One UI 10, le coup de poker de Samsung en 2027
En 2018, Samsung lançait One UI avec l’idée de simplifier Android. Neuf ans plus tard, l’interface ressemble encore à une peau de trop. Sauf qu’en 2027, tout va basculer. D’après Ice Universe et une source interne citée par Nokia Power User, Samsung prépare une refonte « sans précédent », un mot qu’ils utilisent rarement, et qui sonne comme un aveu. Le Galaxy Z Fold 9, lui, serait le cobaye de cette mutation. Mais attention : derrière les annonces, il y a des enjeux bien plus gros qu’un simple rafraîchissement.
Le problème ? One UI n’a presque pas bougé depuis 2018.
On vous vend des mises à jour annuelles, des icônes retouchées, des transitions plus fluides. Mais la structure reste la même. Les menus sont toujours là , les raccourcis toujours les mêmes, l’expérience toujours aussi rigide. Pire : Samsung a accumulé des couches de bloatware, des applis inutiles, des services redondants, des options cachées qui alourdissent tout. Résultat ? Même les utilisateurs les plus patients finissent par maudire l’interface.
Pourtant, cette fois, c’est différent. D’après les fuites, One UI 10 ne serait pas qu’un lifting. Il s’agirait d’une reconstruction complète, avec une approche « modulaire », un terme technique qui cache une réalité plus simple : Samsung veut enfin séparer le logiciel de l’écran. Traduction : l’interface s’adapterait enfin aux formats, qu’il s’agisse d’un écran pliable, d’un écran courbé ou d’un bon vieux rectangle.
Le Galaxy Z Fold 9, laboratoire Ă risque
Le pliable serait le terrain d’essai parfait. Pourquoi ? Parce que les écrans pliables cassent toutes les règles. Un Galaxy Z Fold 9 en mode « livre » n’a rien à voir avec un Z Fold 4 en mode « téléphone ». Les apps doivent s’adapter, les gestes aussi. Et Samsung a toujours galéré avec ça. One UI 10 pourrait enfin résoudre ce casse-tête, ou alors, il pourrait tout simplement casser l’expérience en cours de route.
Le risque ? Une interface trop complexe pour les utilisateurs lambda, des bugs liés à la modularité, ou pire : une fragmentation entre les modèles. Imaginez : votre app préférée fonctionne parfaitement sur le Z Fold 9… mais pas sur le S24 Ultra. Ce serait un désastre.
Derrière les promesses, une stratégie agressive
Samsung ne joue pas seulement avec l’interface. Il y a un enjeu bien plus large : dépasser Apple. Pas sur le hardware, les iPhone restent imbattables en design. Mais sur le logiciel. Si One UI 10 tient ses promesses, Samsung pourrait enfin proposer une alternative crédible à iOS. Une alternative qui s’adapte à tout, qui ne force pas l’utilisateur à suivre des règles imposées.
Mais attention : cette refonte coûte cher. Très cher. Développer une interface modulaire, la tester sur des centaines de modèles, la stabiliser… Ça prend du temps. Et Samsung n’a pas l’habitude de rater ses paris. Leur dernier échec majeur ? Bixby, leur assistant vocal, toujours aussi inutile qu’à sa sortie. Si One UI 10 échoue, ce ne sera pas une simple mise à jour ratée. Ce sera un coup dur pour leur crédibilité.
Ce qui va vraiment changer pour vous ?
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Les écrans pliables ne seront plus un casse-tête. Aujourd’hui, utiliser une app sur un Galaxy Z Fold en mode pliable, c’est comme essayer de lire un livre en le pliant en deux toutes les cinq minutes. One UI 10 pourrait enfin fluidifier cette expérience, ou alors, il pourrait la rendre encore plus chaotique. Personne ne sait encore.
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Les raccourcis seront enfin utiles. Samsung a toujours misé sur les « quick panels », ces menus rapides accessibles par un swipe. Sauf que personne n’y touche, parce que c’est illisible. Avec One UI 10, ces raccourcis pourraient devenir personnalisables à l’extrême, enfin. Ou alors, Samsung va les remplacer par un nouveau système encore plus compliqué.
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Le multitâche sera enfin intelligent. Aujourd’hui, basculer entre deux apps sur un Galaxy, c’est comme jouer à un jeu de patience. One UI 10 pourrait enfin intégrer un vrai gestionnaire de fenêtres, comme sur Windows ou macOS. Mais attention : si Samsung rate ce virage, on pourrait se retrouver avec un système encore plus lent et moins intuitif.
Le vrai défi ? La compatibilité.
One UI 10 ne servira à rien si les apps tierces ne suivent pas. Déjà , beaucoup de développeurs râlent parce que Samsung impose ses propres règles pour les pliables. Si One UI 10 impose une nouvelle couche de contraintes, les apps comme Instagram ou TikTok pourraient tout simplement ignorer ces mises à jour. Résultat ? Vous aurez une interface ultra-modernisée… mais qui ne servira à rien.
Et si Samsung se plantait ?
Le pire scénario ? Une interface trop en avance sur son temps. Imaginez : vous achetez un Galaxy S25 en 2027, ravi de votre nouvel OS… pour découvrir que personne n’a optimisé ses apps pour ça. Les bugs s’accumulent, les performances chutent, et Samsung se retrouve avec une interface inutilisable pendant des mois.
C’est déjà arrivé. En 2020, Samsung a sorti One UI 2.5 avec une fonctionnalité « DeX » censée transformer votre smartphone en ordinateur. Résultat ? Un désastre. La plupart des utilisateurs ont abandonné, faute de compatibilité.
Alors, One UI 10, c’est la révolution ou du vent ?
Difficile à dire. Mais une chose est sûre : Samsung mise gros. Très gros.
Si ça marche, ce sera un coup de maître. Si ça rate, ce sera un désastre, et pas juste pour l’interface. Parce que derrière One UI 10, il y a une question bien plus simple : Samsung peut-il enfin proposer une alternative crédible à Apple ?
La réponse, vous la saurez en 2027. En attendant, une chose est sûre : ne vous attendez pas à des miracles.
Samsung a l’habitude de promettre des révolutions… et de livrer des évolutions.