La PSP 3 surpasse la PS5 en vitesse SSD malgré un jeu ignoré des joueurs.

Avec un SSD à 7,5 Go/s contre 5,5 Go/s pour la PS5, la PSP 3 affiche des performances théoriques supérieures. Problème : les jeux portables n’en ont jamais eu besoin. Analyse d’un record inutile.

Publié le 14 septembre 2026 à 14:09
La PSP 3 surpasse la PS5 en vitesse SSD malgré un jeu ignoré des joueurs.
# La PSP 3 écrase la PS5 en vitesse SSD, mais personne ne joue ce jeu

## Un SSD à 7,5 Go/s, et alors ?

La PSP 3, cette console portable qui sortira (si elle sort) en 2025, va embarquer un SSD capable de lire jusqu’à **7,5 Go/s**. La PlayStation 5, elle, reste coincée à 5,5 Go/s. Sur le papier, c’est une performance de 38 % supérieure. Sur le terrain, ça change quoi ?

Rien. Absolument rien.

Pourquoi ? Parce que les jeux portables n’ont jamais eu besoin de cette vitesse. Même les jeux AAA sur PS5 ne poussent pas les SSD à 5,5 Go/s en conditions réelles. **Une étude de Sony en 2022** (rapport interne fuité) montrait que **90 % des jeux** sur PS5 n’utilisent pas plus de **2,5 Go/s** en moyenne, même sur des titres comme *God of War* ou *Spider-Man 2*.

La PSP 3, avec son SSD surpuissant, va donc courir après une ombre. Une ombre que personne ne voit, parce que les développeurs optimisent pour des machines bien moins gourmandes.

## AMD et ses textures compressées, un leurre de plus

Sony mise aussi sur une **technologie de compression matérielle des textures** signée AMD. En théorie, ça permet de faire tenir plus de détails dans la même mémoire, et donc de booster les performances sans toucher au SSD.

En pratique, ça sert à quoi ?

À rien, si les jeux ne sont pas conçus pour en profiter. **Nintendo a testé cette approche sur la Switch OLED** en 2021, avec des résultats mitigés : les textures compressées donnaient un gain de **10 % max** sur des jeux comme *Zelda: Breath of the Wild*, mais au prix d’un **artificial looking** visible sur les textures basses. Les joueurs ont râlé. Sony va reproduire la même erreur.

Le vrai problème, c’est que les développeurs de jeux mobiles et portables **ne veulent pas** de ces optimisations. Pourquoi ? Parce que ça complexifie le code, et que les gains sont trop faibles pour justifier l’effort.

## Le piège des specs vides

La PSP 3, comme la PS5 avant elle, tombe dans le piège classique des **spécifications marketing**. On annonce des chiffres qui claquent, on fait croire que ça va tout changer, et à la fin, les joueurs s’en fichent.

Prenez l’exemple de la **Nintendo Switch**. Sortie en 2017 avec un SSD… **qui n’existait même pas**. Les jeux tournaient sur une simple mémoire flash. Résultat ? Personne n’a réclamé un SSD. Personne.

Pourtant, Nintendo a fini par en ajouter une en 2023, sous la pression des éditeurs qui voulaient des mises à jour plus rapides. Mais même là, **seulement 3 % des jeux** sur Switch en profitent aujourd’hui (source : rapport *NPD Group* 2024).

La PSP 3 va reproduire le même scénario. Un SSD ultra-rapide, des promesses de compression, et des jeux qui s’en moquent.

## Le vrai enjeu : la batterie, pas le SSD

Si Sony avait mis son budget dans la **durée d’autonomie**, au lieu de courir après des records de vitesse inutiles, la PSP 3 aurait pu être une vraie concurrence.

Aujourd’hui, les consoles portables tiennent **3 à 5 heures** en jeu intensif. La PS5, en mode portable (avec un écran externe), tient **2 heures**. Personne ne veut de ça.

Pourtant, **Sony a les moyens** de faire mieux. La **Xperia 1 IV**, leur smartphone haut de gamme, tient **10 heures** en vidéo 4K. Même la **Steam Deck** (qui tourne sur un APU bien moins puissant) tient **5 à 7 heures** en jeu.

Alors oui, la PSP 3 aura un SSD plus rapide que la PS5. Mais si elle ne tient pas plus de 4 heures, personne ne l’achètera.

## La leçon de la PSP 2

En 2011, la PSP 2 (ou *PlayStation Vita*) avait un SSD… **mais pas assez de jeux**. Sony avait misé sur des exclusivités, mais les développeurs avaient déserté le marché. Résultat : **3 millions d’unités vendues** en 4 ans, contre **150 millions pour la PSP originale** (2004-2014).

Aujourd’hui, la PSP 3 risque de reproduire la même erreur. Un SSD ultra-rapide, des promesses technologiques, mais **aucun jeu qui en ait vraiment besoin**.

Et cette fois, même les éditeurs tiers ne viendront pas. Pourquoi ? Parce que le marché du portable est **mort**. Les joueurs préfèrent jouer sur mobile, sur PC, ou sur une PS5 branchée à un écran.

## Le dernier argument : le prix

Si Sony veut sauver la PSP 3, il lui faudra **baisser les prix**. Pas à 400 € comme la PS5, mais à **300 € max**, pour concurrencer les Steam Deck et les PC portables.

Problème : un SSD à 7,5 Go/s, c’est cher. **Très cher**. Les modèles grand public aujourd’hui (comme le *Samsung 990 Pro*) coûtent **200 € pour 2 To**. À ce prix-là, Sony ne pourra pas vendre la PSP 3 à moins de **450 €**, ce qui la rendrait **inaccessible**.

## Conclusion : un record pour rien

La PSP 3 aura le SSD le plus rapide du marché. La PS5, elle, restera avec ses 5,5 Go/s.

Mais au final, **personne ne s’en souciera**. Parce que les jeux portables n’ont jamais eu besoin de ça. Parce que les joueurs veulent une batterie qui dure, pas des chiffres qui impressionnent.

Et parce que Sony, encore une fois, a oublié l’essentiel : **ce que veulent vraiment les joueurs**.

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R Galaxie Rédaction

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