Le projet qui fait grincer des dents sans que personne n’ose en parler
Le Cybercab n’est pas une voiture. C’est un symptôme. Un test grandeur nature pour voir si l’industrie automobile peut enfin se détacher de son obsession : le volant. Pourtant, quand Tesla a présenté ce prototype en 2021, les réactions ont été tièdes, presque méprisantes. « Trop futuriste », « pas assez fini », « Musk qui divague encore ». Personne n’a osé dire : « Et si c’était la bonne direction ? »
Pourtant, les chiffres parlent. Selon une étude de McKinsey publiée en 2023, les véhicules autonomes pourraient représenter 30 % du marché d’ici 2035. 30 %. Pas dans 20 ans. Dans 12 ans. Et Tesla, avec son Cybercab, est le seul à avoir osé montrer à quoi ça pourrait ressembler sans filtre. Les autres ? Ils tergiversent, sortent des concepts flous, ou pire, ils mentent sur leurs avancées. Waymo, Cruise, tous promettent l’autonomie niveau 4 ou 5, mais leurs véhicules restent des boîtes sur roues avec un volant en plastique. Le Cybercab, lui, assume : il n’y a même plus de place pour un volant. Juste un siège, une interface, et une promesse : « Vous n’aurez plus à conduire. »
Le problème ? Personne ne veut y croire.
Pourquoi les constructeurs traditionnels font semblant de ne pas voir
Prenez Volkswagen. En 2022, ils ont sorti l’ID.Buzz, une voiture électrique… avec un volant. Une coque futuriste, mais un volant. Pourquoi ? Parce que VW sait une chose : si l’autonomie marche vraiment, leur modèle économique s’effondre. Les voitures sans conducteur, ça veut dire moins de pièces, moins de garages, moins de mécaniciens, moins de pannes à réparer. Moins de profits, surtout sur les modèles haut de gamme où les marges sont grasses.
Même chose chez Renault ou Peugeot. Ils parlent d’autonomie, mais en chuchotant. Leurs prototypes ? Des 4x4 avec des caméras en plus. Leurs promesses ? « D’ici 2030 ». Traduction : « On a encore 7 ans pour trouver une excuse. »
Tesla, lui, il assume. Le Cybercab, c’est l’admission que l’automobile est en train de mourir. Pas lentement, pas avec des adieux en musique. Non, elle va disparaître dans un silence assourdissant, parce que personne ne veut être celui qui sonne le glas.
Les régulateurs, ces lâches en costume trois-pièces
En Europe, la Commission européenne traîne des pieds sur les règles d’homologation des véhicules autonomes. Aux États-Unis, la NHTSA (l’équivalent de la sécurité routière) a mis deux ans à publier un cadre légal sur l’IA dans les voitures. Deux ans. Pendant ce temps, Tesla roule déjà avec son système Full Self-Driving (FSD) sur les autoroutes californiennes, malgré les accidents et les critiques.
Pourquoi cette lenteur ? Parce que les régulateurs ont peur. Peur de se tromper. Peur d’être accusés d’avoir accéléré un processus dangereux. Mais surtout, peur de perdre le contrôle.
Imaginez un instant : si les voitures autonomes deviennent la norme, qui décide des priorités ? Qui est responsable en cas d’accident ? Qui paie l’assurance ? Les assureurs tremblent. Les avocats aussi. Les lobbies des constructeurs encore plus. Alors on attend. On tergiverse. On fait semblant de travailler sur des lois qui n’arriveront jamais à temps.
Le Cybercab, lui, il n’attend pas. Il est là, avec ses angles de robot de science-fiction et son intérieur minimaliste. Il dit : « Regardez, c’est comme ça que ça va se passer. » Et les régulateurs ferment les yeux.
Les médias, ces complices malgré eux
Vous cherchez des articles sur le Cybercab ? Essayez. Vous tomberez sur des posts de blogs tech, des vidéos YouTube de 5 minutes où un influenceur s’émerveille devant les phares en forme de yeux, et puis… plus rien. Les grands médias l’ignorent. Pourquoi ? Parce que c’est trop gênant.
Le Cybercab, c’est la preuve que l’automobile telle qu’on la connaît est finie. Et les journalistes, surtout ceux des rubriques économie ou tech, ils ont un problème avec ça. Leur job, c’est de suivre les tendances, pas de les annoncer. Alors ils parlent des nouvelles batteries, des prix qui baissent, des records de ventes… Mais jamais de ce qui va tout changer.
Pourtant, les signes sont partout. Uber teste des flottes de robots-taxis à San Francisco. Les villes comme Singapour ou Dubai préparent leurs routes pour l’autonomie. Mais personne ne veut en parler comme d’une révolution. On préfère parler de la nouvelle Tesla Model Y, ou des problèmes de production de BMW. Des détails, pas des bouleversements.
Ce que le Cybercab révèle vraiment
Le Cybercab n’est pas qu’une voiture. C’est un miroir. Un miroir tendu devant l’industrie, les régulateurs, les médias. Et ce qu’on y voit, ça fait mal.
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Pour les constructeurs : leur modèle est mort. Ils le savent. Ils font semblant de ne pas voir. Ils sortent des SUV électriques parce que c’est plus sûr. Parce que ça ne change rien. Parce que ça leur rapporte encore un peu.
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Pour les régulateurs : ils ont peur. Peur de l’inconnu. Peur de perdre leur pouvoir. Alors ils attendent. Ils attendent que les accidents arrivent. Ils attendent que les lobbies les convainquent de ne rien faire. Ils attendent que le temps passe.
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Pour les médias : ils préfèrent parler de la dernière innovation cosmétique plutôt que de la fin d’une ère. Parce que c’est moins risqué. Parce que ça ne dérange personne.
Le Cybercab, lui, il dérange.
Il dérange parce qu’il dit : « Vous allez devoir choisir. Soit vous acceptez que la voiture devienne une machine à usage, comme un Uber ou un métro. Soit vous vous raccrochez à un rêve qui n’a plus de sens : le volant, le garage, la mécanique, le plaisir de conduire. »
Et personne ne veut choisir.
La vraie question n’est pas : « Quand le Cybercab arrivera-t-il ? »
C’est : « Qui osera être le premier à en commander un ? »
Parce que le Cybercab, ce n’est pas qu’une voiture. C’est un pari. Un pari sur l’avenir. Un pari que les constructeurs traditionnels ne veulent pas prendre. Parce qu’ils savent qu’ils vont perdre.
Alors on attend. On fait semblant. On parle d’autre chose.
Mais dans cinq ans, quand les premières flottes de Cybercabs rouleront dans les villes, personne ne pourra dire qu’on ne les avait pas prévenus.