Le S&P 500 frôle les 5 500 points, malgré les résultats qui attendent

Wall Street a encore frôlé l’euphorie mardi, avec le S&P 500 à deux doigts d’un sommet historique. Mais derrière les chiffres, les investisseurs ignorent encore ce que les géants de la tech vont vraiment annoncer. Et ça, ça pourrait tout changer.

Publié le 7 octobre 2026 à 12:02
Le S&P 500 frôle les 5 500 points, malgré les résultats qui attendent

Le S&P 500 frôle les 5 500 points, malgré les résultats qui attendent

Wall Street a encore joué les funambules mardi. Le S&P 500 a clôturé à 5 480 points, à quelques encablures de son record absolu, tandis que le Nasdaq, lui, a dépassé les 17 000 points. Les obligations ont enfin lâché prise sur les taux, et les géants de la tech, Apple, Microsoft, Alphabet, ont tiré la couverture à eux. Sauf que personne ne parle encore des résultats trimestriels, ceux qui pourraient tout faire basculer.

Pourquoi les marchés montent alors que tout reste à prouver ?

Parce que les investisseurs ont faim. Depuis des mois, ils attendent un signal : les taux vont-ils baisser ? Les entreprises vont-elles tenir leurs promesses ? Les réponses, elles, arrivent dans trois jours. D’ici là, le marché fait semblant d’y croire. Les obligations, enfin, ont cédé un peu sur les rendements, le 10 ans est redescendu sous 4,2%, un niveau plus respirable. Suffisant pour que les actions reprennent leur ascenseur.

Mais attention : ce n’est pas une détente, c’est une pause. Les taux restent élevés, et les banques centrales ne sont pas près de lâcher. La Fed a encore renforcé son discours hawkish la semaine dernière. Pourtant, les actions montent. Pourquoi ? Parce que les algorithmes de trading ont faim, et que les ETF technologiques attirent les liquidités comme des mouches sur du miel.

Les géants de la tech tirent, mais personne ne vérifie les comptes

Apple a gagné 1,5%, Microsoft 1,2%, Nvidia 0,8%. Assez pour faire monter le Nasdaq. Sauf que ces mêmes entreprises vont bientôt publier leurs résultats. Et là, les doutes reviennent.

Prenez Microsoft. Le géant de Redmond a annoncé un rachat massif d’actions, 9 milliards de dollars en un trimestre, selon Bloomberg. Une opération qui coûte cher, et qui suppose que l’entreprise croit en sa propre valeur. Mais croit-elle vraiment en ses résultats ? Personne ne sait encore si Azure, son cloud, compense vraiment les ralentissements dans les autres divisions.

Même chose pour Apple. Le fabricant de l’iPhone mise tout sur les services, Apple Music, iCloud, abonnements. Sauf que la croissance ralentit. Et si le ralentissement se transformait en chute ? Les analystes de Goldman Sachs ont déjà revu leurs prévisions à la baisse pour 2024. Mais les cours montent quand même.

Le marché joue à pile ou face.

La Fed regarde ailleurs, les investisseurs ferment les yeux

La Réserve fédérale a encore serré la vis la semaine dernière. Jerome Powell a rappelé que les taux pourraient rester élevés **

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R Galaxie Rédaction

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