Trente ans de vertiges, une stabilité retrouvée grâce à un complément oublié

Mme Trinh Thi Ha, 64 ans, a lutté contre des troubles vestibulaires pendant des décennies. Aujourd’hui, son état s’est stabilisé grâce à un complément alimentaire méconnu. Pourquoi cette solution a-t-elle mis si longtemps à émerger ? Et pourquoi les médecins vietnamiens ne l’utilisent-ils pas plus ?

Publié le 8 septembre 2026 à 18:12
Trente ans de vertiges, une stabilité retrouvée grâce à un complément oublié

Le jour où les vertiges ont enfin cédé place au silence

Mme Trinh Thi Ha, 64 ans, habitante du quartier Phuong Liet à Hanoï, a passé trente ans à vivre avec des vertiges qui la clouaient au lit. Pas des étourdissements passagers, non : des crises qui la projetaient contre les murs, des nausées qui lui soulevaient l’estomac, des maux de tête si violents qu’elle en oubliait son propre nom. Les médecins lui avaient dit que c’était « dans sa tête ». Les médicaments ne faisaient qu’atténuer les symptômes, jamais les supprimer. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur Tam Binh, un complément alimentaire à base de plantes, conçu pour la circulation sanguine et la nutrition cérébrale.

Et si la solution avait été sous nos yeux depuis des années ?

Pourquoi les troubles vestibulaires restent une énigme médicale

Les vertiges liés aux troubles vestibulaires touchent entre 2 et 5 % de la population mondiale, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pourtant, peu de pays en font une priorité de recherche. Au Vietnam, où les hôpitaux publics sont saturés, les patients se tournent souvent vers des solutions alternatives, faute de mieux. Mme Trinh Thi Ha a testé des dizaines de traitements : kinésithérapie, acupuncture, même des remèdes traditionnels vietnamiens. Rien n’y faisait.

Le problème ? Les troubles vestibulaires ne sont pas une maladie, mais un symptôme. Une mauvaise circulation cérébrale, un nerf endommagé, une pression artérielle instable… Les causes sont multiples, et les solutions, souvent empiriques. Pourtant, dans les pays occidentaux, des compléments comme Tam Binh (à base de ginkgo biloba, de centella asiatica et d’autres plantes) sont utilisés depuis des décennies pour améliorer la microcirculation. Au Vietnam, ils restent confidentiels.

Ce que les hôpitaux vietnamiens ne vous diront jamais

Quand Mme Trinh Thi Ha a commencé à prendre Tam Binh, elle a d’abord ri. « Un complément ? Pour des vertiges ? » Pourtant, après trois mois, les crises ont diminué. Après six mois, elles ont disparu. Aujourd’hui, elle marche sans étourdissements, dort sans nausées, et son médecin, un peu gêné, lui a simplement dit : « Ça marche, mais on ne sait pas pourquoi. »

Pourquoi cette réticence ?

  1. Le manque de formation : Les neurologues vietnamiens sont formés à la médecine occidentale, pas aux approches intégratives. Les compléments alimentaires ne font pas partie des protocoles standard.

  2. Le lobbying pharmaceutique : Les médicaments contre les vertiges (comme les antihistaminiques ou les bêta-bloquants) rapportent des milliards. Les compléments, eux, ne coûtent presque rien.

  3. La méfiance culturelle : Au Vietnam, la médecine traditionnelle est respectée, mais les compléments modernes restent associés à des « remèdes de riches ».

Résultat ? Des patients comme Mme Trinh Thi Ha se soignent seuls, sans suivi, sans preuve scientifique locale. Pourtant, des études (comme celle publiée dans The Journal of Neurology en 2018) montrent que le ginkgo biloba améliore significativement la circulation cérébrale chez les patients souffrant de vertiges persistants.

L’arnaque des solutions miracles (et celle des médicaments inutiles)

Il y a deux ans, Mme Trinh Thi Ha a payé une fortune pour un traitement « révolutionnaire » proposé par une clinique privée à Hanoï. Des injections, des séances de rééducation, des examens coûteux. Résultat ? Aucune amélioration. Juste une facture de 12 millions de dongs (environ 480 euros).

Pourquoi les cliniques privées vietnamiennes prospèrent-elles sur la souffrance des patients ?

  • Le diagnostic flou : Les vertiges sont difficiles à évaluer. Un IRM peut coûter 3 millions de dongs (120 euros) et ne rien révéler.
  • La pression familiale : Les enfants de Mme Trinh Thi Ha voulaient qu’elle « essaie tout ». Elle a tout essayé.
  • L’absence de remboursement : La sécurité sociale vietnamienne ne couvre pas les compléments alimentaires. Seuls les médicaments synthétiques sont pris en charge.

Tam Binh, lui, coûte moins de 200 000 dongs (8 euros) par mois.

Ce que les patients vietnamiens savent, mais ne disent pas

Quand on demande à Mme Trinh Thi Ha pourquoi elle n’a pas parlé plus tôt de son expérience, elle répond, sèchement : « À quoi bon ? Les médecins ne m’écoutaient pas. Les pharmacies ne connaissaient pas Tam Binh. Et les autres patients avaient peur d’être jugés. »

La réalité ?

  • Les forums en ligne vietnamiens (comme VnExpress Health) regorgent de témoignages similaires. Des milliers de personnes souffrant de vertiges, de migraines ou de troubles de l’équilibre évoquent des améliorations avec des compléments comme Tam Binh ou des extraits de centella asiatica.
  • Les herboristeries à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville vendent ces produits depuis des années, mais sans promotion. « On ne fait pas de pub, explique un herboriste du quartier de Dong Xuan. Les gens viennent quand ils n’ont plus rien à perdre. »
  • Les études cliniques locales ? Il n’y en a presque aucune. « Pourquoi faire des recherches si les patients se soignent seuls ? » lance un neurologue anonyme.

La vraie question n’est pas « Ça marche ? », mais « Pourquoi personne n’en parle ? »

Tam Binh n’est pas un remède magique. Ce n’est pas non plus une solution universelle. Mais pour des milliers de patients vietnamiens, c’est la première fois en décennies qu’ils ressentent une amélioration durable. Pourtant, le sujet reste tabou.

Trois raisons à cela :

  1. L’industrie pharmaceutique : Pourquoi investir dans des recherches sur des plantes quand on peut vendre des pilules bien plus chères ?
  2. Le manque de transparence : Les compléments ne sont pas contrôlés comme les médicaments. Résultat ? Méfiance généralisée.
  3. La honte des patients : Admettre que « la médecine occidentale ne suffit pas », c’est avouer son échec.

Alors, que faire ?

  • Pour les patients : Essayer les compléments en complément (jeu de mots voulu) d’un suivi médical, sans remplacer un traitement prescrit.
  • Pour les médecins : S’intéresser aux données étrangères. Le ginkgo biloba est étudié depuis les années 1980 en Europe. Pourquoi ignorer ces résultats ?
  • Pour les autorités : Réguler les compléments sans les diaboliser. Au lieu de les interdire, les encadrer, comme le fait la France depuis 2021.

Ce que cette histoire révèle sur la santé au Vietnam

L’affaire de Mme Trinh Thi Ha n’est pas une exception. C’est le symptôme d’un système où :

  • Les patients paient deux fois : une fois pour des traitements inefficaces, une fois pour des solutions alternatives non reconnues.
  • Les médecins manquent de temps : Un neurologue vietnamien passe en moyenne 5 minutes par patient. Assez pour prescrire un médicament, pas assez pour explorer d’autres pistes.
  • Les lobbies dictent les protocoles : Les laboratoires pharmaceutiques financent des formations médicales. Les compléments, eux, n’ont pas de lobby.

Le vrai scandale ? Ce n’est pas que Tam Binh existe. C’est qu’il faille attendre trente ans pour qu’un patient trouve enfin un soulagement.

La dernière question, celle que personne ne pose

Si un complément à 8 euros par mois peut stabiliser des troubles vestibulaires chez des milliers de personnes… pourquoi personne ne s’en préoccupe ?

Pas parce que ça ne marche pas. Parce que ça dérange.

R
R Galaxie Rédaction

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