Pourquoi septembre est-il le pire mois pour votre moral ?
C’est un chiffre qui claque : 30 % des Français déclarent un coup de mou en septembre, selon une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publiée en 2022. Pas juste de la fatigue. Une vraie baisse d’énergie, des nuits qui se dégradent, une irritabilité qui monte. Et si la solution était sous votre nez ? Pas un antidépresseur, pas un burn-out en thérapie, mais une vitamine que vous prenez peut-être déjà, et que vous pourriez doser différemment.
Louise Talleu, pharmacienne en officine à Lyon depuis 15 ans, a une théorie tranchée : « Si une vitamine peut améliorer la santé mentale, c’est elle. Et septembre est le moment idéal pour en commencer une cure. » Sauf que personne ne vous le dit. Pourquoi ce décalage ? Parce que les labos préfèrent vendre des somnifères en hiver. Parce que les médecins généralistes ont d’autres priorités. Et surtout, parce que cette vitamine ne fait pas rêver : elle ne soigne pas les dépressions lourdes, elle ne fait pas de pub dans les magazines people. Elle stabilise. Et ça, c’est moins glamour.
La vitamine D, ce parent pauvre de la santé mentale.
Le mensonge du soleil d’été
Vous vous souvenez de l’été dernier ? Ces journées où vous sortiez à midi et où la peau vous disait « Bon, assez, on rentre » ? Ces UV qui vous donnaient l’impression d’être invincible ? Eh bien, votre corps, lui, les a stockés. Sous forme de vitamine D, bien sûr. Sauf que 9 Français sur 10 ont des réserves insuffisantes, selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire). Et en septembre, le compteur est déjà dans le rouge.
Pourquoi ? Parce que la vitamine D, c’est comme un compte en banque : vous la puisez au fil des mois. En juin, vous en avez plein. En décembre, vous êtes à sec. Sauf que le problème, c’est que la santé mentale ne suit pas la même courbe. « On associe la vitamine D au calcium, aux os, explique Louise Talleu. Mais personne ne vous dit qu’elle agit comme un régulateur sur le cerveau. Un peu comme un stabilisateur d’humeur naturel. »
Le problème, c’est que les carences se creusent avant même que vous ne sentiez quoi que ce soit.
Les symptômes ? Une fatigue persistante. Une difficulté à vous concentrer. Une irritabilité qui monte pour un rien. « Beaucoup de gens viennent me voir en octobre en disant : ‘Docteur, je déprime depuis deux semaines.’ Sauf que la dépression, ça ne se déclenche pas en deux semaines. Ça couve. Et la vitamine D, c’est souvent le déclencheur qu’on ne voit pas. »
Ce que les labos ne veulent pas que vous sachiez
En 2017, une méta-analyse publiée dans The British Medical Journal a passé en revue 36 études sur la vitamine D et la santé mentale. Résultat : les personnes supplémentées présentaient un risque réduit de 11 % de dépression. Pas une révolution. Mais un effet réel. Sauf que les labos pharmaceutiques, eux, vendent autre chose.
« Les antidépresseurs, c’est un marché à 10 milliards d’euros par an en France, rappelle la pharmacienne. La vitamine D ? C’est un complément alimentaire. Ça ne fait pas rêver les actionnaires. »
Pourtant, les preuves s’accumulent. Une étude de l’Université de Manchester (2020) a montré que les personnes carencées en vitamine D avaient un taux de sérotonine, le neurotransmetteur de la bonne humeur, significativement plus bas. Et une autre, publiée dans JAMA Psychiatry en 2019, a établi un lien entre carence en vitamine D et risque accru de troubles bipolaires.
Mais voici le vrai problème : personne ne vous dit quand commencer.
En pharmacie, on vous vend des boîtes de 60 comprimés à 15 euros. « Prenez-en un par jour, ça devrait suffire. » Sauf que personne ne vous explique que septembre est le mois idéal pour en prendre. Parce que c’est là que les réserves commencent à s’épuiser. Parce que c’est là que le moral commence à flancher. Et parce que si vous attendez octobre, vous serez déjà en retard.
« Les gens pensent que la vitamine D, c’est pour l’hiver, dit Louise Talleu. Mais l’hiver, c’est trop tard. Il faut agir avant. Comme un rempart. »
La dose qui change tout (et celle qui ne sert à rien)
Voici le piège : tout le monde vous dit d’en prendre, mais personne ne vous dit combien.
- La dose inutile : 400 UI par jour. C’est la dose officielle recommandée par l’OMS. Sauf que si vous êtes carencé, ça ne servira à rien. « C’est comme donner un verre d’eau à un homme qui a soif après un marathon. »
- La dose qui marche : 2000 à 4000 UI par jour, selon votre taux sanguin. « Si vous n’avez jamais fait de prise de sang, commencez par 2000 UI. Mais faites-la vérifier après trois mois. Parce que trop, c’est aussi mauvais que pas assez. »
Le vrai scoop ? Les compléments en pharmacie sont souvent sous-dosés.
« J’ai vu des boîtes étiquetées ‘1000 UI’ qui en contenaient à peine 400, raconte la pharmacienne. Les labos économisent sur les matières premières. » Résultat : vous prenez vos gélules en croyant faire une cure, alors que vous ne faites que vous bercer d’illusions.
Ce que votre médecin ne vous dira pas
En cabinet, si vous mentionnez la vitamine D et la santé mentale, 9 fois sur 10, on vous répondra : « Prenez-en, mais ce n’est pas magique. »
Sauf que c’est exactement ce qu’on vous dit pour les antidépresseurs. « La vitamine D n’est pas un traitement miracle, c’est vrai. Mais elle non plus, elle ne vous fera pas de mal. Et contrairement aux antidépresseurs, elle n’a pas d’effets secondaires graves. »
Le vrai blocage ? Les médecins généralistes ne sont pas formés à ça.
« On nous apprend à prescrire des antidépresseurs, des anxiolytiques, des somnifères. Mais on ne nous apprend pas à regarder les carences en vitamine D comme un facteur de risque, explique Louise Talleu. Pourtant, c’est un levier simple, peu coûteux, et sans danger. »
La solution (si vous voulez vraiment essayer)
- Faites une prise de sang (dosage 25-hydroxyvitamine D). Coût : entre 30 et 50 euros. « Si votre taux est inférieur à 20 ng/mL, vous êtes carencé. »
- Choisissez un bon complément. Évitez les marques génériques. Privilégiez les D3 (cholécalciférol) plutôt que D2 (ergocalciférol), plus efficace. Exemples : ZymaD, Quotidiane D3, ou les gélules de la marque française MyProtein (moins chères, mais vérifiez la teneur réelle).
- Commencez en septembre. Pas en novembre. Pas en janvier. Maintenant.
- Associez-la à de la lumière. Pas besoin de vous allonger sous une lampe UV. Juste 30 minutes de lumière naturelle par jour, même par temps couvert. « Le cerveau a besoin des deux : la vitamine D et la lumière. »
- Surveillez les effets. Après un mois, notez si votre sommeil s’améliore, si votre irritabilité baisse. « Ce n’est pas un effet immédiat. Mais si ça ne change rien après trois mois, c’est que soit vous êtes mal supplémenté, soit la vitamine D n’est pas votre problème principal. »
Ce que personne ne vous dit sur l’automne
Septembre, c’est le mois où tout se grippe. Les enfants rentrent à l’école, les nuits rallongent, les journées deviennent grises. Et votre corps, lui, n’a pas fini de digérer l’été.
« On parle toujours du ‘blues de janvier’, mais septembre, c’est l’autre saison des dépressions, dit la pharmacienne. Sauf que personne n’en parle. Parce que c’est moins médiatique. »
La vraie question, c’est : et si la solution était déjà dans votre placard ?
Pas besoin d’attendre. Pas besoin d’y croire. Juste essayer. Parce que si ça marche pour 30 % des gens, ça vaut le coup. Et si ça ne marche pas ? Vous n’aurez perdu que trois mois et une cinquantaine d’euros.
La dernière chose à savoir : les labos ne vous mentent pas par malveillance. Ils mentent par omission.
Parce que la vitamine D, ça ne fait pas de buzz. Ça ne se vend pas en campagne télé. Ça ne fait pas de vous un client à vie. Alors on vous en parle à moitié. On vous dit « Prenez-en », mais pas « Prenez-en assez. Et surtout, commencez maintenant. »
Alors voici ce que vous devez retenir :
- Septembre est le mois où les carences en vitamine D commencent à peser.
- Une supplémentation bien dosée peut aider à stabiliser l’humeur.
- Les médecins et les labos ne vous le diront pas parce que ça ne les arrange pas.
- Si vous voulez essayer, commencez par une prise de sang. Pas par une boîte achetée au hasard.
Le reste ? À vous de voir.
*(Et non, ce n’est pas une pub. Juste un constat.)