Sam Altman parle au Conseil de sécurité alors que l'IA reste sans régulateur

Pour la première fois, un patron de tech présente ses outils à l’ONU. Mais derrière ce coup de théâtre, une question simple : et si personne ne contrôlait vraiment ces machines ? La France tente de combler le vide, mais les États-Unis et la Chine jouent leur propre jeu. Détails.

Publié le 19 septembre 2026 à 16:06
Sam Altman parle au Conseil de sécurité alors que l'IA reste sans régulateur

Sam Altman a un problème. Pas celui de l’IA qui s’emballe, ni celui des modèles qui génèrent des fake news à la chaîne. Non, son vrai problème, c’est qu’il n’a personne à qui parler. Pas vraiment. Pas assez. Pas assez fort. Alors mercredi, il va monter à New York, s’asseoir devant le Conseil de sécurité de l’ONU, et essayer de leur expliquer pourquoi son jouet devrait être traité comme une menace mondiale. Sauf que personne ne sait ce qu’il va dire. Parce que personne ne sait non plus ce qu’il faut réguler, ni comment le faire.

La France a organisé cette réunion. Emmanuel Macron en a parlé en juin, avec son ton habituel : « L’IA est une révolution, mais elle doit être maîtrisée. » Très bien. Sauf que depuis, rien. Pas de loi, pas de cadre, pas même un consensus sur ce qui pose problème. L’ONU, c’est le dernier recours quand les États ne savent plus quoi faire. Et là, ils n’ont même pas de questions prêtes.


Le Conseil de sécurité, ce n’est pas un think tank. C’est un groupe de cinq pays permanents qui décident de la paix ou de la guerre. La Russie y bloque tout, la Chine y négocie des alliances, les États-Unis y imposent leur vision. L’IA, ça ne les intéresse pas vraiment. Sauf que Sam Altman, lui, il y croit. Il croit que son bébé doit être encadré avant qu’il ne devienne un monstre. Problème : personne ne lui a demandé son avis. Jusqu’à aujourd’hui.

Pourquoi la France ? Parce que Macron a compris une chose simple : si on ne met pas de règles, ce sera le chaos. Pas demain, pas dans cinq ans. Déjà. Les modèles de langage de Microsoft, Google et Meta polluent les débats politiques. Les deepfakes font basculer des élections en Afrique. Et personne ne fait rien. Sauf la France, qui tente de jouer les arbitres.

Mais attention : ce n’est pas une victoire. C’est une défaite déguisée. Parce que si Sam Altman est là, c’est que personne d’autre ne veut ou ne peut le faire. Les États-Unis ? Ils préfèrent laisser les géants tech réguler eux-mêmes. La Chine ? Elle contrôle déjà son marché, merci. L’Europe ? Elle traîne des pieds sur son IA Act, et même quand elle votera, ça ne changera rien.


Le vrai pouvoir, ce n’est pas à New York. Altman pourrait parler de risques existentiels. Il pourrait sortir des chiffres sur les biais algorithmiques, les fuites de données, les armes autonomes. Mais au fond, il sait que ça n’avancera à rien.

Le vrai pouvoir, c’est à Washington, où les lobbies de la Silicon Valley écrivent les lois. C’est à Pékin, où les algorithmes décident qui vote et qui travaille. C’est à Bruxelles, où les bureaucrates tergiversent sur des textes qui ne verront jamais le jour.

Et puis il y a les États-Unis. Le pays qui a inventé l’IA, qui la domine, et qui refuse d’en parler. Pourquoi ? Parce que réguler, c’est admettre que la machine peut échapper à son contrôle. Et ça, aucun gouvernement ne veut l’avouer.


Le chiffre qui résume tout : 0. Zéro loi internationale sur l’IA. Zéro accord entre les grandes puissances. Zéro mécanisme de sanction si un pays utilise l’IA pour espionner, manipuler ou tuer. Juste des déclarations, des rapports, et des conférences.

La France a organisé cette réunion parce qu’elle n’a plus le choix. Mais elle sait déjà qu’elle ne changera rien.

Altman va monter à la tribune. Il va parler de responsabilité. Il va peut-être citer des exemples de modèles qui dérapent. Et après ? Après, on repassera à autre chose. Parce que l’IA, ce n’est pas un problème géopolitique. C’est un problème de pouvoir. Et ceux qui en ont le plus ne veulent pas le lâcher.


Ce que personne ne dit. Personne ne parle des modèles d’IA qui sont déjà utilisés pour cibler des populations. Pas pour les aider, pour les contrôler. En Chine, ils trient les CV. Aux États-Unis, ils décident qui a droit à un prêt. En Russie, ils identifient les « ennemis de l’État ». Et personne ne bronche.

Pourquoi ? Parce que ces outils ne sont pas « mauvais » en soi. Ils sont juste incontrôlables. Et ça, c’est le vrai danger. Pas les robots tueurs, pas les fake news, mais le fait que personne ne sait qui tire les ficelles.

Sam Altman le sait. La France le sait. Mais le Conseil de sécurité, lui, il ne sait pas quoi en faire.

Alors mercredi, il parlera. Et après ? On verra bien.


La dernière question. Si l’IA devient un outil de guerre, qui appuiera sur le bouton ? Un soldat ? Un algorithme ? Personne ne le sait.

Et c’est ça, le vrai problème. Pas ce que Sam Altman va dire. Mais ce que personne ne fera après.

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R Galaxie Rédaction

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