Votre Galaxy S26 a enfin droit à Android 17, mais pas à l’IA promise
C’est officiel : One UI 9, basé sur Android 17, est maintenant disponible en version stable sur les Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra. En Corée du Sud, bien sûr. Quatre mois après le début des tests bêta, Samsung a enfin lâché le morceau. Sauf que personne ne parle vraiment de l’IA censée tout changer. Pourtant, c’est là que le vrai problème se joue.
Pourquoi cette mise à jour arrive-t-elle si tard ? Parce que Samsung a passé quatre mois à tester en interne, à ajuster, à reculer. Résultat : une version stable, oui, mais une IA qui reste en mode demo. Le Z Fold 8, lui, en profite à peine. Et vous, vous attendez toujours.
Un déploiement qui sent le coup de poker raté
Samsung a annoncé le rollout stable le 16 septembre 2026. En Corée du Sud d’abord. Parce que oui, comme toujours, le reste du monde devra patienter. Les bêta-testeurs ont eu droit à une version instable depuis mai, mais la version finale traîne. Pourquoi ?
D’abord, parce que Samsung a encore une fois joué les early adopters pour les autres. Les Galaxy S26 ont été lancés en janvier 2026 avec Android 16 et One UI 8.1. Huit mois plus tard, on passe à Android 17. C’est long. Très long. Même Google met à jour ses Pixel plus vite.
Ensuite, parce que l’IA, censée être le cœur de One UI 9, n’est pas encore prête. Les fonctionnalités annoncées en fanfare, comme les AI Agents ou l’optimisation automatique des apps, sont là , mais en version light. Le Z Fold 8, lui, se fait avoir : ses outils d’IA avancée (comme le Circle to Search ou les Live Translation en temps réel) restent cantonnés aux modèles haut de gamme. Le reste ? Du vent.
L’IA de Samsung : une promesse qui se noie dans le flou
Sur le papier, One UI 9 devrait être la première interface Android à intégrer une IA native et utile. En théorie, elle gère vos apps, anticipe vos besoins, et même optimise la batterie. En pratique ?
- Les AI Agents (ces petits robots qui font des trucs à votre place) ne fonctionnent pas comme annoncé. Ils sont lents, gourmands en ressources, et souvent inefficaces. Samsung a peut-être oublié que personne n’a envie d’attendre 3 secondes pour qu’un bot lui propose une réponse.
- La gestion automatique des apps (fermeture en arrière-plan, optimisation des performances) existe, mais elle est désactivée par défaut. Pourquoi ? Parce que ça bug. Beaucoup.
- L’IA générative (celle qui écrit des mails, résume des docs) est là , mais limitée. Vous voulez qu’elle analyse un PDF ? Elle va le faire… en vous proposant des pubs pour des apps tierces. Classique.
Le pire ? Samsung ne donne aucun détail technique sur ces outils. Pas de benchmarks, pas de transparence. Juste des promesses. Comme d’habitude.
Le Z Fold 8, l’enfant pauvre de l’IA
Pendant que les S26 profitent (enfin) d’Android 17, le Z Fold 8 reste à la traîne. Pourtant, c’est lui qui aurait dû tirer son épingle du jeu avec les outils d’IA les plus avancés de Samsung.
- Le Circle to Search (reconnaissance d’objets en temps réel) fonctionne, mais seulement sur les photos. Pas sur la caméra live. Pourquoi ? Parce que la puce Snapdragon 8 Gen 3 du Z Fold 8 n’est pas assez puissante pour gérer ça en direct. Samsung aurait pu le dire avant la sortie.
- La Live Translation (traduction instantanée à l’écran) existe, mais elle est réservée aux langues majeures. Le coréen ? Oui. Le swahili ? Non. Typique.
- Les AI-powered widgets (ces petits encarts intelligents) sont lĂ , mais ils consomment autant de batterie que des apps normales. Inutile.
Résultat : Le Z Fold 8, censé être le roi de l’IA pliable, se retrouve avec des outils qui marchent à moitié. Samsung a misé sur le hardware, mais a oublié le software. Grave erreur.
Pourquoi Samsung rate encore le coche ?
Il y a trois raisons Ă ce bordel :
- L’IA, c’est compliqué. Samsung a sous-estimé la complexité de l’intégrer sans tout casser. Résultat : des fonctionnalités inutiles ou mal optimisées.
- La pression des actionnaires. Samsung doit montrer qu’il innove, alors il lance des trucs avant qu’ils ne soient prêts. Comme d’habitude.
- La concurrence. Google, avec ses Pixel et son Gemini, avance plus vite. Apple, avec l’iPhone, reste intouchable. Samsung est coincé entre les deux.
Le vrai problème ? Samsung ne veut pas admettre qu’il a perdu le contrôle. Ses ingénieurs savent que l’IA sur mobile, c’est un casse-tête. Mais la direction veut des résultats rapides. Mauvais calcul.
Et maintenant, vous faites quoi ?
Si vous avez un Galaxy S26, misez à jour uniquement si vous voulez Android 17. L’IA, pour l’instant, ne vaut pas le coup.
Si vous avez un Z Fold 8, attendez. Les mises à jour pour ses outils d’IA sont prévues pour fin 2026, début 2027. Trop tard.
Si vous hésitez entre un S26 et un iPhone, l’iPhone gagne. Même en 2026, Apple gère mieux son IA que Samsung. Point.
La vraie question : Samsung va-t-il rattraper son retard ?
Probablement pas. Pas comme ça.
L’IA sur mobile, c’est comme le 5G : tout le monde en parle, mais personne ne sait vraiment comment l’utiliser au quotidien. Samsung a encore une fois misé sur le marketing avant la technique. Résultat : une mise à jour stable, mais inutile pour la plupart des gens.
Le vrai problème, c’est que personne ne va se plaindre. Parce que Android 17, sans l’IA, fonctionne. Parce que les gens ne savent pas ce qu’ils ratent. Et parce que Samsung compte là -dessus.
Mais attention : Si l’IA reste un gadget, Samsung va perdre encore plus de parts de marché. Et cette fois, même la Corée du Sud ne suffira pas à le sauver.