Les transports publics évitent le pire grùce à un régulateur

En dĂ©cembre, vos billets de train et de bus augmenteront de 3,6% en moyenne. DerriĂšre ce chiffre, une bataille cachĂ©e : les entreprises voulaient bien plus. Et c’est le surveillant des prix qui a bloquĂ© la casse.

Publié le 11 octobre 2026 à 18:04
Les transports publics évitent le pire grùce à un régulateur

mais bien : jusqu’oĂč ira-t-on ?

Le vrai jeu : qui paiera la prochaine fois ?

Les entreprises de transport ont un argument imparable : sans hausses, le systĂšme s’effondre. Moins de trains, moins de bus, des grĂšves plus frĂ©quentes. Tout le monde en a marre des retards et des annulations, mais personne ne veut payer le prix fort. Sauf que la rĂ©alitĂ© est plus nuancĂ©e.

D’un cĂŽtĂ©, les coĂ»ts explosent vraiment. Le diesel, les salaires, la maintenance, l’entretien des infrastructures
 Tout ça, ça coĂ»te cher. De l’autre, les entreprises de transport gĂšrent des marges confortables. En 2022, les CFF ont dĂ©gagĂ© un bĂ©nĂ©fice net de 1,5 milliard de francs. Un milliard et demi. Assez pour moderniser le rĂ©seau, oui. Assez aussi pour rĂ©investir dans d’autres activitĂ©s, comme l’immobilier ou les partenariats privĂ©s.

Alors, qui ment ? Personne. Mais la vĂ©ritĂ©, c’est que les hausses servent Ă  la fois Ă  financer des besoins rĂ©els ET Ă  protĂ©ger les actionnaires. Et c’est vous, l’usager, qui trinquez.

Le Surveillant des prix a évité le pire cette fois. Mais la prochaine fois ? Qui sera là pour vous défendre ?

La prochaine étape : et si on parlait salaires ?

VoilĂ  le vrai sujet que personne ne veut aborder : les salaires dans les transports publics. Les conducteurs de train, les mĂ©caniciens, les agents d’entretien
 Tous ces mĂ©tiers sont en tension. Pourquoi ? Parce que les salaires sont trop bas. À titre d’exemple, un conducteur de tram Ă  GenĂšve gagne en moyenne 6 500 francs brut par mois. 6 500 francs. Pour un travail stressant, avec des horaires dĂ©calĂ©s et une responsabilitĂ© Ă©norme. Pendant ce temps, un cadre dans une banque touche facilement 10 000 francs, voire plus.

Les entreprises de transport justifient ces bas salaires par la concurrence et les coĂ»ts de structure. Sauf que la concurrence, dans ce secteur, est surtout une excuse. Personne ne veut travailler pour si peu. RĂ©sultat : pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre, turnover Ă©levĂ©, et des usagers qui rĂąlent parce que les trains sont bondĂ©s ou que les bus ont du retard.

Alors, la solution ? Augmenter les salaires. Oui, ça coûterait plus cher. Oui, ça ferait monter les tarifs. Mais au moins, vous auriez des travailleurs motivés, moins de grÚves, et un systÚme plus stable. Au lieu de ça, on préfÚre augmenter les prix et prier pour que personne ne se rebelle.

Ce qui vous attend en 2025

Les hausses de dĂ©cembre, c’est juste le dĂ©but. Les entreprises de transport ont dĂ©jĂ  annoncĂ© qu’elles prĂ©voient de nouvelles augmentations pour 2025. Leur argument ? Les coĂ»ts ne feront qu’augmenter. Peut-ĂȘtre. Mais une chose est sĂ»re : si rien ne change, vous paierez de plus en plus, sans jamais voir une amĂ©lioration rĂ©elle du service.

Le Surveillant des prix peut freiner la machine, mais il ne peut pas la stopper. La vraie question, c’est : jusqu’oĂč irez-vous avant de dire stop ?

Parce qu’une chose est claire : les transports publics ne sont pas un service public comme les autres. C’est un business. Et dans un business, le client paie toujours la note.

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R Galaxie Rédaction

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