Le Standard confirme sa fragilité malgré la qualification contre Dender

Deux visages, un seul problème : le Standard de Liège a frôlé l’effondrement avant de se qualifier, et Ibrahim Karamoko n’a pas les réponses. L’équipe alterne entre moments de génie et inertie collective, et personne ne semble capable de corriger le tir. Pourquoi cette instabilité ? Et surtout, jusqu’à quand ?

Publié le 17 octobre 2026 à 12:02
Le Standard confirme sa fragilité malgré la qualification contre Dender

Le Standard a tenu, mais personne ne croit à la suite de l’histoire après Dender

Le score final, 2-0, ne dit pas tout. Il y a eu des phases où les Rouches ont semblé jouer au football, et d’autres où elles ont trimé comme en division inférieure. Et c’est ça, le vrai problème. Pas le résultat, mais la manière dont il a été obtenu. Un match en deux temps, avec une première mi-temps où Dender a failli humilier le Standard, et une seconde où les Liégeois ont enfin trouvé leur rythme. Pourtant, ce n’est pas une victoire. C’est une alerte.

Ibrahim Karamoko, lui, reste perplexe. Pas parce que son équipe a gagné, mais parce qu’elle a frôlé la catastrophe. À 17 minutes du coup d’envoi, le Standard menait déjà 2-0. Deux buts de la tête, deux occasions en or, et Dender, ce club qui passe pour un outsider, était déjà à terre. Sauf que. Sauf que dans les 25 minutes qui ont suivi, les Rouches ont tout donné pour revenir dans le match. Et elles y sont presque parvenues.

Le Standard a eu de la chance. Pas celle des dieux, mais celle des arbitres, des rebonds, des erreurs adverses. Parce que techniquement, Dender était plus dangereux. Plus rapide. Plus organisé. Et c’est ça, le vrai problème. Une équipe qui se qualifie en Coupe de Belgique en dominant… mais qui doit sa qualification à des phases où elle a failli tout perdre.

Pourquoi les Rouches jouent-elles Ă  deux vitesses ?

Ce n’est pas la première fois. Depuis le début de saison, le Standard alterne entre des matchs où il écrase tout et d’autres où il semble jouer contre une équipe de troisième division. Contre Dender, la première mi-temps était un cauchemar. Pas parce que le Standard perdait, mais parce qu’il ne contrôlait rien. Les passes étaient longues, les transitions inexistantes, et les défenseurs semblaient jouer au chat et à la souris avec les attaquants de Dender. À un moment, on a cru que le match était déjà plié.

Et puis, comme par magie, ça a basculé. Un pressing plus agressif, des centres mieux placés, et soudain, le Standard est redevenu une équipe de Jupiler Pro League. Mais est-ce durable ? Parce que le vrai danger, ce n’est pas Dender. C’est la capacité du Standard à reproduire ce genre de performance contre des adversaires plus coriaces. Contre Anderlecht, contre Genk, contre le Club Bruges, est-ce que les Rouches vont encore avoir cette seconde mi-temps miraculeuse ?

Ibrahim Karamoko n’a pas de réponse claire. Il a sorti des changements, il a ajusté le jeu, mais le fond du problème reste entier : son équipe manque de cohésion. Les joueurs ne semblent pas toujours sur la même longueur d’onde. Et ça, un entraîneur ne peut pas le résoudre avec un simple coup de sifflet.

Le vrai enjeu : et si le Standard était une équipe en reconstruction ?

Parce que c’est ça, la question. Le Standard n’est pas une mauvaise équipe. C’est une équipe en devenir. Une équipe qui a du talent, mais qui n’a pas encore trouvé sa recette. Et ça, c’est un luxe que les clubs belges ne peuvent pas se permettre.

Prenez les chiffres : depuis le début de saison, le Standard a marqué 42 buts en 15 matchs. C’est bien. Mais il en a encaissé 28. C’est moins bien. Le problème, c’est l’inconstance. Une mi-temps à 3-0 contre Dender, et l’autre à 0-2. Une victoire contre Genk (2-1), et une défaite contre Eupen (0-1). Une performance solide contre Malines (2-0), et un match nul embarrassant contre Westerlo (1-1).

Le Standard n’est pas une équipe qui perd. C’est une équipe qui oscille entre le génie et l’amateurisme. Et dans un championnat où la régularité fait la différence, ça ne suffit pas.

Ibrahim Karamoko a un an pour redresser la barre. S’il ne le fait pas, les Rouches risquent de passer une saison de plus à frôler les podiums sans jamais les atteindre.

Ce que Dender révèle du Standard : une défense en crise

La vraie faiblesse du Standard, ce n’est pas l’attaque. C’est la défense. Et ce match contre Dender l’a encore prouvé.

Les Rouches ont tenu bon en seconde période, mais la première mi-temps était un vrai calvaire. À la 30e minute, le Standard avait déjà concédé deux occasions claires. Deux contre-attaques rapides, deux buts qui auraient pu être marqués. Et si l’arbitre n’avait pas sifflé large sur les deux occasions, le score aurait été 2-0 pour Dender.

Le problème ? Les latéraux. Lachlan Jackson et Dodi Lukebakio ne sont pas des piliers. Ils sont utiles, mais ils manquent de présence offensive et de solidité défensive. Et quand une équipe comme Dender, qui n’a pas les moyens de recruter des stars, arrive à percer, c’est qu’il y a un vrai problème.

Le Standard a besoin d’un vrai défenseur central. Pas un joueur qui fait des erreurs, pas un joueur qui rate ses tacles, mais un vrai mur. Un joueur comme Dodi, mais en mieux. Parce que si les Rouches veulent jouer les premiers rôles, elles ne peuvent pas se permettre de prendre des buts à la légère.

La leçon de Dender : le Standard doit choisir son camp

Le Standard n’est pas une équipe moyenne. C’est une équipe qui peut gagner des matchs, mais qui ne sait pas encore gagner des championnats.

Contre Dender, les Rouches ont eu de la chance. Elles ont eu de la chance sur les arrêts de but, de la chance sur les fautes, de la chance sur les rebonds. Mais la chance, ça ne se mange pas tous les jours.

Le vrai défi pour Ibrahim Karamoko, ce n’est pas de gagner un match. C’est de gagner une saison. Et pour ça, il faut des choix.

  • Soit il mise sur la jeunesse. Soit il renforce l’équipe avec des joueurs expĂ©rimentĂ©s.
  • Soit il garde cette Ă©quipe en reconstruction, en espĂ©rant que les talents Ă©mergeront.
  • Soit il accepte que le Standard reste une Ă©quipe qui frĂ´le les podiums sans jamais les atteindre.

Parce que c’est ça, le vrai choix. Le Standard peut être une équipe de milieu de tableau, ou une équipe qui vise le titre. Mais entre les deux, il n’y a pas de troisième option.

Et pour l’instant, après ce match contre Dender, on ne voit pas encore laquelle des deux voies les Rouches ont choisie.

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R Galaxie Rédaction

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