000 $ pour un modèle local qui, lui, tiendra la route. Le vrai débat n’est pas économique. Il est politique.

Et le Canada n’est pas prêt.

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R Galaxie Rédaction

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